Fabriquer des cercueils c’est comme fabriquer des cuisines

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Toussaint « 20 Minutes » a visité une usine de fabrication de cercueils

Masque sur le nez, pistolet de peinture à la main, Georges voit défiler des cercueils toute la journée. Entre 300 et 400 par jour selon la cadence de productivité. Son rôle : appliquer une deuxième couche de vernis une fois que les « caisses » sont assemblées et avant qu’elles ne partent au séchage puis à l’emballage. Le jeune homme de 22 ans, maçon carreleur de formation, travaille depuis un mois au sein de l’usine de fabrication de Reyrieux (Ain). « Ce n’est pas ma spécialité mais c’est un métier que j’aime bien. Et la nuit je ne rêve pas de cercueils », sourit-il.

Défauts interdits

A Reyrieux, les salariés fabriquent en moyenne 60 000 cercueils par an, dont les deux tiers sont livrés aux Pompes Funèbres générales, leader européen des services funéraires, et le reste à l’entreprise M2F. « Il faut environ trois semaines pour réaliser un cercueil. Mais au préalable on doit attendre entre deux mois et demi et quatre mois pour que le bois sèche », explique Yann Marion, le directeur du site. Les 10 000 à 15 000 m3 de bois utilisés proviennent uniquement d’arbres des forêts françaises, que ce soient des chênes des Vosges ou les pins des Landes. » A l’intérieur de l’usine, au tout début de la chaîne de montage, Bruno, chef de service, gère 25 personnes et surveille que les morceaux de bois soient bien triés, puis parfaitement collés. « Parfois lorsque je parle de mon métier, ça choque les gens, explique-t-il dans un sourire. Mais c’est la même chose que fabriquer des cuisines. Et moi, le produit fini, je ne le vois pas. »

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via« Ce métier choque parfois » – 20minutes.fr.

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