Edito : c’est la rentrée !

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rentree Edito : c'est la rentrée ! C’est la rentrée. Cette fois-ci, c’est la bonne, pas de doutes, il n’y a qu’à allumer le poste pour s’en rendre compte : des petits visages baignés de larmes qui disent adieu à leurs parents jusqu’au soir, tandis qu’à l’arrière plan l’institutrice déjà les jauges. N’allez pas expliquer aux enfants qu’ils vivent les plus belles années de leur vie : pour eux, vous êtes un grand, à savoir quelqu’un qui a la possibilité d’entrer dans un magasin et de s’acheter tous les jouets qu’il veut, et qui ne le fait pas : un idiot, en somme. Preuve s’il en faut que l’incommunicabilité vient de l’absence de référents communs.

Pas de larmes, mais la voix peut être un peu chevrotante de votre collègue qui contemple d’un air morne le ciel parisien en vous décrivant ses vacances au soleil. Aucun doute : c’est la rentrée.

Pas de larmes, mais un air préoccupé pour les politiques de tout bord qui viennent expliquer ce qu’ils vont faire et leurs opposants qui expliquent qu’il faudrait faire à peu près tout le contraire, sur le thème sempiternel « Je ne veux pas les critiquer, je les respectes, mais je le dis : ils sont nuls ». La rentrée, en somme.

Pas de larmes, mais cela ne saurait tarder, pour votre libraire qui déballe les 678 romans de la rentrée littéraire en pensant au 678éme, ce jeune auteur prometteur, le futur Victor Hugo, qui passera inaperçu, dont le livre partira au pilon, et qui disparaîtra à jamais du monde de l’édition. La rentrée littéraire, aussi.

Et chaque rentrée, le petit jeu des pronostics : qu’est-ce qui va prendre de l’importance dans les mois qui vont suivre ? Politique, économie, sport, société, le petit jeu est ouvert.

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Alors, parions. Mais pas pour perdre, ou le plaisir du jeu : parions pour anticiper.

Certitude de la victoire, rien de tel que parier sur un marronnier. Un marronnier, vous savez, c’est un sujet que la presse ressort régulièrement, à peu près chaque année à la même époque, et qui est sûr de faire de l’audience, comme par exemple les régimes dans les magazines féminins en juin. Ou la rentrée scolaire.

Le marronnier qui nous intéresse est bien sûr celui de la Toussaint. Comme chaque année, beaucoup de journaux vont s’emparer de ce sujet qui nous concerne au premier chef, « le marché de la mort » et nombre d’entre eux vont le traiter sur le thème « comment les vilains croque-morts profitent de votre tristesse pour piquer vos sous ». Chaque années, c’est pareil. Et si l’on note de ci, de là, une heureuse surprise (mention spéciale à nos confrères du Télégramme de Brest qui avaient réalisés un dossier objectif et bien documenté l’an passé), l’on remarque plus les mauvais. Un titre comme « le scandale des pompes funèbres » fait vendre.

Cette année, toutefois, une chose change : l’an dernier, à la même époque, Funéraire Info n’existait pas. Affirmation peut être un brin prétentieuse, mais voilà : l’an dernier, il n’y avait pas de média objectif, réalisé par des professionnels du funéraire sous la supervision de professionnels de la presse, accessible à tous et gratuit.

Nous n’avons pas la prétention de faire changer les choses : le scandale fera toujours vendre du papier ; mais nous avons la prétention d’informer sur la réalité de la profession, de servir d’interface entre le public et les professionnels, en restant crédibles et objectifs. Pour la diffusion, c’est notre notoriété. C’est vous qui la faites.

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Deuxième point d’actualité qui dominera l’année. L’argent. La crise est partout, les habitudes de consommation des usagers des pompes funèbres ont déjà commencé à changer. L’offre low cost s’étend à peu près partout. Qu’on le veuille ou non, le phénomène reviendra souvent dans l’actualité, sauf changement radical de la conjoncture. On ne pariera pas là dessus. Mais il est des raisons d’espérer : l’énergie créatrice s’en trouvera multipliée. Le public voudra continuer à honorer dignement son défunt, même s’il a moins d’argent pour le faire. Trouver des solutions personnalisées sera l’apanage des petits indépendants. Nous les suivrons de près, autant que les grandes sociétés qui vont mettre des moyens importants dans leur développement.

rentrée-300x209 Edito : c'est la rentrée ! D’autres encore seront certainement présents dans nos pages : la création d’un syndicat de thanatopracteurs va sensiblement, on le pense, modifier le visage de la profession. De nouvelles techniques, de nouveaux produits, aujourd’hui expérimentaux, vont apparaître sur le marché. Vous les découvrirez chez nous. Des lois seront proposées, votées, appliquées : nous vous en informeront, les analyseront et vous en informeront.

Sur tout cela, on prend le pari.

Allez, séchez vos larmes : vous voyez bien qu’avec tout cela, l’année qui vous sépare de l’été prochain sera vite passée.

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