OGF fait de Jussey, en Haute-Saône, la capitale européenne du cercueil

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Le numéro un national du funéraire poursuit sur son principal site de fabrication une politique d’investissement soutenue.

À Jussey, en Haute-Saône, l’un des deux sites, avec Reyrieux (Ain), de production de cercueils de l’entreprise OGF, leader français du funéraire (533 millions d’euros de chiffre d’affaires, 5 500 salariés, 1 000 agences, 50 crématoriums sous contrat), le gigantisme et la modernité des installations traduit une forte politique d’investissement.

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Un programme de 8 millions d’euros a permis jusqu’en 2010 de rénover considérablement l’outil industriel, et notamment les équipements de sciage. La plus grosse partie de l’enveloppe (6,5 millions) a toutefois fait sortir de terre une chaufferie bois de 11 mégawatts, alimentée en interne par la sciure, les chutes et les plaquettes forestières.

Jusqu’en 2014, les deux usines bénéficieront de 3,77 millions d’investissement liés en grande partie à un plan de continuité d’activité. “Il s’agit pour nous de doubler certains équipements afin de ne jamais être dans l’impossibilité de produire, suite, par exemple, à un incendie ou à un sinistre climatique”, argumente Alain Penaud, le directeur industriel d’OGF. Une ancienne ligne de délignage sera remontée et une panneauteuse reconditionnée dans les deux ans. Facture globale : 1,1 million d’euros.

Jussey dispose de 20 000 mètres carrés d’ateliers répartis sur 10 hectares et emploie un effectif de 140 personnes. D’ici, sortent chaque année plus de 80 000 cercueils par an, soit environ 400 unités par jour et ce, onze mois sur douze. “Faire un cercueil, c’est faire un beau meuble d’ébéniste”, assure le directeur industriel. Pour en convaincre, il montre le catalogue des produits maison. Une vingtaine de modèles y sont exposés avec différents accessoires selon la confession religieuse.

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La moitié de bois locaux

Pour réaliser ces différentes bières, le travail du bois passe par de nombreuses étapes. L’unité ressemble à une scierie doublée d’une menuiserie, avec ses différents ateliers d’ébénisterie. L’entreprise gère elle-même son immense parc à bois en employant trois commis forestiers.

Ils font les estimations et achètent les chênes dans un rayon de 100 km. “La moitié de notre ressource vient de Haute-Saône et tous les bois sont certifiés PEFC, c’est-à-dire issue d’une gestion durable de la forêt”, assure Jean-Marc Louis, le directeur du site de Jussey. Parmi les essences retenues pour la fabrication des cercueils, le chêne et le pin se taillent la part du lion. Une dizaine de nouveaux salariés intègrent l’effectif chaque année. “Nous n’avons aucun mal à recruter sur place des CAP ou des bac pro”, se félicite Alain Penaud.

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