De la difficile vie de journaliste funéraire

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IMG_1600-300x225 De la difficile vie de journaliste funéraireVous n’imaginez pas le courage, voire l’abnégation qu’il faut pour exercer cette honorable profession de journaliste funéraire. pardon pour cette complainte impromptue inspirée par l’évocation des souvenirs du salon afin de les transformer en articles et par la contemplation des photos. Aaaah, les photos. Souvent prétexte à de savoureuses anecdotes. D’abord, il faut expliquer d’où l’on vient. Même si c’est impoli, il ne faut pas hésiter à interrompre votre interlocuteur lorsque celui vous parle comme à un enfant de trois ans. Lui, il a entendu que vous êtes journaliste. Lorsque vous réussissez à lui expliquer que journaliste funéraire, ça implique que vous avez travaillé sur le terrain, voire même que vous êtes conseiller funéraire, il se remet à vous parler normalement. N’hésitez pas à agrafer votre CV à votre veste. Ensuite, précisez que vous n’êtes pas un dangereux espion industriel à la solde d’une puissance étrangère. C’est important.

Enfin, vous avez des contacts, des informations, des catalogues, des photos, tout ce qu’il faut pour bosser correctement, et là, vous voulez prendre une photo du stand, pour illustrer l’article. Un curieux phénomène se déroule alors : vous vous placez devant le stand, au meilleur endroit, vous levez l’appareil photo, et là, tout le monde, exposants, clients, tout le monde vient se placer derrière vous. Vous leur faites signe de poser sur le stand, ils vous font signe que non. Vous insistez, ils refusent encore plus fermement. Vous avez affaire à des gens qui ont l’habitude de la mort sous toutes ses formes et qui, soudain, se découvrent timides.

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Vous voilà donc à enseigner l’art subtil de la communication. Lorsque vous dites “Bon… (soupir) j’ai plein de photos, là. Des photos de gens dans les allées, des photos de gens dans les stands. Maintenant, si vous voulez, je peu prendre et publier une photo de votre stand, au milieu de tout ça, absolument désert. Je vous laisse imaginer ce que ça peut donner, en terme d’image ?” En général, ça marche. Parfois, ils en envoient juste un, qui se retrouve à représenter sa société, pour qu’il y ait quelqu’un sur la photo. Si, d’aventure, vous tombez sur une image qui montre un gars tout seul sur un immense stand, dites vous que son air affligé, c’est parce que ses collègues lui font des grimaces hors champ.

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