Plus écolo que la crémation: la dissolution dans l’acide

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2023

On n’arrête pas le progrès. Pour éviter la pollution causée par la crémation des morts, deux nouvelles technologies ont vu le jour, a rapporté hier «Libération». Elles promettent de dissoudre les corps avec des méthodes qui permettent de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 35%, et même jusqu’à 60% pour la cuve qui va arriver incessamment sur le marché. Elles empêchent de plus la dioxine et le mercure provenant des plombages dentaires de s’éparpiller dans la nature.

Le dernier système a été mis au point par l’entreprise britannique Cryomation. Cette firme a inventé une technique utilisant l’azote liquide pour geler un corps à -196 degrés Celsius et le réduire en miettes desséchées. Il paraît que c’est écolo et pas plus cher que de brûler un cadavre. Ce produit ne sera toutefois pas commercialisé avant l’année prochaine.

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L’autre système, plus ancien, est proposé par la société écossaise Resomation. Il consiste à plonger et dissoudre les dépouilles humaines dans une solution d’eau et d’hydroxyde de potassium chauffée à 160 ou 180 °C pendant trois heures. Le corps est dégradé en substances solubles dans l’eau, les éventuelles parties métalliques telles que les prothèses étant récupérées. Le squelette se retrouve quant à lui réduit en poudre d’os et remis aux proches du défunt.

Aux Etats-Unis des cuves de dissolution de Resomation existent déjà dans sept Etats. A noter que le liquide résultant de cette opération est filtré puis rejeté dans les égouts municipaux des villes ayant autorisé ces installations, selon la presse de Floride, premier Etat à avoir introduit cette méthode.

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Ordonnance fédérale

En Europe, aucun pays n’utilise encore ces appareils. En revanche la congélation proposée par Cryomation devrait équiper sous peu des centres funéraires des Pays-Bas, selon la société.

Un enseignant du Centre universitaire romand de médecine légale ne trouve rien à redire à ces nouveaux procédés. Quant au responsable d’un crématoire lausannois, il note qu’une ordonnance fédérale existe en Suisse pour la récupération du mercure au moyen de filtres spéciaux lorsque les corps sont brûlés. Et concernant les économies d’énergie, il rappelle que la chaleur du crématoire est récupérée pour du chauffage à distance.

Mais personne ne conteste que brûler un corps pollue: globalement les crémations émettent chaque année 6,8 millions de tonnes métriques de dioxyde de carbone dans le monde. (Le Matin)

viaRoyaume-Uni: Plus écolo que la crémation: la dissolution à l’acide – Société – lematin.ch.

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