Chronique sépultures : L’impact écologique des cimetières

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À quelques jours de la Toussaint, les cimetières ouvrent leurs grilles. Les tombes vont se parer de leurs jolies couleurs, et les allées vont être piétinées par des familles qui vont ralentir le mouvement en venant mettre en pause leur présent et converser avec le souvenir.

De manière très terre à terre enterrer un corps mort, donc un cadavre, qui va entrer en décomposition avec tout ce que cela implique peut soulever des questions d’ordres écologiques. Peu importe l’époque, l’homme à tendance à enfouir sous terre ce dont il ne sait pas quoi faire, ou le jeter en mer, ou à le propulser en l’air. Rajoutez à cela un soupçon de religion par çi, un peu de symbolique par là et vous obtenez les cimetières. Bonne ou mauvaise maison de la mémoire ? Là n’est pas la question mais à l’aube de ce XXI ème dont l’enjeu climatique est primordial, on peut décemment se poser la question de l’impact écologique des cimetières sans considération entrepreneuriale.

De manière historique, le cimetière est intrinsèquement lié à la nature et même totalement noyé en elle. Pourtant l’on fabrique des objets totalement artificiels afin de séparer le corps de la terre, (cercueil, sarcophages, etc.)   Le cimetière du Père-Lachaise est une de ces exceptions françaises où la nature et les arbres vivent aux côtés des défunts. À Verdun par exemple, et comme dans tous les cimetières militaires, le paysage est totalement engazonné. Mais globalement le cimetière est aujourd’hui cloisonné par des grilles, des clôtures.

Pour avoir eu la chance de me promener dans les pays nordiques, cette importance du cimetière écologique est parfaitement intégré considérant d’ailleurs qu’il ne s’agit pas d’écologie mais de bon sens, face au manque de nature au centre ville. L’espace le plus naturel possible envahit alors le cimetière entrant ainsi dans une perspective de Haute Qualité Environnementale.

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Concrètement qu’elles sont les impacts ?

  • Nous pourrions parler du cercueil même si des évolutions ont lieu dans ce domaine, à l’instar de la société Coffinobois qui a créé des cercueils hydro en changeant tout leur process afin de répondre à ces problématiques écologiques.
  • Les soins de conservations sont également souvent pointés du doigt, formaldéhyde en tête de la liste des produits nocifs à l’environnement.
  • Les risques sanitaires, épidémie. Si en Sierra Leone on enterre les personnes décédées par le virus Ebola le plus rapidement possible, en revanche au Liberia on préfère l’incinération par peur d’épidémie. Cette question sanitaire est celle qui est ancrée dans notre culture occidentale et qui a été légiféré dès 1765 par souci d’hygiène (hors des communes, hors de l’enceinte des hôpitaux)
  • – Cimetière en zone à risques, je pense aux zones inondables ou ceux meubles comme dans le nord de la France ou les risques pour la pollution de l’eau sont réels.

Difficiles de déterminer toutes les causes et les conséquences écologiques directement imputées au cimetière et à sa gestion. C’est pourquoi la Fondation des Services Funéraires de la Ville de Paris lance un grand appels à projets afin d’ouvrir le débat et les recherches sur cette question. Les inscriptions sont possibles jusqu’en Novembre 2016 puis le prochain appel à projet aura lieu en Mai 2017.

 

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