20 bougies au crématorium des Ulis

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Le jeudi 12 septembre, le Crématorium des Ulis a fêté ses 20 ans. Monsieur Gilbert Piantoni, Président du SICOMU, et Monsieur Philippe Gentil, le président d’Alliance Funéraire, avaient invité les professionnels du funéraire de la région, pompes funèbres, dirigeants de crématoriums, les élus locaux, responsables d’associations et Funeraire-info pour célébrer cet événement au crématorium

Malgré une circulation dense et un temps mitigé,  une centaine de personnes étaient présentes  (95 personnes) pour la visite du site des Ulis caché dans un parc paysager au milieu duquel se dresse la silhouette discrète et moderne du crématorium. L’ensemble des installations étaient accessibles, les équipes d’Alliance Funéraire dirigées par Jérôme Uguen étaient présentes pour renseigner, diriger et répondre avec professionnalisme aux questions des invités. La visite de la salle de cérémonie, de la salle d’introduction et des fours montre la volonté de transparence et d’information d’Alliance Funéraire, actuel gestionnaire du site.

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20 ans déjà!

Monsieur Gilbert Piantoni, Président du SICOMU, Syndicat Intercommunal du Cimetière de l’Orme à Moineaux des Ulis, regroupant les communes de Meudon, Les Ulis, Orsay, Palaiseau, Saint-Cloud, Bagneux, Bourg-la-Reine, Chaville a pris la parole en premier pour accueillir les invités et faire un historique de cet équipement.

Après la création du cimetière en 1983, l’inauguration du crématorium en 1993 et l’arrivée du second four en 1997 le crématorium a su faire face au défi de la crémation dans la région parisienne face à une concurrence rude en termes d’équipements. Mais pour satisfaire une demande de crémation en pleine croissance, il n’a cessé depuis de s’adapter et se moderniser en améliorant la qualité de service aux usagers avec, par exemple, la salle de convivialité.

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Le crématorium géré depuis 2009, pour un mandat de cinq ans, par Alliance Funéraire, était précédemment dirigé par OGF/PFG dans le cadre d’une délégation de service public.

Le président a aussi souligné la satisfaction des élus vis-à-vis d’Alliance Funéraire dans le cadre de cette délégation.

Monsieur Philippe Gentil, le président d’Alliance Funéraire, est ensuite intervenu pour remercier l’auditoire pour sa présence.

Il a rendu un hommage appuyé aux élus qui ont, il y a plus de vingt ans, décidé la création de cet équipement avec « une vision d’avenir », hommage aussi à Pascal Moreau pour son rôle dans le développement de la crémation et à Christian Maffet, son prédécesseur malheureusement décédé l’année dernière qui a œuvré pour améliorer la prestation et le rituel de la cérémonie.

Il a fait ensuite un historique nous permettant de remonter aux grecques et aux romains et même avant. La création du premier crématorium en 1887, le concile Vatican II en 1963 permettant la crémation dans la religion catholique. Le boom de cette pratique depuis 1980 (1%) pour passer à 10% en 94 et plus de 30% en 2013 avec bien sur des dichotomies régionales sachant que cette pratique représente 60 % des disparus à Nice et 75 % à Metz.

Il a souligné que cette mutation dans les trente dernières années a surpris les professionnels et les politiques qui n’y étaient pas vraiment préparés, et a obligé les opérateurs funéraires à s’adapter et à innover dans la gestion des cérémonies. Il a vivement remercié le SICOMU et les équipes d’Alliance funéraire pour l’organisation de cette manifestation avant de laisser la parole à Damien Le Guay.

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Damien Le Guay, philosophe, vice-président du comité d’éthique du funéraire, maître de conférence à HEC, a abordé le thème de la crémation devant l’auditoire sous un angle philosophique, sociologique, historique, ethnologique et anthropologique‎. Comme il serait réducteur de tenter de le paraphraser, je ne saurai trop vous conseiller de lire ses livres et en particulier « La mort en cendres – La crémation aujourd’hui que faut-il en penser ? »

Un interlude musical a suivi avec des Élèves du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. L’assistance a, dans un silence religieux, écouté du Rachmaninov et du Saint-Saëns, brillamment interprété au piano, violon et violoncelle, un moment d’émotion palpable … Philippe Gentil nous a laissé percevoir le mélomane qu’il est en tournant les pages de la partition du pianiste.

L’ensemble des personnes présentes se sont retrouvées autour d’un buffet pour continuer à échanger autour du sujet commun des opérateurs funéraires, comment réinventer un rite pour les cérémonies civiles, comment personnaliser l’hommage, comment créer les conditions d’un départ de cette terre permettant au vivant de commencer un travail de deuil, comment concilier vie, mort, hommage, souvenir et mémoire ?

Visite en image (Crédit photo CHRISTELLE GLEMET et Funeraire-Info)

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