GESCIME, Gestion de cimetière, un métier, une passion : interview (première partie)

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La gestion des cimetières et espaces cinéraires : sous le service à peine effleuré par les pompes funèbres dans les mairies, une multitude de problématiques. GESCIME s’est fixé pour tâche d’y apporter des solutions satisfaisantes. Portrait d’une société atypique.

 

Société de l’ombre

logo-gescime-02-300x207 GESCIME, Gestion de cimetière, un métier, une passion : interview (première partie)Tout le paradoxe est là : GESCIME a certainement simplifié des milliers de fois la vie aux intervenants du funéraire, sans que les professionnels extérieurs à l’Etat-civil des mairies en aient entendu parler. C’est une volonté de ses dirigeants, pour qui la publicité n’est pas une nécessité, et la notoriété un luxe inutile.

Nous sommes reçus par Thierry LE SCAO, PDG de la société, et par Véronique POSTEC, la responsable du service. Ne nous laissons pas tromper par l’ambiance décontractée : ici, il y a beaucoup de travail, et tous s’y attellent d’arrache-pied « Nous sommes des passionnés. Personne ne vient du funéraire, à la base, mais chacun s’est pris de passion pour notre domaine. C’est paradoxal, en tant que responsable, mais je suis parfois obligée de chasser les salariés pour qu’ils rentrent chez eux, parce qu’ils sont absorbés par un problème et qu’ils veulent ”juste encore essayer quelque chose” ». Passionnés au point que Véronique POSTEC, comme de nombreux collaborateurs de la société, visite les cimetières… Sur ses lieux de vacances.

Une société atypique dès le départ

A l’origine du projet, Thierry LE SCAO, musicien au chômage. « En 1999, je traversai un cimetière, et je me suis demandé comment l’occupation des sépultures était gérée. J’ai eu l’idée de proposer un logiciel. On l’a conçu avec un ami, ingénieur du son. A l’origine, je me disais que je pouvais en vendre un de temps en temps, mais le succès a été au rendez-vous, c’est devenu mon métier » mais, et la musique ? « Je n’ai plus le temps. Je gratte encore un peu ma guitare de temps en temps. » La société fait des choix techniques qui s’avèrent payants « On a opté pour un logiciel en environnement Windows, là ou les autres, pour la plupart, tournaient sous MS DOS. » D’où une évolutivité importante et toujours d’actualité.

A l’époque, la société s’appelle GESLAND « GESCIME, c’est notre logiciel, et nous sommes en train de changer notre dénomination, parce que nos clients nous reconnaissent sous ce nom » A l’origine de cette modification, une diversification. Le groupe a lancé un site de ventes aux enchères du matériel réformé des collectivités territoriales. « Mais ce sont deux activités bien distinctes, et nous ne voulons pas créer la confusion. GESCIME s’occupe de cimetières, uniquement de cela, nous sommes des spécialistes. »

L’informatique ? Un outil

GESCIME propose donc uniquement le logiciel… « Non », interromps Véronique POSTEC, « Nous ne sommes pas qu’une société de développement informatique. C’est important de le souligner. Très vite, nous nous sommes rendus compte qu’un logiciel ne suffisait pas, et qu’il y avait un ensemble de services nécessaires autour. Nous pouvons les réaliser. » Par exemple ? « Par exemple, les reprises de concession en état d’abandon. Vous savez que c’est extrêmement compliqué et précis » (oui, il suffit pour s’en rendre compte de relire, en toute modestie, notre très bon article [LIEN]). « Nous proposons aux communes de le gérer pour elles. Nous étudions les concessions qui peuvent être reprises, nous préparons les courriers, les compte-rendus, les démarches à accomplir, dans les délais imposés par le CGCT (le Code Général des Collectivités Territoriales). » Une société de services englobant la totalité de ce qui concerne les espaces funéraires, donc.

« D’ailleurs, nous avons pour habitude de proposer un audit avant le démarrage du projet. Celui-ci permet de mettre en lumière des méthodes de travail pouvant être optimisées. »

(à suivre Jeudi prochain, 31 janvier, la seconde partie, et le jeudi 7 février, la découverte du logiciel)

Vous pouvez accéder à leur site Internet en cliquant sur la bannière

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