2016, une année de funéraire, bilan avant liquidation

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Que retenir de cette année 2016 et qu’attendre de l’année 2017 en funéraire ? Beaucoup, beaucoup de choses. Voici, puisque personne ne me l’a demandé, mon avis, qui est l’avis de référence auquel j’ai tendance à me référer lorsqu’il m’arrive de vouloir savoir ce que je pense, comme dirait Desproges.

Pas de changements, des confirmations

Au niveau de l’offre funéraire en elle-même, nul bouleversement majeur n’a été à signaler. J’en vois qui tombent de leur chaise, attendez, je précise : certes, des choses importantes se passent, mais elles sont la continuité de mutations déjà entamées. La personnalisation des obsèques, la concentration du marché, sont des mouvements qui se sont poursuivis et qui avaient été entamés depuis déjà quelques temps.

En réalité, beaucoup de choses se sont déroulées de façon très subtile. Le meilleur exemple reste le cercueil en carton : on en a parlé comme d’une arrivée fracassante en 2014 et 2015, mais le plus gros changement a eu lieu en 2016 sans que presque personne ne s’en aperçoive : début 2016, il était persona non grata à peu près partout, sauf dans quelques crématoriums, et, en cette fin d’année, il est accepté partout, sauf chez une poignée d’irréductibles que la législation va, de toute façon, finir par mettre au pas. De même, il n’a pas conquis soudainement la majorité du marché, mais gagne inexorablement des parts et la réputation. Certains opérateurs le pensent marginal, d’autres au contraire le proposent systématiquement pour les crémations et croissent.

De même, tout le monde parlait de l’arrivée des mutuelles dans le monde du funéraire comme les sept plaies d’Egypte à elles seules. Encore une fois, rien de tout cela : les mutuelles sont bien là, à travers un opérateur, qui prend son temps pour poser ses jalons et devenir, dans les années à venir, un acteur majeur, mais pas monopolistique.

Au final, une année passionnante, d’évolution mais pas de révolution. Et c’est tant mieux, parce que les révolutions finissent toujours mal.

Funéraire et politique

L’année 2016 aura été l’occasion pour les politiques de se pencher sur le funéraire. Avec plus ou moins de succès. Plutôt moins que plus, pour être franc.

Il y aura eu, bien entendu, cette histoire de dépôt de devis en mairie. Nous avons beaucoup brocardé le Sénateur Sueur, qui a dû croire que nous ne l’aimions pas. Mais non : nous avons de la sympathie pour l’homme, une admiration pour le politique dont le bilan est incontestable, moins pour sa loi.

Vous vous souvenez de la levée de l’interdiction des soins de conservation pour les patients atteints du HIV ? Oui, nous aussi. On vous en parle depuis 2014. Et on nous avait promis : « en 2016, vous allez voir ce que vous allez voir ! Il est temps de clarifier les choses. » et bien, c’est clair : aujourd’hui, 29 décembre 2016, nous en sommes exactement au même point qu’en 2014. C’est pénible, autant pour ceux qui y sont favorables que pour ceux qui y sont opposés, ce climat d’incertitude. Mais, c’est promis, en 2017 « Vous allez voir ce que vous allez voir. » j’ai l’impression que cette année sera aussi aveugle.

Nous ne reparlerons pas de l’oublie des pompes funèbres dans l’hommage que François Hollande a rendu aux intervenants sur l’attentat de Nice. Comme l’a dit un lecteur non professionnel du funéraire « vous êtes payés pour ça ! ». Merci donc de nous avoir appris que les policiers, infirmiers, médecins, etc. font tous leur métier de façon bénévole, et que notre salaire à la fin du mois est un bouclier grâce auquel rien ne peut nous atteindre.

Enfin, il y aura eu le loi sur les obsèques civiles, pardon, laïques. Là encore, pas de commentaire. Après tout, si un député veut se vanter d’avoir inventé, en 2016, un truc qui existe depuis 1890, ne lui ôtons pas son plaisir, déjà qu’au vu des sondages, en juin prochain, on va lui ôter son siège… Le pire, c’est qu’il ne comprendra même pas pourquoi.

Les salons du funéraire

Que serait une année funéraire sans son salon ? L’édition 2016 de Funexpo a-t-elle été un top ou un flop ? Et bien, sans conteste, un flop… Pour ceux qui n’y sont pas venus. En dehors du fait qu’elle s’est déroulée en septembre, et que beaucoup d’exposants ont apprécié le fait de pouvoir faire une petite pause dehors sans se faire saucer ou devoir enfiler une combinaison polaire, c’était, durant trois jours, le centre du monde funéraire, des grands classiques aux nouveautés.

Bref, que dire sur Funexpo ? Simplement, merci aux organisateurs de nous proposer, tous les deux ans, un salon aussi réussi et convivial, et rendez-vous en 2018.

Qu’attendre de 2017 ?

Alors, la question, qu’attendre de 2017 ? Beaucoup de choses.

D’abord, un salon du Funéraire à Paris, qui sera de retour au Bourget. Il y a les amateurs pour les deux salles, mais une chose est sûre, le salon fera, comme chaque année, preuve de rigueur dans son organisation et de richesse dans sa programmation, j’ai hâte d’y être. A titre personnel, je suis très content de revenir au Bourget, parce qu’être accueilli par la fusée Ariane le matin, c’est la classe.

Et puis ? Et puis… Beaucoup de choses. Des choses qui sont en instances, et dont nous vous parleront le moment venu, des choses qui sont encore juste dans un coin de la tête de quelqu’un, quelque part, et que nous aurons le plaisir de connaître, et de vous faire connaître.

C’est le moment ou jamais de remercier. Merci à vous, nos 1 millions 600 mille lecteurs de 2016, de nous avoir fait confiance pour vous informer en 2016. Merci à vous, nos annonceurs, qui nous ont confiés la tâche de contribuer à faire connaître leur entreprise. Merci à toutes celles et tous ceux qui font le funéraire au quotidien, pour le soin et l’attention que vous portez aux familles qui vous confient leurs défunts.

Et puis, merci à Mélanie et Sarah, mes collègues et amies, et un merci tout particulier à Eric, qui porte les destinées de Funéraire info depuis sa création, ce qui revient globalement à faire un Vendée Globe chaque semaine.

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