Sublimatorium : Interview de Florian Leclerc

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Florian Leclerc, directeur de la marque Sublimatorium, est sans doute le plus jeune chef d’entreprise du funéraire. Il nous parle de son concept et de ses projets pour 2013.

Sublimatorium, une marque d’avenir

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Florian Leclerc

Florian Leclerc a 22 ans, et un patronyme prestigieux, hérité de son père, Michel Leclerc, fondateur de Roc’eclerc et combattant le plus acharné du monopole. Son oncle était Édouard, créateur de l’enseigne de supermarchés Leclerc. Autant dire qu’il a de qui tenir, même si le nom n’est rien sans une solide formation « Je suis diplômé de l’Ecole de commerce de Dijon » à la sortie de l’école, il prend la direction du Sublimatorium, créé en 2011. Une vocation « J’ai de qui tenir, c’est vrai. Je n’étais pas spécialement intéressé par les pompes funèbres enfant, je voyais ce que faisait mon père, bien sur, et peut être que j’ai appris à ce moment là le métier sans vraiment m’en rendre compte. Je voyais surtout le côté homme d’affaires. Quand je me suis posé la question de ce que j’allais faire, ça s’est finalement imposé comme une évidence : il y a encore beaucoup à faire ».

Une famille de combattants

Quand on lui pose la question, celle de l’influence de son père, il ne se démonte pas « Bien sûr que j’ai profité de son expérience et de son savoir-faire. Et bien sûr, j’ai la chance encore de bénéficier de ses conseils. Sublimatorium est mon entreprise, j’en suis le dirigeant, mais oui, mon père me donne des conseils. Il a l’expérience, il connaît parfaitement le secteur, il a mené des combats contre le monopole, notamment, ce serait dommage de me priver de tout cela. Et je prolonge la philosophie familiale, j’ai mes propres combats » La philosophie, celle de la qualité au meilleur prix, et son principal combat, contre la TVA sur le funéraire. Assurément, un combat aussi important et difficile que celui contre le monopole.

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Sublimatorium, tout sauf Low Cost

Florian Leclerc n’aime pas qu’on qualifie sa marque de low cost « Selon moi, le low cost, c’est un prix bas, mais obtenu au détriment des prestations. On vous fait payer moins cher, en vous en donnant moins, et de faible qualité. Le concept de Sublimatorium, c’est un concept connu, qui est attaché au nom Leclerc : proposer des produits et des services de bonne qualité moins cher. On ne rogne pas comme le low cost ». D’ailleurs, l’enseigne a choisi pour emblème un diamant « Il représente la qualité qu’on propose à un prix bas ».

Comment ça marche ?

Le Sublimatorium est fort aujourd’hui de 17 enseignes, des franchisés ? « Des affiliés, plutôt. Je veux laisser libre nos partenaires de travailler à leur façon. » mais alors, comment ça marche ? « Ils mettent le panneau Sublimatorium sous leur propre nom. Nos affiliés bénéficient alors d’un vrai concept, d’une assistance juridique et une garantie d’aide. Contre les détournements de famille dans les hôpitaux ou les mairies à certains endroits, par exemple. On va partout, dans les hôpitaux, les mairies, explique ce qu’on fait. En cas de problème, on ne lâche pas l’affaire tant qu’on n’a pas trouvé une solution. » et une centrale d’achat ? « Non, on n’en a pas. J’ai fait le calcul, au final, une centrale d’achat coûte aussi cher. On a préféré un système de référencement, on négocie directement les tarifs auprès de fournisseurs pour nos affiliés. On propose nos fournisseurs, mais on peut également négocier auprès des fournisseurs déjà existants chez nos affiliés, qui sont libre de choisir leur produits. » et ça marche « Un de nos récents affiliés, lorsqu’il nous a contacté, faisait un convoi par mois. Trois mois plus tard, il en fait quinze par mois, et il continue de progresser ». Des agences sont présentes sur tout le territoire national, de l’ouest au sud, en passant par la région parisienne.

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Et en 2013 ?

sublimatorium Sublimatorium : Interview de Florian LeclercFlorian Leclerc, lorsqu’on l’interroge sur ses projets à long terme, explique « Notre objectif, au final, c’est de concurrencer les grands groupes, qui sont aujourd’hui dans les mains des financiers, avec notre entreprise familiale. Eux aujourd’hui raisonnent en terme de rentabilité financière pure, nous voulons prouver qu’on peut réussir en étant une famille au service des familles, puisque c’est pour eux qu’on fait tout ça. » Il préfère construire et consolider son entreprise sans tirer de plans sur la comète.

« Nous allons nous doter d’un nouveau site internet. L’actuel n’est plus vraiment mis à jour, il ne nous correspond plus vraiment. Notre nouveau site, en construction, sera le rendez-vous des familles et des affiliés. Nous allons aussi continuer notre projet de crémation rapide ». Une idée de son père « Oui, c’est lui qui travaille dessus, et moi qui l’aide, cette fois-ci. Un tel développement coûte cher, nous sommes en négociation avec des investisseurs. »

Des projets, des combats… En suivant les traces de son prestigieux père, Florian Leclerc est en train, sûrement, de se faire un prénom.

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