Journée mondiale du don d’organes

0
586

A l’occasion de cette journée mondiale du don d’organes, quelques points pour éclaircir certains aspects de cet acte qui est tout, sauf anodin.

Aujourd’hui

jsczidza-300x258 Journée mondiale du don d'organes
Illustration de Philippe Geluck

16000 personnes sont, aujourd’hui, en France, en attente d’un don d’organes. Les obstacles à franchir sont nombreux : outre la liste de priorités, il faut trouver un organe compatible, sain, et obtenir le consentement.

Cette question du consentement est bien sûr moins problématique en cas de don du vivant. Trois organes sont concernés par cela, les reins, bien entendu, le foie (un lobe) et, plus rarement, un morceau de poumon. Ce sont les organes sans une partie desquels on peut vivre. Ils représentent aujourd’hui 9,8 % des dons d’organes.

La question est plus problématique lorsqu’on doit prélever un organe sur une personne décédée, et incapable, de ce fait, de manifester sa volonté.

Les vivants et les morts

Contrairement à ce que l’on entend parfois, les organes ne sont pas prélevables uniquement sur les donneurs en état de mort cérébrale. Un organe peut également être prélevé sur un donneur en arrêt cardio-respiratoire, sans que la « qualité » soit moindre, sous certaines conditions, bien entendu.

Dans tous les cas, le prélèvement doit se faire le plus tôt possible. Et c’est là que les difficultés surviennent.

Donneur ou pas ?

Etre donneur ne s’improvise pas. Il faut faire connaître de son vivant ses volontés à sa famille. En effet, en France, la loi stipule que nous sommes tous, en l’absence de volonté, considérés comme donneurs, sauf volonté contraire, mais les médecins doivent vérifier avant tout acte que cette volonté contraire n’existe pas, auprès de la famille.

Lire aussi :  IFAssistance, le rapatriement funéraire prend son envol

Même la carte de donneur d’organes ne suffit pas : il faut tout de même que la famille puisse témoigner de cette volonté. C’est pour cela qu’il est nécessaire, même si l’on demande cette carte, de faire connaître sa position à ses proches.

Si l’on est opposé au don d’organes, il faut se faire inscrire sur un registre du refus. Contrairement à la carte de donneur, ce registre a une valeur légale, et il doit obligatoirement être consulté par les médecins.

Alors ?

En 2007, 271 personnes sont mortes en France de n’avoir pas reçu d’organes. 98 % des familles des donneurs ont déclaré qu’elles le referaient si nécessaire. 16000 personnes sont aujourd’hui en attente.

Chacun est libre de ses choix. Mais si vous êtes donneur, ne perdez pas de temps : faites-le savoir.

Liens :

Vous pouvez trouver une carte de donneur sur le site Don d’organes de l’Agence de Biomédecine : Lien

Vous pouvez également trouver une carte de donneur sur le site de France Adot, reconnue d’utilité publique : Lien

Vous pouvez aussi en trouver sur le site de la Fondation Greffe de Vie, reconnue d’utilité publique : Lien

Sur cette page, vous pouvez télécharger le formulaire de refus du don d’organes, si tel est votre souhait. Si vous changez d’avis, n’oubliez pas de vous désinscrire : Lien

Votes !

LAISSER UNE RÉPONSE