Pompes Funèbres : la housse, cet indispensable

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housse mortuaire

Utiliser une housse de corps : laquelle et pourquoi ? Cette dernière n’est pas obligatoire pour tous les cas de figure. D’autres accessoires peuvent permettre de s’en dispenser. Si, généralement, elle est utilisée à bon escient, il convient de connaître les particularismes de cet accessoire du quotidien.

Une housse de corps, c’est quoi ?

L’article 2213-15 du Code général des collectivités territoriales définit très précisément ce que doit être une housse de corps. Plus précisément, les qualités dont elle doit disposer : être étanche, sublimable (ne laisser qu’un minimum de résidus et n’émettre aucun gaz toxique durant la crémation) et biodégradable.

A l’instar de la cuvette étanche disposée au fond des cercueils, la housse de corps ne repose pas à même la terre, mais est protégée par les cloisons de la bière. C’est donc le contact avec le corps qui doit assurer sa biodégradabilité. Elle doit donc être réactive aux bactéries produites par la décomposition. La housse et le corps sont censés avoir un temps de décomposition plus rapide que celui du bois. Si ce n’est pas une norme, c’est néanmoins sur ce présupposé que se base le calcul de biodégradabilité de la housse.

Elle doit être également sublimable, autrement dit combustible, en cas de crémation, sans émettre de particules toxiques, et en laissant le minimum de traces après la combustion.

Surtout, elle doit être résistante. Lors des tests d’homologation, les matériaux sont testés indépendamment, avant le test de la housse finie, qui sert à déterminer la qualité de l’assemblage. Lors des tests pris en compte pour le respect de la norme, la housse ne doit pas subir de déformation ou de déchirure lorsqu’elle contient un corps d’un poids de 110 kilos pour une longueur de 1 mètre 95 (les tailles différentes sont calculées de manière proportionnelles).

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Quand l’utiliser ?

La housse funéraire est obligatoire en cas de transport de corps avant mise en bière, de maladies contagieuses stipulées sur le certificat médical, ou de cas spécifiques, comme le transfert de corps d’un cercueil à un autre lors d’une exhumation, par exemple.

De plus en plus, à l’issue des autopsies, les défunts sont placés dans une housse scellée. Sa présence suite à un soin de conservation, en revanche, n’est pas obligatoire si le défunt n’est pas transporté ensuite dans un véhicule funéraire.

Elle n’est nullement obligatoire pour la mise en bière, puisque le cercueil doit obligatoirement être muni d’un bac étanche qui remplit le même office.

Y penser

Une housse peut s’ouvrir et se replier sous le défunt, et se dissimuler sous le linceul. Ne pas l’oublier au moment de la présentation à la famille. De même je me suis laissé dire que certains, juste avant de fermer le cercueil, en remontaient la fermeture, devant la famille. Que les choses soient claires : ça ne sert à rien d’autre qu’à choquer les proches présents. La housse pourrait même être retirée, cela ne changerait rien.

Lorsqu’on enlève un défunt d’un établissement de soin et que celui-ci est déjà installé dans une housse, renseignez-vous auprès des soignants : il est souvent convenu que les pompes funèbres en laissent une neuve en compensation, et facturent à la famille. Si l’établissement de soins ne la facture pas mais la fournisse, en laisser une neuve pour le remplacer tient de la courtoisie professionnelle.

Enfin, dernière chose à savoir : une housse de corps n’est pas réutilisable.

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