Evènement : Interview exclusive du Président de la République

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François Hollande

A l’occasion de sa visite à Brest, ou nous avons un rédacteur, le 14 juillet, nous avons obtenu une interview exclusive de Monsieur François Hollande, président de la République

« Bonjour… »

taisez-vous, c’est pas encore à vous

« pardon… »

c’est pas grave, mais ne recommencez pas, hein, avec qui nous nous entretiendrons des vastes réformes qu’il compte appliquer dans le secteur funéraire. Monsieur le Président, bonjour

« La, je peu ? Alors, bonjour ! »

Ma première question : cela fait quinze jours qu’il pleut à Brest, ce matin, nous avions les premiers signes d’une belle journée, et c’est ce jour là que vous décides de venir dans la Cité du Ponant. Sachant que vous avez une nette tendance à attirer la pluie, zut, quoi !

« Euh… Votre question, c’est quoi, exactement ? »

Il n’y en avait pas. La première question, c’est : vous allez lier, avez-vous déclaré, la réforme de l’éducation nationale avec les pompes funèbres, pouvez-vous nous en dire plus ?

« Bien sûr. Alors, tout d’abord, nous allons rehausser le niveau de la sélection. Les porteurs devront avoir un master de sociologie, les assistant funéraires un doctorat, de sociologie également, et les directeurs de pompes funèbres devront avoir fait science Pô »

Euh ? Pourquoi ?

« Eh bien, vous n’imaginez pas les milliers d’étudiants qui suivent des études qui ne servent à rien, à savoir la sociologie. Grâce à ma réforme, eux aussi pourront avoir un travail. Nous allons aussi instaurer à l’ école le PPC, Permis de Porter un Cercueil. Ainsi, les familles pourront porter elles-même le cercueil, et cela fera baisser le coût des obsèques. »

Mais, et les directeurs, pourquoi science Pô ?

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« Il faut des gens rompus aux réunions et au discours interminables et vains pour manager des sociologues. »

D’accord… Passons. Vous allez aussi instituer une taxe ?

« Exactement. En ces temps difficiles, nous allons instituer des taxes pour tout le monde, pour solutionner le problème de ceux qui ne peuvent pas payer leurs obsèques. Chacune cotisera donc 10 pour cent de son salaire pour payer ses obsèques, qui seront nationales. Nous allons créer deux milles postes de secrétaires d’état, pour représenter le gouvernement aux enterrements. Comme cela, on luttera contre le chômage. »

Et elle s’appellera comment ?

« On va l’appeler la taxe PFG, Taxe sur les Pompes Funèbres Généralisée ».

Vous pensez également réformer la profession de thanatopracteur ?

« Tout à fait. Nous pensons établir un nouveau diplôme de thanatopracteur, avec un cycle d’études en trois ans, et un stage en chirurgie pour apprendre à retirer les pacemakers »

Mais les thanatopracteurs vont être mécontent, leur diplôme est déjà suffisamment difficile !

« Ah, mais en contrepartie, ils auront également le droit d’enlever les verrues et d’arracher les dents sur les vivants. Ca les changera un peu. On ne les appellera plus thanatopracteurs, d’ailleurs, on les appellera barbiers. »

Marrant, ça me rappelle quelque chose… D’autres idées ?

« Tout à fait. Nous allons imposer un changement de couleurs des corbillards. Toutes ces couleurs tristes, ça choque les gens dans la rue. D’ailleurs, à cet effet, je nommerai une secrétaire d’état chargée de la réforme du design des corbillards. »

Tiens ! Et vous avez son nom ?

« Valérie Damidot. J’aime bien son émission. »

Quelque chose me dit que les corbillards serons marron. Il paraît que vous allez confier une mission à Jean-Luc Mélenchon ?

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« Oui, nous allons l’envoyer à Cuba, en Chine, au Venezuela et en Corée du Nord pour étudier la mort citoyenne. »

Attendez, vous êtes sérieux ?

« Ne vous inquiétez pas. Au final, il rendra un rapport, que nous allons alléger pour proposer une loi, qui sera complètement vidée de sa substance à force d’amendements, et qui finira par donner quelque chose du genre : ”Article 1 : Tout le monde meurt un jour. Article 2 : c’est bien triste”. En attendant, il se sentira utile, et surtout, il sera loin. »

Monsieur le Président, tout cela est il bien sérieux ?

« Absolument pas. Moi président, je ferai comme tous les autres présidents, et je ficherai une paix royale aux pompes funèbres. »

En un sens, tant mieux. Monsieur le Président

« C’est moi »

oui, on sait bien que c’est vous !

« Mais c’est tellement récent, je suis parfois surpris moi-même, j’ai pas encore eu le temps de me faire à l’idée »

Monsieur le Président, merci, et bon 14 juillet !

« Dites, les croque-morts, ils ne seraient pas d’accord pour défiler sur les Champs-Élysées ? »

Non, laissez tomber.

(Tout ceci est bien sûr un canular. Monsieur François Hollande ne nous a pas accordés d’interview. Notez aussi que cette petite plaisanterie n’a aucune connotation politique d’aucune sorte et ne reflète aucune opinion, ceci pour parer à toute réclamation des sociologues.)

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