Les Infiltrés dans les pompes funèbres, un devoir de transparence

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Les infiltrés, l’émission que l’ensemble du secteur funéraire attend et qui alimente toutes les conversations sera diffusé le vendredi 1er mars sur France 2, vers 22h25…

L’émission de Marie Drucker réalisée avec des images de CAPA a été enregistrée le 6 février dans la banlieue nord de Paris.

Un confrère a écrit au sujet de ce magazine « Des scènes, des récits de ce numéro des Infiltrés prennent à la gorge, tant le cynisme de certains « entrepreneurs » peut révulser. Et l’on se prend à rêver qu’un tel reportage parvienne à faire bouger les choses ». Vous souhaitez savoir quoi répondre à vos familles à l’ouverture de votre magasin samedi matin ? Réservez votre vendredi soir…

Les invités sur le plateau sont les suivants

  • Jean-Pierre Sueur, Sénateur
  • Philippe Gosselin, député
  • Alain Hoffarth, coprésident de la Fédération Française des Pompes Funèbres (FFPF)
  • Damien Le Guay, philosophe, vice-président du comité national d’éthique du funéraire
  • Olivier Gehin, Rédacteur en chef Funéraire Magazine
  • Arnaud de Blauwe, Rédacteur en chef adjoint UFC-Que Choisir
  • Régis Narabutin, porte parole du syndicat professionnel des thanatopracteurs indépendants et salariés

 

Le synopsys :

Avec environ 550 000 morts par an, le marché des pompes funèbres ne connaît pas la crise.

Et avec la disparition prochaine de la génération du baby boom, on comptera alors plus de 700 000 morts par an. Le marché est promis à un bel avenir avec aujourd’hui, un chiffre d’affaires estimé à deux milliards d’euros, contrairement aux familles endeuillées, pour lesquelles la facture ne cesse d’augmenter, plus 35 % en 10 ans.

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Les moyens :

Pour infiltrer ce milieu très fermé, le journaliste Sylvain Perron a postulé à un poste de porteur en région parisienne, sans cacher son ambition de devenir conseiller funéraire. Il a obtenu rapidement des confidences de la part de ses nouveaux collègues en caméra cachée ….

Nos attentes (l’émission n’a pas encore été diffusée…)

Nous espérons qu’au regard de cette émission et du débat qui a suivi animé par Marie Drucker, que nous trouvions des réponses aux questions suivantes sans jeter l’opprobre, sur une profession mal-aimé, qui pour une immense majorité tente de mettre l’éthique, le service aux familles et l’accompagnement du processus de deuil au cœur de sa démarche quotidienne.

1)      Philippe Simonnot, économiste et ancien journaliste du Monde disait : “La seule vraie information est volée”, le concept de l’émission « les infiltrés » appliqué au secteur funéraire est-il un mal nécessaire ou une dérive malsaine ?

2)      Thanatopraxie, Low cost, devis, contrats obsèques, funéraire privé versus funéraire public, schéma directeur des implantations de crématoriums, financiarisation du secteur, évolutions législatives, normes européennes, les sujets qui fâchent ou qui posent questions sont nombreux, pouvons-nous y apporter des réponses ?

3)      Vingt ans après le vote de la loi Sueur (8 janvier 1993), allons-nous, sous le premier quinquennat du Président François Hollande, vers une loi Sueur 2 avec un durcissement de la législation et des sanctions ?

 

Au delà de la polémique, il nous semble important de réfléchir ensemble à l’évolution des métiers du funéraire, dans une optique de transparence, de déontologie et de code de bonne conduite, pour éviter une nouvelle fois d’être « pris par la patrouille »…

 

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Pour aller plus loin, le funéraire en chiffre

Ce sont moins de 5 000 entreprises de pompes funèbres qui emploient 18 000 salariés. Quelques 2 000 jeunes intègrent les écoles de formation chaque année, ce qui permet de combler les besoins du secteur confronté à un turn-over très important.

Autour d’un leader incontournable, les acteurs sont en majorité des PME familiales et 85 % des entreprises du secteur comptent moins de 10 salariés (2 % dépassent les 50), quelques franchises et des groupements fédèrent les indépendants.

La crémation augmente : elle est choisie dans plus de 30 % des obsèques, mais peut atteindre 50 % dans certaines villes.

Le prix moyen aujourd’hui pour des obsèques est de 3500 euros. C’est un prix élevé qui ne reflète pas la différence entre zone urbaine et rurale où cette facture serait plutôt de 2700€, voire moins.

Une facture qui a augmenté de 35%… comme le reste :

– Électricité : une hausse de 55 %, le gaz : hausse de 68 %, le fuel : hausse de 42 %, le SMIC : hausse de 31 % (6,21-9,43), la baguette : 32% (0,65-0,95) ou le lait : 36% (0,43-0,65).

Une augmentation des décès dans les Hôpitaux ou les maisons de retraites au détriment du domicile.

 

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3 COMMENTAIRES

  1. Reportage édifiant ! Quel beau pays ou même la mort est exploitée pour l’appât du gain et le dédain l’irrespect
    C est bien de dénoncer mais il faudrait agir : aller au pénal pour punir toutes ces ordures il n’y a pas d autre mot
    Alors la seule solution à mon avis serait d’intégrer les pompes funèbres dans le service public avec un prix fixe pour tous

     
    • Vous n’avez pas écouté le sénateur Sueur ? Le service public était encore plus corrompu que cela.
      Quand au prix unique, il veut dire obsèques uniques, services uniques, quelles que soient les désirs, croyances, convictions de chacun. Je suis bien à Funéraire Info, moi, je n’ai pas envie de me retrouver à travailler à la Pravda…

       
    • Bien sûr… que CE SONT LES SERVICES PUBLICS QUI DEVRAIENT S’OCCUPER DES

      CORPS DONT L’ENERGIE VITALE LES A QUITTéS. Revenons à une situation s a i n e…

      Cessons de faire le jeu des actionnaires de Boîtes à sous, Cessons de nous faire “pomper”….

       

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