Question du jour : les soins de conservation au domicile

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Votre actualité sur les pompes funèbres

La journée type d’un journaliste de Funéraire Info est la suivante : écrire, téléphoner, et parfois se rendre sur place pour voir un peu ce qui se passe. Quand il n’est pas en convoi : à Funéraire Info, on tient à garder un pied sur le terrain.

Et, pendant ces journées bien remplies, on rencontre des gens, avec qui l’on a des conversations intéressantes et constructives. Certaines plus que d’autres, on le conçoit : si la météorologie nationale est une passion Française, chez certains elle vire à l’obsession.

D’autres au contraire parlent avec passion de leur domaine.

L’un d’entre eux, fidèle lecteur et occasionnel contributeur de notre Webjournal, que j’ai de surcroît l’honneur de considérer comme un ami, m’exposait le paradoxe suivant :

Soient des soins de conservation réalisés dans un laboratoire de funérarium. La loi oblige à garantir au maximum l’hygiène et la sécurité, et charge alors ledit funérarium d’obligations légales sur l’évacuation des fluides et la ventilation. Ceci afin de protéger l’hygiène publique et la santé des thanatopracteurs.

Cela semble juste et raisonnable.

Soient ensuite les soins à domicile. Réalisés sur un lit, un canapé, une table, dans un domicile particuliers qui ne répond à aucune norme funéraire, ils sont tout à faut légaux. Sauf que l’hygiène et la sécurité y sont, à tout le moins, impossibles à garantir.

La question est, me précisait cet ami, « n’y a t-il pas un paradoxe certain entre les exigences de la réglementation d’un côté et son laxisme de l’autre ? »

Lorsque je lui objectais que l’on ne pouvait tout de même pas interdire aux familles qui le souhaitaient un recueillement au domicile, il m’exposa la solution : « Non, bien sûr. Mais rien n’empêche aux entreprises de pompes funèbres d’effectuer le transport du corps vers un laboratoire homologué pour les soins, puis son retour au domicile. Certaines sociétés le font gratuitement, ou cela pourrait faire l’objet d’un forfait adapté. »

Lire aussi :  Review : Ça s'est passé cette semaine sur Funéraire Info

C’est une bonne question. Et l’objet de notre sondage du jour.

Question : pensez-vous qu’il faudrait interdire les soins de conservation au domicile et proposer un transport du corps, aller/retour, vers un laboratoire normé ?

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3 COMMENTAIRES

  1. Vous parlez de paradoxe … Déja au jour d’aujourd’hui il y a certains labo funéraires qui ont des conditions d’hygiènes inferieures à un domicile …Donc avant de vouloir interdire les soins à domicile il faudrait être optimum au niveau Hygiène dans les labo. Mais là où je suis éffaré c’est de voir que vous parlez de conditions d’hygiènes ….Alors comment font les secteurs medicaux qui interviennent à domicile ??? Prenez une infirmier à domicile , il doit assurer une hygiène irreprochable autant pour lui que pour le patient mais il sait pertinemment qu’il n’aura jamais l’hygiène comme à l’hopital.
    A ce jour les infirmiers arrivent même à faire des soins de chimiothérapie à domicile qui necessitent une asepsie irréprochable et dont les soins sont réalisés en stérile…Donc je trouve risible qu un thanopracteur ne soit pas capable d’asumer une bonne hygiène à domicile …Si on suit votre raisonnement on arrête tous les soins à domicile de tous les secteur medicaux …. …

     
    • Je ne prétend pas répondre. L’article visait juste à poser une question en mettant en lumière certains aspects, dans le but de créer un débat. En un sens, mission accomplie pour ma part. J’espère juste que nos lecteurs thanatopracteurs vont engager la discussion.

       
  2. Le formol est un vrai problème concernant la sécurité et l’hygiène, de plus ce produit est interdit depuis 1998 dans toute l”europe, on s’attendait à une prise de position de la France…

    Le soin de conservation interdit à domicile est une affaire entendue par les grands groupes funéraires, la raison inavouée est la location de la chambre froide et la chambre funéraire pas plus. Jute une affaire de fric.

    Le législateur une fois de plus va privilégier les groupes funéraires au profit des familles endeuillées. En effet, ce secteur opaque et cher va encore voir les prix des funérailles s’alourdir.

    Bons nombres de chambres funéraires ne respectent aucune lois en matière d’hygiène et de sécurité, par contre nombreux sont les logements en meilleurs états d’hygiène que les dites chambres funéraires et mortuaires.

     

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