Journée internationale de lutte contre le SIDA : Où en est-on ?

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Aujourd’hui, 1er décembre, c’est la 29ème journée internationale de lutte contre le SIDA. Cette journée est tristement un anniversaire depuis 1988. 35 ans après l’apparition de la maladie où en sommes-nous en France mais aussi en Europe et dans le Monde ?

Ce que l’on a oublié

Il y a des choses dont je suis fière de dire « c’est ma génération » d’autres beaucoup moins. Voilà 35 ans que le SIDA tue plus d’un million de personnes chaque année dans le monde. La maladie a même une date de naissance officielle : Le 8 juin 1981 apparaît dans l’organe épidémiologique nord-américain des CDC – Centers for disease control and prevention d’Atlanta– le premier cas H, comprenez homosexuel. Le patron James Curran du CDC déclare « les hétérosexuels à l’abri de la contagion ». Quelques mois après c’est un autre H qui change la donne, H pour héroïnomanes. Là il est déclaré que la maladie se transmet véritablement par le sang et le sexe.

En 1983, le SIDA arrive comme un mot tabou dans les journaux. C’est Paris Match qui en parle le premier comme le révèle ces archives. Cette maladie qui « terrifie l’Amérique » à quoi ressemble-t-elle ? Elle fait peur à la communauté homosexuelle car à l’époque l’on parlait de « cancer gay » et fait peur à tous les homophobes pointant du doigt « la maladie sale ». Ça n’est que cette année là, en 1983, que les États-Unis présentent les premiers cas de patients hétérosexuels africains. La maladie sort du cadre américain et définitivement du cadre spatio-temporel puisque le foyer de la maladie pourrait être plus ancien.

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Ce que l’on sait

VIH. Ça veut dire Virus de l’Immunodéficience. Posséder ce virus c’est être séropositif mais pas forcément malade.

Le SIDA signifie syndrome d’immunodéficience acquise.  C’est la maladie causée par le virus VIH.

La maladie empêche le système immunitaire de se défendre et ce même pour une simple maladie bénigne et habituelle.

Le virus se transmet par voie sexuelle, sanguine ou de la mère au fœtus.

Ce que l’on ignore

D’après une récente enquête, 1 jeune sur 4 pense qu’il est aujourd’hui possible de guérir du SIDA. Or aucun traitement à ce jour ne permet une guérison de la maladie. Il y a un profond décalage entre les croyances sur la maladie et la réalité.

Les traitements sont plus efficaces sur le virus et donc retardent considérablement l’entrée dans la maladie, allongeant la durée de vie de plusieurs dizaines d’années, là où encore il y a quelques années il s’agissait de quelques mois.

Grâce à l’amélioration de la trithérapie aujourd’hui une femme séropositive peut donner naissance à un bébé séronégatif. « L’accès aux médicaments afin de prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant a augmenté pour atteindre 77 % en 2015 (50 % en 2010). Les nouvelles infections du VIH chez les enfants ont décliné de 51 % depuis 2010. » Sida Info Service.

Le docteur Margaret Chan, directrice générale de l’OMS – Organisation Mondiale de la Santé – s’inquiète de voir le virus progresser.

Trop de personnes ignorent qu’elles sont porteuses du VIH. Selon l’OMS basée sur une enquête auprès des porteurs de la maladie qui révèle comment elles ont appris qu’elles étaient contaminées, 40% des personnes ne connaissent par leur statut par rapport à la maladie.

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Ces dernières années des fléaux entiers se propagent. Depuis une dizaine d’années il s’agit de la combinaison des drogues et des rapports sexuels non protégés.

Ce que l’on ne devrait pas oublier

Même si les progrès en terme de traitement des symptômes sont efficaces, rien ne guérit la maladie. Le risque de relâchement des précautions face à ces améliorations est grand.

22,5 millions de personnes qui ont le SIDA vivent en Afrique et représentent 68% des personnes contaminées dans le monde. L’accès au soin restant difficile pour les populations les plus démunies.

36,7 millions de personnes vivaient avec la maladie en 2015.

45% des nouvelles infections seraient dues d’après l’OMS à des injecteurs de drogues mais également  à des rapports non protégés entre deux hommes –augmentation de 12% dans ce cas précis-. L’OMS met aussi en évidence l’augmentation notable de la maladie en Russie et à l’échelle de l’Europe, en tant que continent cela représente une augmentation de 8% des personnes contaminées.

Ce que l’on doit faire

Dépistage : Depuis septembre des auto tests sont disponibles en pharmacie.

Se protéger : Le préservatif reste aujourd’hui le seul et unique moyen au monde pour ne pas mettre sa vie ni celle des autres en danger.

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