Thanatopracteur, emploi d’avenir ou pôle emploi ?

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Apprenez à faire la différence : ceci est de la télévision, pas la réalité

Aujourd’hui, c’est courrier des lecteurs. Parce que nous recevons, vu notre visibilité, beaucoup de demandes, que nous nous efforçons d’y répondre, mais que certaines, franchement, devant leur répétition, nous cassent les pieds…

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Sauriez-vous dire quel est le nom exact de ce logo ? Si non, vous devriez l'apprendre avant de postuler à l'école de thanatopraxie.

Message de Kevin (les noms ont été changé pour éviter de lui faire honte) « Je voulais te demander comment on fai pour être dans les pompe funébre parce que moi cé le métier que je choisi mais cé spécial moi je veu etre tanatopracteur parce que cé ca que je kiffe vréman tu pe maider stp ? » (note : on a changé le nom, mais pas l’orthographe, comme vous l’aurez sûrement noté… Oui, c’est un vrai copier/coller, et oui, moi aussi j’ai pleuré en le lisant).

Bonjour Kevin,

Vous permettez que je vous vouvoie ? C’est plus fort que moi : mes parents m’ont appris à commencer toutes mes conversations par « Bonjour » et à vouvoyer mes interlocuteurs, particulièrement les plus âgés, pour leur marquer une certaine déférence, jusqu’à ce qu’une certaine proximité et une sympathie non dénuée de confiance les pousse à nous autoriser le tutoiement. Je vous concéderai que cette conception quelque peu surannée du savoir-vivre semble renvoyer à une époque révolue, pas si lointaine néanmoins, puisque je constate avec stupéfaction que vous avez à peine la moitié de mon âge, déjà peu canonique.

Vous pourrez vous faire aider pour traduire le paragraphe ci-dessus, comme moi-même j’ai dû me faire aider pour décrypter votre message. Je serai tenté de vous faire la remarque en passant que commencer par écrire correctement le français, en appliquant, plutôt que votre conception balistique de la ponctuation et de la conjugaison, les règles de la grammaire, serait une bonne idée. Certes, elles sont contraignantes, mais elles ont l’avantage, de plus en plus théorique certes, et je le déplore, mais non négligeable, d’être sues et intelligibles par tous. En un mot : parler français pour être compris, ça important.

Ceci étant dit, il est temps de passer au sujet qui manifestement vous tarabuste : votre future hypothétique carrière de thanatopracteur, avec, vous le noterez, un « H ».

Les thanatopracteurs du temps jadis

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Apprenez à faire la différence : ceci est de la télévision, pas la réalité

Je vous parle d’une temps que les moins de dix ans ne peuvent pas connaître, les thanatopracteurs ne décidaient pas d’être thanatopracteurs comme ça, sur un coup de tête. Ceux que je connais entraient dans les pompes funèbres par hasard, comme porteur, puis gravissaient quelques échelons, Maître de Cérémonies et/où assistant funéraire. Un beau jour, leur patron venait les voir : ils avaient remarqué que leur employé était quelqu’un d’intelligent, ils avaient besoin d’un thanatopracteur, et se proposait de leur payer la formation.

Ou bien cela ne se passait pas comme ça, chacun son histoire, mais tous avaient un point commun : une expérience significative de la pompe funèbre. Cela présentait plusieurs avantages : les thanatopracteurs avaient eux-même participé à des présentations, des convois, et savaient exactement quoi faire pour obtenir une satisfaction optimale de la famille, et un travail efficace de leurs collègues, comme de passer un coup de fil pour s’inquiéter de savoir si l’équipe était au courant que le défunt mesurait deux mètres dix.

Surtout, surtout, ça évitait que le gars, ou la fille, s’effondre en larme la première fois qu’il ou elle se retrouvait seul(e), diplômé(e), face à un corps qu’il ou elle devait conserver. Après quelques années de pompe, comme on dit entre nous, on sait gérer toutes les formes de stress. Normalement.

Bref, l’apprenti thanatopracteur connaissait déjà très bien le métier qu’il s’apprêtait à apprendre, et s’y engageait en toute connaissance de cause.

Et puis, la télé a débarqué

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"C'est toi qui écrit thanatopracteur comme ça ?"

Pas que la télé, d’ailleurs. Mais il faut reconnaître que celle-ci a fait des ravages : la série « Six Feet Under », en premier lieu, et « Les experts » dans toutes leurs déclinaisons géographiques. Même si, pour ces derniers, tout cela repose sur un malentendu : non, thanatopracteur n’est pas l’équivalent d’un médecin légiste. Pas du tout, d’ailleurs : douze ans de faculté de médecine les séparent, et croyez-moi, c’est un gouffre. Croire que devenir thanatopracteur ferait de vous l’équivalent d’un médecin légiste, ce serait comme de croire, enfant, lorsque pour la première fois vous avez réussi à monter sur votre vélo sans les petites roulettes, que vous étiez devenu l’équivalent d’un pilote de Formule 1.

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Les thanatopracteurs sont des croque-morts, qui ont une spécialité, point. Ils ne sont pas, comme on pourrait vous le faire parfois croire, une caste à part, ou une sorte d’aristocratie des pompes funèbres. Oui, certains sont respectés, mais le respect, ça se gagne, déjà, et un grand thanatopracteur ne vaut pas plus, ni moins, qu’un grand Maître de Cérémonies. C’est juste quelqu’un qui est très très bon dans son domaine.

Le problème, c’est que ces histoires ont attiré dans les écoles de formation des tas de petits jeunes qui ne voulaient qu’une chose, c’était être thanatopracteur comme dans Six Feet Under, ou médecin légiste comme dans les experts mais sans trop se fouler à l’école. Et ce qui a causé la situation actuelle, c’est que les écoles les ont acceptés, et que les thanatopracteurs les ont pris en stage. Je ne leur jette pas la pierre : déjà, cela leur faisait plaisir d’avoir une compagnie pendant leur labeur habituellement solitaire, et ensuite, ils prenaient du plaisir à transmettre leur savoir.

Quand on s’est rendu compte que la marché était saturé, et qu’il fallait instaurer un numerus clausus, il était trop tard.

Le marché de la thanatopraxie aujourd’hui

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"C'est un crime à la H"

Laissez moi vous décrire la vie d’un thanatopracteur aujourd’hui. Je suis conseiller funéraire, et même si je consacre la majeure partie de mon temps désormais à Funéraire Info, il m’arrive encore d’exercer, autant pour aider un ami que pour garder la main. Lorsque je tiens le bureau, voilà la technique que j’applique lorsque j’ai besoin de soins de conservation : J’appelle une fois Régis et une fois Laurent, à tour de rôle. Ce sont deux thanatopracteurs que je connais, avec qui je travaille depuis longtemps, et je sais qu’avec eux, la famille sera contente, donc je serai content. Si l’un n’est pas disponible, j’appelle l’autre, et puis voilà. Si aucun des deux n’est disponible, je peu toujours me faire dépanner par un confrère. Si les confrères ne sont pas non plus disponibles, je me dis « Quelle journée! », je sors tranquillement dans la rue, je donne un coup de pied dans une poubelle, et j’ai dix thanatopracteurs jeunes diplômés qui tombent. J’annonce mon prix, et comme quasiment tous sont morts de faim, je choisis parmi ceux qui acceptent celui à qui j’ai le moins envie de donner des claques.

Ne rêvez pas : au thanatopracteur débutant qui est venu me solliciter pour faire un soin, je ne donne pas le même tarif qu’à Régis ou Laurent. Eux, je paie leur prix parce que je sais qu’ils travaillent bien, parce que l’un comme l’autre m’ont un jour enlevé une épine du pied, parce que, quand ils parlent de pompes funèbres, ils savent exactement ce que c’est pour l’avoir fait eux-même, et parce que je les connais depuis longtemps, et qu’entre nous s’est nouée une relation, peut être pas amicale, quoique, mais de cordiale sympathie. Et je ne sais pas ce que vaut un soin de conservation, mais je sais qu’avec eux, la famille en aura pour son argent.

Alors que le petit jeune qui sort de l’école, je sais que c’est un gamin qui regardait trop la télé, qui ne sait pas ce que c’est qu’un beau convoi, qui n’a pas d’expérience, et je passerai derrière lui pour vérifier que tout est impeccable, je le paierai une misère, et je ne le rappellerai jamais. Lui, je ne suis pas sûr que la famille en aura pour son argent, et je ferai en sorte qu’elle en dépense le moins possible. Note: quand le petit jeune me dis “J’ai toujours voulu être thanatopracteur”, je me dis “Oh, c’est ce genre de personne…” et je baisse le tarif de quarante euros. Il n’avait qu’à vouloir être astronaute, comme tout le monde.

Quelques chiffres, pour illustrer ?

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"Ouais, il y a du boulot avec lui. Pas sûr que lui en aie, par contre, du boulot..."

Vous pensez que je suis méchant ? Non, c’est juste que, comme Régis et Laurent, mais aussi comme Cédric, Claire, j’en passe plein, j’aime et je respecte mon métier, je l’ai connu par hasard, je l’ai appris à la dure, sur le tas, et certainement pas parce que j’ai vu une série débile à la télévision. On m’a proposé d’être thanatopracteur, oui, votre métier de rêve, et j’ai dit « non merci ». Parce que j’avais quelques années de bouteille, que je savais en quoi ça consistait, et que ce n’était pas pour moi. Vous pensez que je suis un peu idiot ? Eh bien, je ne sais pas si j’aurai fait un bon thanatopracteur (honnêtement, je ne crois pas), mais essayez de faire une cérémonie chez une famille pour laquelle j’ai déjà officié. Sans vouloir me vanter, bon courage, la barre est très très haute. Je pourrai aussi vous parler d’assistants funéraires d’exception. Pierre-Charles, par exemple, il est à la retraite, maintenant, mais lorsqu’un nouveau décès survenait dans une famille dont il s’était déjà occupé, ce n’était pas la peine : ils ne voulaient parler qu’à lui.

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Vous pensez pourvoir faire aussi bien dans le domaine de la thanatopraxie ? Faites cinq ans de pompes, d’abord, et venez me reparler, ensuite.

Ce n’est pas moi qui suis méchant, c’est le marché, et c’est vous qui l’avez fait, en vous persuadant que thanatopracteur c’était le pied, que vous pourriez frimer devant vos amis et que vous étiez quelqu’un de super original, au moment ou des milliers d’autres petits jeunes identiques à vous pensaient la même chose, en cours d’économie, et n’écoutaient pas le prof expliquer la loi de l’offre et de la demande. Sans, je suis sûr, au passage, vous dire que c’était un métier exigeant, difficile, technique, dans un milieu ou régent en maîtres Monsieur Deuil et Madame Respect dû aux défunts.

Posez-vous les bonnes questions : pourquoi on estime que, sur environ 2000 thanatopracteurs diplômés en France, à peu près 900 exercent, soit moins de la moitié ? Pourquoi, trois mois, oui, 90 jours, après l’obtention de leur diplôme, un jeune thanatopracteur sur deux quitte définitivement le milieu funéraire ? Pourquoi deux thanatopracteurs indépendants sur trois exercent une autre activité en parallèle, vacations funéraires, transport de corps,… pour gagner leur vie ? Pourquoi beaucoup de thanatopracteurs me disent que leurs revenus ont été divisés par trois en vingt ans ?

C’est à cause de vous, Kevin. C’est à cause de tous ceux qui m’écrivent, sur Funéraire Info, sur Mon blog, sur Facebook, sur Twitter, pour me dire, avec une orthographe plus ou moins aléatoire, que vous « C’est spécial, vous voulez faire thanatopracteur ». Non, ce n’est pas spécial, c’est commun terriblement commun. Le problème, c’est que tout le monde veut être thanatopracteur, mais que personne ne sait ce que c’est. Ce qui est spécial, c’est quelqu’un qui est d’accord pour entrer au poste le plus bas et travailler dur pour s’élever. Ce n’est pas vous. Les thanatos avec qui je travaille, si.

Alors, si vous voulez embrasser la carrière des pompes funèbres, je vais vous donner trois conseils. Le premier, commencez par dire “bonjour” aux gens, ils apprécient. Le second, lisez des livres : pour le vocabulaire, l’orthographe, la grammaire, tout ce qui peut faire que les gens vous comprendront sans efforts, ce qui vous rendra de suite plus sympathique, ça aide. Le troisième, soyez humble : vous n’avez pas ce qu’il faut pour faire un bon thanatopracteur. Vous pouvez l’apprendre, tout en apprenant ce qu’est un assistant funéraire, un Maître de Cérémonies, un porteur, un agent de funérarium, un conducteur de four, un marbrier, toutes ces professions qui valent autant, ni plus ni moins, que le thanatopracteur, mais que vous ne vous êtes pas donné la peine de connaître, il vous suffit pour cela de rentrer à la base dans une société de pompes funèbres et de grimper les échelons.

A ce moment là, vous saurez ce qu’est un thanatopracteur, vous saurez si c’est réellement ce que vous avez envie de faire, et vous serez crédible en postulant. A condition, bien entendu, d’avoir appris à l’écrire correctement, avec un “H” et un stylo.

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23 COMMENTAIRES

  1. Voulant fustiger l’orthographe aléatoire des Kevin, tu t’es appliqué cette fois : il n’y a quasiment pas de fautes dans ton texte. Respect, comme on dit chez les Kevin 😉

    Et au passage, bon article, j’ai même appris deux trois bricoles sur ton métier.

     
  2. Comme il faut toujours que je la ramène…
    C’est vrai que tout a commencé avec une émission sur TF1 en 2003, dans laquelle un Thanatopracteur que j’ai bien connu 😉 a tellement bien assuré qu’il a suscité des vocations. Je fais encore partie de la génération de Thanatos qui sont arrivés par hasard et je dois avouer que même si je suis passionnée par mon métier, j’ai du mal à comprendre qu’on ait envie de faire ça depuis tout petit. J’ai beaucoup formé, une quinzaine de stagiaires depuis 10 ans que je suis à mon compte. Avec le recul, maintenant je me rends compte que j’aurais pu m’épargner bien des désillusions en ne formant que quatre ou cinq d’entre eux, mais comment le savoir avant? Je ne pensais ni former ma propre concurrence, ni contribuer à saturer le marché. D’ailleurs, est-il vraiment saturé? Guillaume, je crois que nous sommes environs 700 en activité, nous avons essayé de nous recenser il y a quelque temps et on était plus proche de ce chiffre.
    En ce moment, il y a beaucoup d’offres d’emploi et c’est difficile de trouver un Thanatopracteur. Je crois que nous ne sommes pas trop nombreux mais juste très mal répartis sur le territoire. Comme les médecins, mais la comparaison s’arrête là bien-sûr. Je vois aussi beaucoup de jeunes diplômés qui jettent l’éponge dans la première année. C’est un métier très dur et qui paye de moins en moins, on s’en rend vraiment compte quand on n’est plus stagiaire.
    C’est dommage, la formation est longue, difficile et coûteuse…Et en tant que directrice d’école, j’explique tout ça à tous les aspirants Thanatos.
    Pour ce qui est de notre appartenance à la famille des croques morts, je suis tout à fait d’accord. J’ai débuté dans les pompes funèbres et j’y ai passé mes plus belles années (de travail!).

     
    • Bonjour Madame Claire Sarazin
      Je voudrais rentrer en contact avec vous ,je suis Assistante Funéraire et je prépare la présélection de la thanatopraxie ,,j’aimerai avoir des renseignements ,si vous êtes d’accord vous avez mon e mail vous pouvez me laisser un message et je vous contacterai ,merci d’avance.

       
  3. Bonjour !

    Ah ! un article qui fait du bien…

    Je vais me l’imprimer et le faire lire à tous les amateurs de série TV qui vont se présenter pour voir un soin.
    Pour ma part quand ce métier s’est présenté à moi, j’ai dit non merci. Il a insisté 10 ans plus tard… j’ai craqué ! et j’ai débuté comme porteur. cqfd !

     
  4. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier non plus. Je suis fan de votre site et lit tous vos articles avec attention mais là…

    Des gens comme ce “Kevin” n’ont effectivement rien à faire dans ce métier, tout du moins pas dans les dix prochaines années…

    Cependant je comprends pas une partie de l’article… si les deux thanato habituels ne peuvent intervenir alors le jeune inconnu qui va venir sera payé comme une merde parce que d’office il travaille moins bien que les autres… Ceci, si j’ai bien compris l’article, n’est pas très honnête !

    J’ai vu mon premier soin à 16 ans, j’ai commencé mes études de thanato après mon Bac, je suis passé par l’étape salarié et depuis je suis à mon compte ! Pourquoi ? parceque les pompes funèbres ont vu que je travaillais bien et ne m’ont jamais sous payé.
    Alors je fais peut être parti des personnes qui, oui, considère que pompes funèbres et thanato sont deux métiers bien distincts même si ils partagent un seul et unique but final : que la famille soit “contente”. Moi j’adore accompagner les pompes funèbres quand ils vont chercher un corps ou rester avec eux quand ils sont avec une famille mais ce n’est pas la même chose !!!…

    A qui la faute si des personnes comme ce Kévin s’intéresse au métier ? Les séries ? peut être ! Pole emploi ? sans aucun doute ! Mais aussi à des thanato ou à des écoles sans scrupules qui ont très mal informé ces personnes dans le but de se faire un peu d’argent sur eux…

    J’aime toujours votre site 😉

     
    • Très bonne réponse. Je rajouterai (et c’est mon point de vue) oui l’article est bien rédigé, oui vous avez bien cassé ce petit jeune qui n’a pas su vous expliquer correctement son ambition, mais je vous trouve très intolérant !
      Chaque personne peut avoir envie de faire le métier qu’il souhaite et croyez moi, je pense que si quelqu’un veut se pavaner devant d’autres par rapport à son métier, il voudrait plutôt être médecin généraliste, pédiatre, juge, avocat ou autre ! Vous dites que “porteur, conseiller et les autres métiers du funéraire” sont égaux à Thanato, alors pourquoi vouloir (en reprenant vos mots) “commencer par le plus bas et travailler dur pour s’élever” ? Vous donnez vous même à ce métier le grade que vous ne voulez pas que les autres lui donne ! Si des élèves ont réussi leurs examens ce n’est certainement pas par chance mais simplement parce qu’ils auront travaillé comme il faut ! Et une dernière chose, moi je veux devenir Thanato depuis la mort de ma Grand-Mère car j’ai assisté à ses soins et vous ne m’avez pas dégoûté. 😉

       
  5. Merci pour ces informations qui permettent de mieux comprendre ce métier. Mais je regrette quand même ses jugements de valeur qui me paraissent finalement peu adaptés, comment peut on réellement avoir une attitude intelligente avec une famille endeuillée et porter des jugements aussi tranchés sur cette personne qui se renseigne simplement sur un métier. J ai moi même accompagné un thanatopracteur en soin et je suis encore à la recherche d information sur ce métier. Quelle est la rémunération réelle pour une personne disposant des compétences nécessaires ? Fac ou école privée ? Merci pour un éventuel retour.

     
    • Ces jugements de valeur n’en sont pas réellement. Voyez plutôt cela comme une exagération, un électrochoc, destiné à faire prendre conscience aux aspirants thanatopracteurs que c’est un chemin de croix qui s’ouvre devant eux, plutôt qu’une voie royale. Ca me rend triste de voir des jeunes motivés aller, pour beaucoup d’entre eux, se casser les dents, et si il faut aller dans l’outrance pour les faire réfléchir, alors j’y vais.

       
  6. Bonjour!

    Quel article… Tout d’abord, laissez moi vous dire que ce n’est pas parce qu’une personne (jeune dans le cas présent) n’écrit pas correctement qu’elle ne fera rien de bien de sa vie. Je connais des gens qui ne savent pas alligner deux phrases sans faire 10 fautes et qui ont pour la plupart très bien réussi leur carrière. Pour la suite, je rejoins l’avis de la dame qui explique son parcours. Il y a des jeunes thanatos qui travaillent très bien et qui sont si peu payés simplement parce qu’ils sont stagiaires! Evidement qu’il y en a qui ont vu le métier à la télévision et se sont dit “Oh génial je veux faire ça” sans même rien y connaitre. Mais ce n’est pas le cas de tout les aspirants thanato! Pour ma part petite je voulais être médecin légiste… Pas parce que je l’avais vu à la “télé” mais simplement parce que depuis que j’ai l’âge de lire, je lis, je m’informe sur tout et je me suis intéressée à diverses choses que les enfants de mon âge à l’époque ne s’intéressaient pas. Puis à 15 ans est survenu le décès de mon père… Suicide par arme à feu… je n’ai pas pu le voir et de ce fait je n’ai pas pu faire mon deuil. Bref je passe sur les détails la suite à fait que je n’ai pas eu la possibilité de suivre les cours nécessaires à l’exercice du fabuleux métier de médecin légiste et que je ne suis dis et pourquoi pas alors les pompes funèbres? Je me suis donc renseignée sur tout ce qui a trait avec le métier et ma conclusion est que la thanatopraxie est ce que j’aimerais le mieux. Je pourrais donner aux familles ce que moi je n’ai pas eu lors du décès de mon papa. Evidement je suis “fan” de la série “Six feet under” mais pour m’être beaucoup informée je sais que tout n’est pas du tout pareil… Ce n’est pas parce que nous regardons des séries qui traitent de ce sujet que forcément nous nous imaginons que s’est comme à la télé et que nous n’avons pas de jugeote pour se dire que c’est du cinéma! C’est dommage de prendre les jeunes ou parfois moins jeunes pour des idiots parce qu’ils n’ont qu’une envie; réaliser un rêve de pouvoir faire le métier qui leur plait simplement parce qu’ils aiment une série. Pour ma part j’ai 30 depuis hier, je travaille dans l’horeca, j’ai également été vendeuse en boulangerie, pas parce que je ne savais pas quoi faire de ma vie mais simplement parce que LA vie ne m’a pas permis autre chose au début. En septembre j’entame une formation d’entrepreneur de pompes funèbres. Pas parce que je veux travailler dur en commençant par le bas comme vous dites en vous contredisant plus loin mais simplement parce que ça me permettra d’accéder à la formation de thanatopractrice que je veux depuis tant d’années. A côté évidement ça me permettra d’apprendre toutes les facettes du métier. Le seul frein est que je suis une grande timide raison pour laquelle j’aurais préféré passer directement par la case thanato.

     
  7. Bonjour !
    Etant à la recherche d’information sur le métier de tHanatopracteur pour une éventuelle entrée en formation, je me suis laissé tenter à entrer sur ce site pour lire cet article au titre plutôt intéressant, surtout de nos jours. Malgré qu’il ne date pas d’hier, je me permets de laisser un commentaire car il vaut vraiment son pesant d’or. Un seul mot me vient à l’esprit après une lecture attentive : déception. Vous faites preuve d’une incroyable arrogance complétée par d’ahurissants préjugés. Je tiens à vous préciser d’ores et déjà que malgré mes 22 ans je n’ai nullement était influencé par ces séries télévisées qui ne reflètent bien souvent, et sur ce point je suis d’accord avec vous, en rien la réalité du métier qu’elle représente. J’ai lu cependant votre commentaire disant que cet article a plus pour but d’aider les futurs thanatopracteurs en employant de ce fait l’outrance comme électrochoc, j’en suis moyennement convaincu. Pour moi ridiculiser n’est pas aider. En ce qui me concerne, par exemple, je suis issu du milieu paramédicale et après avoir vécu plusieurs décès au sein de ma famille, je suis convaincu que la dernière vision qu’on a de la personne qu’on a tant aimé est la plus marquante et de ce fait rien n’est plus réconfortant que de la voir reposée débarrassée au maximum de tous stigmates. Pour moi cela a été d’une aide indéniable, ce qui m’a donné l’envie d’aider à mon tour. Pourtant quand je lis la manière dont vous traitez les nouveaux diplômés dans cet articles, je reste sans voix. Il n’est donc pas étonnant de remarquer de tels abandons, entre ceux qui se faisaient une fausse illusion du métier et les rencontres avec ces personnes au comportement comme le votre qui se permettent de juger les nouveaux en fonction notamment de leur parcours professionnel. Même si j’ai bien compris que c’était peut-être exagéré cela reste pour moi bien maladroit. Bien évidemment vous aurez compris que je ne suis absolument pas convaincu qu’il faut obligatoirement commencer par “la base dans une société de pompes funèbres et de grimper les échelons.” Ne faites pas de vos connaissances une généralité même si le parcours que vous défendez permet évidemment d’acquérir des connaissances du milieu funéraire qui peuvent être un plus. Il ne faudrait pas oublier non plus que dans cette profession il y a des professionnels de longues dates qui bâclent leur travail dans l’irrespect total du défunt, donc votre argument qui tend à prétendre que l’expérience fait l’excellence est ridicule. Pour finir, je pense que dans votre univers l’ouverture d’esprit a également sa place.
    Au revoir !

     
  8. Bonjour,
    En faisant des recherches sur la formation que je désir faire depuis longtemps, je suis tombé sur votre article.
    Laisser moi vous dire une chose que je trouve très décevante de votre part, c’est la façon avec laquelle vous prenez de haut, les jeunes qui arrivent pour faire ce métier.
    Et contrairement à ce que j’ai pu lire ci-dessus Pôle Emploi ne propose pas cet emploi bien au contraire quand on leur demande, ils nous répondent qu’il n’y a aucun débouché, ce que je doute très fortement.
    D’autre part des personnes qui font des fautes d’orthographe, n’ont rien à voir avec leur capacités à faire des chose manuellement.
    Je sais ce que sais, des services funéraires après avoir vécu plusieurs expérience pour aidé, et malgré une promesse d’embauche fantôme, je n’ai jamais perdu l’espoir d’en faire un jour mon métier.
    Sur ce, je tien à dire que vous êtes loin, mais très loin de m’avoir décourager à vouloir faire ce métier bien au contraire, donc je ferais tout pour faire et avoir cette formation.

     
  9. Bonjour…Votre réaction de dénigrement face un jeune intéressé par votre profession est surprenante (pour rester poli). De grâce epargnez nous votre coté savant de la profession qui sait tout et qui fait tout mieux que les autres….Kevin au moins ne s’exprime pas avec ce petit accent ” facho croque mort” qui donne envie de ne pas vous serrer la main…froide.

    cdlt

     
  10. Bonjour,
    j’ai lu l’article de “Kevin”, j’ai 53 ans et c’est vrai que moi aussi, j’ai été gênée par la tournure, les fautes et la façon de s’exprimer.
    Mais j’ai aussi été un peu révoltée de la façon de répondre, même s’il y a des vérités de dites.
    Pour ma part, à un tournant de vie professionnelle, j’envisage cette formation, et je ne pense pas pouvoir passer par tous les échelons.
    J’ai passé mes dernières années de carrière(si on peut appeler ça ainsi) à prendre soin de personnes âgées, essayant de les garder à domicile dans la dignité.
    L’école suivie pour être agent d’accompagnement, comporte des modules ou les notions de respect, écoute, attention, et j’en passe, nous sont répétées à longueur de journée.
    Et si l’on exerce ce métier, il vaut mieux les avoir bien ancrées en soi.
    Alors, simplement, aucun de ces témoignages n’a pu me laisser entendre quel niveau il fallait pour pouvoir entrer en formation, s’il y a vraiment des débouchés? si oui en grande ville ou petites agglomérations? quel est le salaire moyen que l’on peut espérer (sans les discriminations du style “je te connais, donc, je te donne plus…)
    Je pense pour ma part, après 35 années de travail dans différents secteurs d’activités, puisque j’ai commencé comme ouvrière en usine , puis j’ai accédé à différentes autres fonctions dans différents domaines à force de volonté, pour terminer par m’occuper des personnes âgées et/ou dépendantes, que chacun peut, s’il se donne des chances, arriver à ses fins, pour autant ne pas viser bien sûr des professions d’un niveau que l’on n’a pas.
    On veut nous faire travailler jusqu’à 62..63..64ans ??
    Quel métier nous autorisera t’on à exercer que nous POURRONS exercer?
    Si quelqu’un a des réponses à mes questions, merci…

     
  11. Je me permets de te tutoiyer mais je ne mettrais pas un paragraphe a t’expliquer pourquoi car ce n’est pas le sujet et que contrairement a TOi je n’es pas besoin de m’etaler sur ma “bonne education “. De quelle droit juges TU les gens sur leur orthographe ou leur façon de s’exprimer, cette personne cherchait des conseils et la seule chose que TU as trouvé à lui répondre c’est ce déluge de connerie où non seulement TU te vantes et en plus TU fais passer les thanatopracteurs pour des narcissiques. TU nous expliques que ce n’est pas la peine de faire ce métier pour pouvoir “frimer” mais sache qu’à travers ton discours sans fond TU ne fais que ça. Certes, beaucoup de jeunes ont une idée fausse du métier, et c’était ton devoir de les aiguiller et non de les insulter. Je ne pense pas que l’on fait ce genre de métier par hasard mais par vocation, car c’est un métier que l’on doit aimer profondément et non pas parce que “l’on me l’a proposé”, autant travailler au MC do alors. Et “à la dure” qu’est ce que ça veut dire ? Encore un ancien !!! Il faut savoir évoluer et laisser la chance aux jeunes.

     
  12. Bonsoir,

    Une heure tardive.. Le téléphone en main je fouine sur internet et tombe sur cet article plus que pitoyable..!

    Ce metier ne m’intéresse aucunement.. Mais je connais bien les personnes comme sont auteur !
    Je suis jeune chef d’entreprise et les personnes comme se monsieur s’étrangle à l’idée d’être totalement mit hors service pars des jeunes..
    Ne croyez pas que l’expérience fait tout, même si vous passiez une deuxième vie à travailler durement vous n’arriverez pas à gagner ce que je gagne à 28 ans..
    Et au contraire de vous, chaque jeunes qui croisent mon chemin je l’encourage.. Metier sature.. Laisser moi rire je suis de nationalité américaine et sachez qu’avec la motivation tout es possible tout ! J’espère une chose c’est que le jour de votre mort ce soit un jeune stagiaire qui s’occupe de votre corp ! Vous l’aurez bien mérité !

    A bon entendeur pauvre type.

     
  13. Bonsoir , actuellement je suis aide soignante cela fait déjà 17 ans que j exerce mon métier qui est passionnant mais j en ai fait le tour , biensur dans mon métier la mort est présente régulièrement aussi cela ne m a jamais déranger de faire une toilette mortuaire mais nous ne sommes pas formé comme il le faudrait …
    Le métier de thanatopracteur m as toujours attiré , pensez vous que je puisse faire une reconversion professionnelle ?

     
  14. Je vois que depuis 2013 l’article fais des ravages 😉
    Certes, Guillaume n’a peut être pas mis les formes adaptées en tournant sa réponse mais en lisant entre les lignes, ce qu’il en ressort n’est autre que la vérité…
    Tous ces jeunes qui, du jour au lendemain après une soirée épisodes américain pizza à la main, se sont dit “tiens, j’ai trouvé ce que je veux faire comme métier, pourquoi pas thanato? …” ont, non seulement perdu du temps et de l’argent, mais aussi fait perdre du temps à des thanatos de vocation qui ont cru justement à ce moment là au souffle de jeunesse pour le métier!
    Ce que je trouve intolérable par contre c’est la façon dont certains d’entre vous parle à Monsieur Bailly, à t’il été au bord de la vulgarité dans son commentaire? Non, chacun peut exprimer son opinion mais, à minima, resté poli
    De l’empathie messieurs dames, c’est aussi un maître mot dans notre profession 😉

     
  15. Bonjour,

    Surprise de voir un tel déchainement en réponse à une question, certes tournée maladroitement et sans aucune connaissance élémentaire de l’orthographe, mais….Finalement…Vous vous exprimez fort bien monsieur mais votre article montre-t-il plus de politesse que la question pleine de naïveté de Kevin?
    Quel est pour vous l’intérêt de dénigrer, démonter…Admonester tous ces hypothétiques futurs postulants à un métier que vous dites ne pas avoir choisi mais…Que vous avez choisi de conserver…Pourquoi ne pourrait il pas plaire à certaines personnes? selon vous certaines personnes feraient le choix d’être médecin légiste mais il serait impossible “d’aimer” le métier de thanatopracteur? tour à tour, vous défendez et montrez des signes de dégout pour ce métier qui est pourtant, au final, un métier magnifique par son utilité et le réconfort qu’il peut apporter…
    Je ne comprends vraiment pas votre hostilité et reste pantoise face à votre impolitesse qui, déguisée sous une belle orthographe et engoncée dans de belles formules grammaticales ne trompe personne.

     
  16. bonjour Guillaume

    C’est vrais, tu as raisons sur beaucoup de points, mais nous ne somme pas tous comme ça…
    Kevin est un idiot, un gamin sans cervelle. Pour lui c’est un rêve ni plus ni moins, mais quand Laurent (ou un autre) partira à la retraite tu auras besoin de remplaçants digne.
    Je ne suis pas un cador, et je ne peux pas être le même que t’es collaborateurs thanatopracteur, ni même aucun de nous. Mais simplement donne une chance à celui que tu trouvera le plus digne. Moi, oui, j’ai toujours voulu faire se métier depuis mais 5 ans. Non pas parce que j’ai lu un livre ou regarder une série télé, mais parce que j’en est vue un, en vrais, à l’enterrement de ma mère faire. Il y avait une telle beauté dans se qu’il faisait, c’est un art incroyable qui ma toujours inspiré depuis se jour et quoi que tu dises, jamais je changerais d’avis. Pour le moment je ne suis qu’au lycée, j’ai 17ans. Mais un jour je postulerais, et j’espère que je pourrais te faire connaitre la même joie que tu as ressentie avec le travail de laurent ou d’un autre…

     

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