Un doute s’est Infiltré

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L’émission « Les Infiltrés » diffusée ce vendredi soir traitait de notre métier des pompes funèbres. Moins terrible que ce à quoi nous nous attendions, elle donne toutefois une image peu reluisante de notre métier, que nous devrons défendre dès maintenant avec passion, mais aussi raison.

Si vous avez manqué les épisodes précédents…

infiltres-300x117 Un doute s'est InfiltréLa rumeur a couru : après les maisons de retraite, l’ANPE, diverses institutions et sociétés, patatras, c’était sur les croque-morts que les infiltrés, émission à la réputation sulfureuse, avait jeté son dévolu. Émission que nous nous étions fait décrire avec force détails par quelques initiés qui en avaient eu copie.

« Il faut savoir se gommer derrière son propos », disait je ne sais plus qui, peut être même que je l’invente, mais ce soir, j’écris à la première personne. Déjà, parce que mon premier réflexe a été d’aller voir sur les réseaux sociaux, et que les réactions sont contrastées, entre ceux qui vomissent sur l’émission et ceux qui sont restés abasourdis par ce qu’ils y ont vu. Ce n’est donc pas à une quête de l’ultime vérité que se destine cet article, mais à une vision personnelle et donc, forcément, subjective.

J’ai donc vu cette émission, et maintenant, il faut dire ce que j’en ai pensé. Moment que j’ai retardé le plus possible, parce que je ne sais pas trop, justement, ce que j’en ai pensé.

Le bon, la brute et le type qui pose des questions

L’émission montre donc des sociétés avec des pratiques scandaleuses, mais pas que cela. Il y a, dans ce reportage, des gens plein d’humanité, et de conscience professionnelle, qui exercent le métier ou qui l’ont quitté, dégoûtés, et qu’on laisse s’exprimer. Des professionnels du funéraire, comme vous et moi, qui font un métier difficile avec un salaire parfois misérable. Le journaliste s’infiltre d’abord dans une entreprise de sous-traitance, comme porteur, puis tourne dans des sociétés aux pratiques douteuses. Il ne s’en cache pas : clairement, il explique qu’il a entendu parler de pompes funèbres limites et qu’il a tout fait pour aller y voir.

Au passage, il commet quelques erreurs de débutant. Rien d’irréparable, mais il faudrait tout de même lui signaler que non, porteur n’est pas un métier qui s’exerce sans formation aucune, ou que non, la police ne vient pas poser les scellés sur tous les cercueils.

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Il va mettre une cartouche aux commerciaux, (le « je les ais assassinés » qui restera dans les annales), assaisonner le numéro un du secteur, la police, et l’infiltré se permettra même le luxe d’en remettre une couche sur les maisons de retraite qu’ils avaient déjà consciencieusement démolies dans leur premier numéro (sur les hébergements de défunts, sujet, coïncidence fortuite, d’un de nos articles cette semaine). Il verra et montrera des choses affreuses, soins de conservation effectués dans un hangar, près des toilettes, à côté d’une pile de vaisselle sale.

Certains professionnels donneront à des gens aussi pacifistes, pour ne pas dire placides, que votre serviteur, l’envie soudaine de distribuer des coups de barre de fer dans certaines genoux.

L’omerta ?

Ce que montre l’émission est vrai, cela existe. Le journaliste l’a cherché et l’a trouvé, et il le dit, il faut le lui reconnaître. Mais cela pose un certain nombre de questions. Par exemple, un néophyte saura-t-il décrypter la part d’honnêtes et de malhonnêtes ? En d’autres termes, un spectateur lambda qui voit la pauvre mamie dénudée, le trocart dans le ventre, se faire injecter du formol à côté de la cuvette des toilettes a-t-il assez d’informations pour ne pas mettre tout le monde dans le même panier ?

Le journaliste et Marie Drucker, lors du débat qui a suivi l’émission, ont justifié cet état de fait par l’omerta qui règne dans le milieu. Omerta, selon eux, justifiée par la peur que les agissements de certains ne retombent sur tout le métier.

C’est en partie vrai, mais les journalistes sont quand même gonflés de nous reprocher une situation dont ils sont en partie responsables. Qui écrivait encore récemment des articles à charge sur « le business des pompes funèbres » à chaque Toussaint ? Et auprès de qui le professionnel des pompes funèbres va-t-il se plaindre ? Les autorités ? Le reportage le montre bien : les autorités sont bien au courant de ces pratiques, mais la faute à une procédure trop complexe peut être et au manque de preuves, elles ne disposent pas d’éléments suffisants pour engager des poursuites.

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L’Omerta ? Plutôt un « aquoibonisme » face à des autorités soit impuissantes, soit frileuses dans l’application de la loi, puisqu’un agrément qui saute, ce sont des salariés qui perdent leur travail, et une presse peut être juste dubitative face à un sujet tabou. Il n’y a pas d’omerta, mais à quoi bon parler si personne n’écoute ?

Enfin, soulignons que l’émission n’a pas situé géographiquement son enquête. Entre des villes de plusieurs millions d’habitants avec sept cent points de vente et une paisible cité de province comptant quatre ou cinq sociétés familiales, il y a un monde, que seul le débat a permis de signaler.

Le débat

Le débat a été bon, un peu court, mais bon. Face à des intervenants, représentants du métier, journaliste funéraire, politiques, représentant d’association de consommateurs, personne n’a cherché a tirer la couverture à lui ni polémiquer, et tout le monde semble avoir conclu que, si des problèmes existent, ils ne sont nullement le fait de l’ensemble de la profession.

Oui, donc, les problèmes existent, et les solutions aussi. Il y en a des centaines, de solutions. Que l’application de la loi soit vérifiée, déjà, mais ce n’est pas de notre compétence.

Finalement, l’émission a mis en lumière des pratiques dont nous savons tous qu’elles existent, en partie de la faute de tiers, les coupables, d’abord, les autorités, ensuite, qui ne se donnent pas les moyens d’appliquer la loi, mais aussi un peu la nôtre, qui n’avons peut être pas fait les efforts suffisants de pédagogie et de transparence. Elle aura des répercussions. Justifiées ? Non, la généralisation inévitable faite par le public sera injuste et fausse. Méritées ? Je ne pense pas, mais ça, c’est la conscience de chacun qui lui dira.

En tout cas, lors du générique de fin, je me suis posé deux questions, que je vous invite à votre tour à vous poser. Est-ce que j’ai bien fait mon travail ? Je pense que oui. Est-ce que j’ai suffisamment expliqué ce que je faisais, comment et pourquoi je le faisais ? Jusqu’à ce soir, j’aurai répondu oui, mais là, maintenant, il y a comme un doute qui s’est infiltré…

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17 COMMENTAIRES

  1. Plus de peur que de mal? Pas sûr. Je pense qu’il y aura des retombées… Les invités se sont bien tenus par contre. J’ai trouvé que Mr Hoffarth avait très bien réagi et qu’il avait expliqué les choses très posément. Dommage que le journaliste ne soit pas infiltré chez lui… Malheureux hasard? Ces fous furieux sont-ils vraiment concentrés en région parisienne? Pourtant je connais des gens qui font leur travail correctement même à Paris.

     
  2. C’est ce que je disait sur le forum de france 2 suite à l’émission, des brebis galeuse sil y en a partout et malheureusement c’est toute une profession (PF et thanato) qui vas en prendre un coup à cause de quelques sombres connards….

    Enfin tant que nous nous savons que nous avons bien fait notre travail…..

     
    • Rentabilité, part de marché, lobbing, voilà le fonctionnement; pendant que certains se graissent la pâte d’autres se débattent avec leurs consciences professionnelles.

       
  3. Tout le monde s’accordera à dire à moins de faire preuve de mauvaise foi pattentée que la marque aux 3 consonnes qui sous-traite à des prix indécents ses services ne se gêne pas pour appliquer des tarifs aussi disparates qu’indécents puisqu’aucune agence de cette marque n’est capable de présenter le même devis!
    Et puisqu’ils ont été cités, j’aimerai croire que les gens sauront faire la différence entre les Pompes Funèbres Générales et les Pompes Funèbres en général même si il y a des brebis galeuses partout j’en conviens.
    Alors fallait il pousser des cris d’orfraie avant même la diffusion comme cela a été écrit ou fallait il se poser les bonnes questions plus simplement car même si ce que l’on a vu est davantage symptomatique des grandes villes , on trouve certaines de ces pratiques aussi en province n’en déplaise à certains !
    C’est à nous de changer les choses pour qu’elle ne se reproduisent pas et à travers le SPTIS nous continuerons à nous battre contre ces personnes qui n’ont rien à faire dans le métier que nous pratiquons, ce sont des verrues, des indésirables, des charognards appelez cela comme vous le voulez et nous irons au bout de nos convictions pour défendre l’éthique et les valeurs véhiculées quotidiennement par ces hommes et ces femmes qui se donnent sans compter au service des familles endeuillées …

     
      • COMMENT MR NARABUTIN POUVEZ VOUS CROIRE
        QUE TOUS VOS CHERS CLIENTS DU FUNERAIRE NE PRATIQUENT PAS DE MAJORATION SUR VOS TARIFS DERISOIRES DE SOIN D’HYGIENE ET DE PRESENTATION, AVEZ VOUS VU AU MOINS UNE FACTURES DE VOS SOINS DANS UNE MAIN ENDEUILLEE ? LA MAJORATION SUR UN DEBOURS
        EST INTERDITE !

         
  4. Je dois avouer avoir crié “au loup” un peu vite, peut être. Bien qu’horrifiée par certains faits racontés, je dois reconnaître que le journaliste a su également “donner la parole” a des professionnels qui aimaient leur métier, ce qui est louable. Le débat aussi fût très intéressant.

    Il ressort plusieurs choses de cette émission, premièrement, il a des personnes sans aucune morale qui exercent, en dépit des lois et des législations, mais ça, ce n’était visiblement pas une surprise pour la plupart d’entre nous (bien que le fameux commercial en tenait une sacré couche); deuxièmement, comme cela a été souligné dans l’émission et dans l’article, la profession manque cruellement de contrôles.

    Si ces contrôles étaient effectués plus souvent; et je ne suis pas forcément d’accord pour dire qu’il est si difficile de prouver certains faits; ce sont les professionnels sérieux et honnêtes a qui cela profiterait, et non plus l’inverse.

    Au passage, je me permet une question: cet accord entre PFG et des communes, ça ne va pas à l’encontre de l’article qui dit qu’aucune personne ne peut orienter vers telle ou telle PF lorsqu’elle a connaissance d’un décès via sa profession? Employés de mairie inclus…non?

     
    • Plusieurs entreprises sont mises en concurrence pour fournir un service c’est le principe de l’appel d’offres. Celle retenue est la plus à même de réaliser la prestation (travaux,fournitures,produits,services….)

       
  5. Comme vous tous , j’ai visionné cette émission avec attention et les pratiques douteuse filmées ne m’ont pas surprises outre mesure car nous savons tous qu’elles existent dans les faits, le plus dérangeant est de les voir véritablement en image, pointant ainsi du doigt certains opérateurs qu’on ne saurait qualifier de « professionnels ».
    Alors même si l’accent était mis sur les opérateurs de Pompes Funèbres et principalement ceux Du Groupe OGF, des faits similaires tout aussi condamnables et répréhensibles existent au sein de notre activité, ne nous leurrons pas !

    C’est la raison pour laquelle je me permets de rappeler l’une des nombreuses missions du SPTIS qui n’est pas la moindre, la défense des valeurs qui nous anime à travers la profession de thanatopracteur.
    Nous continuerons en effet à nous battre contre ses pratiques marginales, d’un autre âge et qi doivent être condamnées fermement car ne perdons pas de vue que notre moteur est la confiance des familles qui nous confient quotidiennement les corps de leurs défunts et nous ne saurions trahir cette confiance en ne proposant pas des pratiques de qualité à des prix raisonnables.
    La déontologie et l’éthique sont des valeurs chères dans notre métier et elles constituent la base d’un travail honnête et respectueux, conforme tant à la législation qu’à l’apprentissage qui nous a été dispensé par nos pairs.
    Puisqu’il m’était impossible de me rendre disponible à la date de l’enregistrement, j’ai donc demandé à notre Secrétaire Général de s’y rendre afin de représenter le SPTIS et je tenais justement à le remercier car il a su véhiculer une image positive où se mêlaient à la fois la sérénité, la discrétion et la fierté du métier pour lequel nous assurons la défense quotidiennement.
    En revanche je déplore le manque de temps consacré à l’après reportage ainsi que les coupes opérées au montage car chacun des interlocuteurs avaient une multitude de documents et d’éléments à apporter et le temps imparti n’a pas permis à Régis Narabutin de présenter ne serait-ce que les missions du SPTIS.
    Quoi qu’il en soit, cela nous a permis, dans une moindre mesure, de nous faire connaître de nombre d’entre vous et de porter à votre connaissance qu’un Syndicat libre, indépendant et autonome existe afin de véhiculer les valeurs qui vous sont chères, de vous représenter au travers de nos institutions et de poursuivre en justice ceux qui bafouent impunément, du moins le croient ils, notre noble et respectable profession…

    Cédric Ivanes, Président du SPTIS

     
  6. BONJOUR

    C’est toujours à la mode les satgiaires qui travaillent completement seuls ?
    Car ça je l ais constaté tres tres souvent : la POLICE reçoit une vacation mais ne se deplace jamais pour assister aux soins FAUTE D EFFECTIFS … : resultat , pas besoin de DE thanato pour pratiquer !!! la vacation pour les soins c toujours d’actualité ??

     
  7. En réponse à l'”infiltré” qui manifestement ne semble pas assez courageux pour dévoiler sa véritable identité, je connais ces clients depuis maintenant 8 ans et je sais que les 2/3 d’entre eux passent les soins en avance de tiers et préfèrent répercurter leur marge sur la location de la salle de soin ce qui est tout à fait légal, les autres qui n’ont pas de funérarium et qui sous traitent aussi cette prestation prennent symboliquement 30 ou 4O € et l’affichent dans leur devis dans les prestations facultatives sous la forme “mise en en relation avec un professionnel habilité” ce qui est tout à fait légal aussi, ainsi ils prennent une commission de façon tout à fait légale car affichée noir sur blanc et les familles ne sont pas abusées mais quand on a des relations quasi amicales avec ses clients et qu’on a une relation de confiance surtout, on ne fait pas que des soins, on les conseille et on les avertit des sanctions éventuelles qu’ils encourent mais vous les connaissez certainement mieux que moi ?
    D’autre part mes tarifs sont assez élevés par rapport à ce qui se pratique et j’ai toujours refusé y compris lorsque je me suis lancé de travailler avec des enseignes “négrières” qui décident de leurs prix, du montant des majorations et qui vous paient à 30 jours fin de mois car j’ai une certaine idée de l’indépendance et à ce prix là je préfère aller à la pêche plutôt que de me prostituer au tarif d’une toilette améliorée en lieu et place d’un soin de conservation.
    Celà dit, chacun voit midi à sa porte mais comptablement parlant c’est une hérésie d’une part et d’autre part je ne me voyais pas dire à mes clients “dédolé vous payez vos soins 80% plus cher que la marque aux 3 consonnes même si vous me filez plus de soins et depuis plus longtemps”, c’est aussi ca l’éthique et le respect de la clientèle, tout le monde au même prix ca évite bien des soucis!
    PS : Vous pouvez aussi me joindre par mail pour continuer cette discussion si le courage vous étreint soudainement…On peut rêver!

     
  8. qu’est ce que vous appelez monsieur Narabutin un tarif élevé par rapport à ce qui se
    pratique? car pour moi un tarif digne pour ce travail honorable c’est minimun
    400 euros en dessous de ce tarif c’est pas professsionnelle!!!!!!!
    charge emotionnelle, difficulté du travaille , bien souvent dans des lieux inadaptés
    bref la mort dans son etat la plus brut , apres un travail réussit je pense que ce tarif
    n’est pas volé!! NON!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

     
  9. Bonjour à tous,

    L’émission « les infiltrés » a montré un coté sombre de la profession toutefois beaucoup de points n’ont pas été abordés. D’ailleurs, les invités de cette émission, pour la plupart acteur de cette profession, n’ont pas soulevé les problèmes qui amènent à ce type de pratiques vues dans le reportage, voici quelques exemples qui auraient pu être mentionnés :

    – Le manque d’un diplôme funéraire au même titre que n’importe quelle profession
    – Des contrats pré-obsèques non garantis
    – Une TVA post-mortem illégale
    – Des institutions publiques ou semi-publiques qui rackettent les familles
    – Des hôpitaux et des maisons de retraites qui téléguident
    – Des groupes financiers qui prennent possession du secteur

    Je suis jeune dans la profession et je pense que beaucoup se disent représentatifs et défenseurs de la profession mais trop peu agissent face à des problèmes qui datent d’une vingtaine d’années.
    Pourquoi lorsqu’une entreprise publique ou semi-publique est accusée, de tel ou tel problème, les autorités compétentes n’agissent que tardivement voire jamais, alors qu’à l’inverse une entreprise privée se verra contrôlée immédiatement.
    Mon père s’est battu contre un monopole avec des entreprises de pompes funèbres indépendantes, je pensais qu’il en avait fini avec le monopole mais quelques séquelles sont restées et ont été exploitées par certain de la profession.
    Aujourd’hui, mon groupe d’indépendants sous l’enseigne Sublimatorium Florian Leclerc va se battre contre ses problèmes et va en sortir des solutions. Mais tout ceci ne pourra se faire sans l’appui et le soutient d’entreprises présentent sur le marché funéraire, des professionnels qui souhaitent en finir avec des émissions comme celle-ci et qui veulent participer au monde funéraire de demain.

     
  10. Pour traiter tous les problèmes que vous relatez ce n’est pas une émission des Infiltrés qu’il faudrait mais au moins 10 étant donné les coupures, les montages et les gens qui se coupent la parole sans arrêt et puis surtout il ne faudrait pas 8 invités mais seulement votre seule personne comme ca vous pourrez nous asséner votre vérité toute rose toute belle.
    Certes nous n’étions pas forcément les plus représentatifs de la profession mais nous avons eu le mérite et le courage d’affronter la vérité en face et nous avons accepté d’en débattre.
    Qu’attendiez-vous? Que tous les problèmes soient résolus dans cette émission d’un coup de cuillère à pot?
    Votre intention est noble mais il faudra du temps pour inverser le cours des choses et votre réseau, pas plus qu’un autre, n’est à l’abri de ces abus et de ces aces inqualifiables!
    Celà dit, nous sommes au moins d’accords pour faire changer les choses mais chaque chose en son temps “qui veut voyager loin ménage sa monture”!

     
    • J’attendais rien de cette émission.
      Vous avez raison, tout ne peut pas être résolu en une émission, surtout dans une émission qui ne cherchait pas à résoudre les problèmes, mais vous ne pouvez pas nier qu’il y a des problèmes qui ne datent pas d’aujourd’hui comme les pratiques frauduleuses de certains hôpitaux avec la collaboration de régies ou SEM.
      Si on laisse ces difficultés s’accumulées nous nous en sortirons pas et qu’on ne me dise pas qu’il faut attendre une émission Tv sur les pompes funèbres pour pouvoir en débattre, d’autres actions sont possibles or qu’est ce qui est fait aujourd’hui pour apporter des solutions à des problèmes bien connus? Rien!
      Les paroles arrangent souvent les choses néanmoins lorsqu’on s’aperçoit que durant des années cette méthode n’a pas fonctionné et ne fonctionne toujours pas, on en change!
      Monsieur Narabutin je prends acte que vous souhaitez faire changer les choses.

       
  11. Monsieur Leclerc,
    Je représente un Syndicat Professionnel et à ce titre je m’exprime toujours au nom de nos membres donc ce désir de changer les choses ne doit pas m’être attribué personnellement mais collectivement.
    Nous sommes plusieurs à vouloir que les choses changent et pour bouger nos institutions, il faut dabord dépoussiérer les mauvaises habitudes, changer les meubles de place et même les renouveler au besoin et tout celà prend un temps considérable surtout pour les bénévoles que nous sommes mais soyez certains que nous nous y employons quotidiennement et vous verrez que l’immobilisme et l’inaction ne font partie de notre vocabulaire.
    D’autre part, chaque fois que l’actualité funéraire se fera au détriment de la profession que nous représentons, nous prendrons position et agirons avec force et vigueur pour bien nous faire entendre.
    En effet nous laissons la langue de bois et les effets de manche à nos détracteurs, aux conseilleurs et aux censeurs de notre profession et Dieu sait si il y en a!
    Mais il sera toujours temps de faire un bilan d’ici ne serait-ce qu’un an, depuis le 15 mai date de notre création, nous avons déjà abattu plus de travail que n’importe quelle association qui a pu exister par le passé.
    Nous avons obtenu et obtenons encore des rendez-vous chaque mois avec nos Ministères de tutelle, nous avons répondu présents dans les Commissions en relation avec notre avenir, nous avons pris des positions claires et tranchées toujours en accord avec nos membres, nous nous réunissons par le biais d’une vision-conférence tous les mois pour débattre des avancées et des projets à venir.
    Chaque jour nous reçevons des inscriptions qui viennent grossir les rangs et apporter une énergie nouvelle et sans cesse renouvelée, nous sommes preneurs de toutes les idées, tous les concepts et surtout nous partageons un intérêt commun, la défense de la profession de thanatopracteur, nous ne pouvons plus continuer à nous positionner comme des accessoires des opérateurs de Pompes Funèbres mais comme des acteurs à part entière, l’avenir de la thanatopraxie passe par un engagement sans condition auprès d’un syndicat libre, indépendant et autonome comme l’est le SPTIS.
    Pour finir je suis heureux d’entendre qu’à votre tour vous défendez une profession au service des familles et non au service de trusts régis par des omnium de gestion financière ou des fonds de placements étrangers qui n’ont comme soucis que la rentabilité et le partage de dividendes toujours plus importants en fin d’année au détriment de leur personnel (bien souvent sous payés par rapport à la tâche accomplie) d’une part mais surtout au détriment des familles endeuillées qui sont davantage considérées comme des vaches à lait que comme des personnes vulnérables et dans la douleur…

    PS: Je serais heureux d’en débattre personnellement avec vous, mes coordonnées mail figurent sur le site du Syndicat Professionnel des Thanatopracteurs Indépendants et Salariés

     

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