Universal Monsters : un cercueil au pied du sapin ?

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La Universal, célèbre compagnie de production cinématographique, fête cette année ses cent ans. L’occasion de redécouvrir des classiques en tout genre, comme avec la coffret « Universal Monsters ».

Et ce sera huit ! Pas moins de huit films en blu-ray, entièrement remastérisés et restaurés, allant de la période 1930 jusqu’aux années 50, présentées dans un bel objet.

Beau contenant…

coffret-universal-monsters Universal Monsters : un cercueil au pied du sapin ? Le coffret est tout ce qu’il y a de plus sympathique : une boite en forme de cercueil, clin d’œil à Dracula, contenant les huit blu-ray, un livret de présentation et un set de cartes postales reproduisant des affiches et photos d’époque. Pour l’amateur de cinéma fantastique passionné par les sources de son genre, il y en a pour une bonne heure rien qu’à admirer le contenu sans introduire le moindre blu ray dans son lecteur.

Et vu la qualité et l’intérêt des huit films sélectionnés, il faut prévoir une heure de plus pour choisir celui par lequel on va commencer.

…Du contenu !

3d-coffret-monsters-def-rouge-d5e21-300x239 Universal Monsters : un cercueil au pied du sapin ? Que serait la Universal sans Tod Browning ? Avant de partir réaliser “Freaks” en 1932 pour la Métro Goldwin Mayer, Browning avait, en 1931, réalisé Dracula, adapté non pas directement du livre de Bram Stocker mais de son adaptation théâtrale. Le film mettait en avant un acteur déjà renommé, mais sans image véritablement populaire, Bela Lugosi. A l’origine, c’était Lon Chaney qui devait tenir le rôle du comte, mais il en a été empêché par son décès. Si l’on se demande ce qu’aurait donné l’acteur fétiche de Browning dans le rôle titre, il faut reconnaître que Bela Lugosi fait plus que l’interpréter : il donne un standard de qualité. Les amateurs de la misérable petite version de Coppola seraient avisés de voir ce classique, ils seraient surpris d’entendre, en 1931, certaines répliques familières. « Oh, écoutez les, les enfants de la nuit, quelle musique ils nous jouent ! » ou bien, plus encore « Je ne bois jamais… De vin ». En bonus du blu ray, la version Espagnole du film, tournée simultanément dans les même décors. Si ce n’est pas collector !

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Bien entendu, avec Dracula va Frankenstein. Et si Tod Browning a immortalisé le prince des ténèbres, on peut dire que James Whale a su mieux qui quiconque montrer à l’écran un savant fou. La créature étant interprétée par un certain Boris Karloff… L’image classique du monstre de Frankenstein, front haut et couturé de cicatrices, c’est lui. La foudre comme moyen d’animer la créature, c’est le film, Mary Shelley n’en faisant aucune mention dans son livre.

Et puisqu’un bonheur n’arrive jamais seul, on retrouve Whale et Karloff dans la suite, « the bride of Frankenstein ».

Que des classiques, mis en valeur

On retrouve également dans ce coffret « La momie » de Karl Freund toujours avec Boris Karloff, « La créature du Lagon Noir » de Jack Arnold, en version 2D et 3D, ce qui n’était pas courant à l’époque, « le Fantôme de l’Opéra » d’Arthur Lubin, « L’homme invisible » de James Whale, et l’occasion de revoir l’inoubliable Lon Chaney dans « le loup-garou » de George Waggner.

Chaque film a été remastérisé, restauré avec le plus grand respect, et chaque disque contient des suppléments intéressants : documentaires sur la restauration, sur les effets spéciaux de l’époque, des portraits, des commentaires d’historiens du cinéma, plein d’autres choses qui feront le régal de l’amateur. Mis bout à bout, on approche des vingt heures de visionnage.

Juste indispensable pour les passionnés de vieux films, de fantastique en général, et les collectionneurs d’éditions collector. Et l’occasion rêvée de mettre un cercueil au pied du sapin.

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