Diriger un crématorium, une vocation

0
496

Diriger un crématorium peut-il tenir de la vocation ? Thierry Hoorens ne s’est jamais embarrassé de ce genre de question. L’itinéraire de cet homme à la nature joviale semble guidé par une innocente fatalité. Mécanicien, agent dans une entreprise de nettoyage industriel puis dans le textile, Thierry Hoorens a toujours relevé les manches là où il y avait du travail. « Mais à chaque fois, la boîte a fermé ». L’homme a aussi, un temps, enfilé l’uniforme de l’armée française. « Elle n’a pas fermé, elle, mais je l’ai quittée après avoir rencontré celle qui est devenue mon épouse, une anti-militariste ».

Assis confortablement derrière son grand bureau, chemise et cravate impeccables, Thierry Hoorens sourit. À nous, mais aussi, peut-être, à cette destinée qui l’a conduit ici, au crématorium d’Herlies.

Une histoire improbable. « C’était à l’époque où je cherchais du travail, en 1998. La ville de Wattrelos, qui gérait alors le crématorium de la ville, m’a appelé pour me proposer un poste d’agent d’entretien en CES (contrat emploi solidarité, ndlr) ».

1016891-on-a-tous-PORTRAITCREMA1_15.jpg Diriger un crématorium, une vocation

via« On a tous notre façon de décompresser » – Nord Éclair, l’actualité quotidienne du Nord-Pas-de-Calais, de la métropole lilloise à l’Artois.

Votes !
Lire aussi :  Toussaint 2016 : Deuil- Numérique-Famille, triptyque gagnant

LAISSER UNE RÉPONSE