Incendie du funérarium d’Amiens, coupables et irresponsables

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Un funérarium a été victime d’un incendie, certainement volontaire, la semaine dernière. Les responsables et leur mobile sont encore inconnus, mais peu importe qui et pourquoi : il y a des choses qui ne se font pas.

L’incendie du funérarium d’Amiens

Samedi 20 février, le funérarium des PFG d’Amiens a été victime d’un incendie, qui a provoqué plusieurs milliers d’euros de dégâts, et rendus inutilisables les trois salons. Ceux-ci étaient inoccupés, mais une défunte reposait dans une case de la partie technique du funérarium, heureusement préservée grâce à l’intervention rapide des pompiers.

Traces de pas, porte défoncée, objets déplacés, dont la bonbonne d’eau, fauteuil qui a servi de combustible placé juste sous le panneau électrique : l’origine criminelle de l’incendie ne fait aucun doute. Des dégradations, les jours précédent les faits, dans l’agence PFG, tendent à prouver que soit le DSO local et ses équipes sont drôlement malchanceux, soit que l’enseigne est bel et bien la cible.

La chance, ici, tient du fait que le feu ne s’est pas propagé, et que la majorité des dégâts ont été causé par des fumées.

Là, si nous étions dans l’excellente émission L’Heure du Crime de Jacques Pradel sur RTL, ou dans la non moins excellente émission Faites Entrer l’Accusé, de Frédérique Lantiéri, nous nous interrogerions sur le déroulement des faits, l’intention, le mobile, les suspects. Qui, comment, pourquoi ?

Mais nous sommes dans Funéraire Info, et ce ne sont pas nos préoccupations principales.

De la non importance du pourquoi

Une dame reposait donc dans une case réfrigérée dans la partie technique. Coup du sort, l’infortunée avait péri dans l’incendie de sa maison. Ceci, les incendiaires ne le savaient peut être pas. Du moins, on souhaite penser qu’il l’ignoraient ! Sont généralement affichés à l’entrée des funérariums les noms des personnes qui s’y trouvent en salon, permanent ou provisoire, en un mot, susceptible de recevoir de la visite.

Mais d’autres défunts peuvent s’y trouver, en case, par exemple, ou en cercueil, transitant vers une autre destination, départ vers un transport longue distance ou un crématorium non loin. Défunts non signalés, puisque non censés recevoir de visiteurs.

Ce qui amène, par une petite circonvolution de l’esprit, à ramener les incendiaires de funérariums au même niveau que les profanateurs de sépultures. Des délinquants du bas de l’échelle.

La famille avant tout

Imaginons un instant que les flammes aient atteint un ou plusieurs corps présent dans le funérarium. Qui en aurait souffert le plus ? Les familles, oui, totalement étrangères pourtant aux raisons pour lesquelles ces faits ont été commis.

Imaginez que le corps d’un défunt ait été atteint, voire endommagé, pendant l’incendie ? Quelle justification pourrait être apportée à la famille ? La réponse est simple : absolument aucune.

Un lecteur nous a demandé si il s’agissait d’un professionnel qui aurait cherché à saboter les installations d’un concurrent. Aucun d’entre nous n’y avait pensé, à la rédaction, et nous n’y pensons pas encore à l’heure qu’il est. Quel professionnel, sachant que des défunts pouvaient se trouver dans les lieux, aurait pris le risque de leur porter atteinte ? Quel professionnel aurait pris le risque d’ajouter au deuil des familles qui ont perdu un proche le choc de voir son corps ainsi atteint pour des motifs injustifiables ?

Nous le répétons, nous ne l’envisageons pas. L’incendiaire ne peut être qu’un imbécile, ignorant ou inhumain.

Certes, les seuls dégâts sont matériels, se dira-t-on. Oui, mais c’est un coup de chance. Et nous pensons aux professionnels, assistants, conseillers, porteurs, rattachés à ce funérarium, privés de leur outil de travail. Nous pensons aussi aux familles, qui perdent un proche, et qui ne pourront pas se recueillir auprès de lui faute de place.

Quelle que soient les raisons, donc, qui ont présidé à ce crime, il ne peut être ni justifié, ni excusé. Juste sévèrement puni.

Le site internet des PFG est ici : www.pfg.fr

2 COMMENTAIRES

  1. « L’incendiaire ne peut être qu’un imbécile, ignorant ou inhumain » Bien dit Guillaume et rien à ajouter dans ce monde où beaucoup, face au succès des autres, passent plus de temps à détruire l’oeuvre d’autrui qu’à construire leur propre édifice à « la gloire du travail ».

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