Anecdotes du funéraire : ces témoignages de votre terrain professionnel

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anecdotes du funéraire

Ça fait longtemps que je ne vous ai pas écrit un petit article témoignage. Voilà qui est chose faite, d’autant que ces derniers mois il vous est arrivé plein de choses.

C’est sûr à vous, elles ne vous ont pas fait beaucoup rire sur le moment, mais vous verrez les lire trois mois après… ça fait du bien, enfin j’espère. Allez en scène, vos meilleures anecdotes du funéraire, merci à tous les professionnels de les avoir partagées.

« Je bosse dans le funéraire depuis 10 ans comme conseillère, la plupart du temps, je suis au bureau ou en démarches, ce qui reste un petit job tranquille pour moi, sauf que là, plein de décès sont tombés en même temps, mon collègue me demande un coup de main pour préparer un cercueil avant la mise en bière. Il sait pourtant que ça me fait peur d’aller au hangar avec tous les cercueils debout, mais bon, je l’aide c’est mon collègue. J’arrive à l’heure prévu, hangar vide, noir, cercueils debout sauf celui qui était en place pour la préparation qu’il avait placé au sol en faisant attention de mettre un truc en dessous pour pas l’abîmer. L’horreur absolue. Je lance un « ouh ouh » comme dans un film d’horreur, personne… je commence à trembler un peu, et bien sûr mon téléphone est au bureau…J’attends encore quelques minutes et lorsque je commence à tourner les talons, je vois mes collègues crier « SURPRISE ! » en arrivant avec un énorme gâteau. Moi je cris, je hurle, je pars en arrière et je tombe en plein… dans le cercueil! Je m’en rappellerai de mes 35 ans.

Cendrine, assistante funéraire.

« Je suis thanato depuis 3 ans, je commence à devenir routinier dans mes procédures et ça me va très bien. À l’hôpital ou ailleurs je passe pour le chieur de service parce que je vérifie toujours tout trois fois. Une fois n’est pas coutume, j’arrive à la morgue, je vérifie le nom sur la porte, sur le bracelet, je demande à l’agent d’amphi, je vérifie sur mes fiches. Et je m’aperçois que le nom que j’ai est « D….t » alors que là devant moi j’ai « D….d ». « T’inquiète pas c’est qu’une erreur de frappe. » J’appelle mon patron, je revérifie encore, ce qui fait doucement fumer la tête de l’agent d’amphi et j’attaque mon soin. En fait oui… j’avais raison. Deux dames, même âge même prénom, même nom de famille à… une lettre près, sauf que la dame en question n’était pas encore descendue, le médecin n’avait pas signé le certificat. Heureusement l’autre dame devait aussi avoir un soin, de quoi ne pas améliorer les rapports avec mon concurrent, et de repasser mes procédures au peigne fin. « 

Alexis, thanatopracteur.

« Les obsèques à l’américaine, ça n’est pas trop mon genre, je suis plutôt discret, sobre comme maître de cérémonie. J’écoute ce que les familles veulent et j’essaie de m’adapter au mieux à leur demande. Là j’ai eu une cérémonie avec une grande famille, de celles qui pleurent à chaudes larmes très fort et très bruyamment pour les obsèques de papi. Après tout, chacun sa manière de réagir. Dans l’assemblée beaucoup de dames, dont une jeune femme apprêtée et maquillée pour aller en soirée visiblement. Je voyais qu’elle me regardait étrangement mais bon, je restais concentré. Juste avant la fin de mon laïus, elle se lève en trombe, court dans mes bras en me disant merci et m’embrasse sur la bouche ! J’avais du rouge à lèvre rouge partout et j’étais tellement gêné que mon collègue qui retenait son rire à du reprendre la suite. »

Javier, maître de cérémonie.

« Qui dit période de grosse chaleur, dit période d’affluence au niveau des décès, en tout cas c’était le cas à ce moment là. On réserve tout, le convoi est prêt, on arrive à l’Église avec toute la famille qui nous suit depuis le départ de la morgue et on tombe sur… un autre convoi, pour d’autres obsèques, au même moment, dans le même lieu. Le culte nous avait « oublié ». Sympa pour expliquer à la famille qu’il va falloir attendre pour la cérémonie mais que si elle veut il y a un bar en face. »

Gustin, directeur d’agence de pompes funèbres

« Premier jour, première boulette, j’arrive pour aller chercher un corps dans un domicile. Pas à l’aise du tout car le défunt était un jeune père de famille, j’essaie d’être le plus discret possible, surtout que le bébé de 15 mois dort à poing fermé pour la sieste. Manque de bol, je suis tellement stressé, qu’à peine arrivé je marche sur un jouet du petit, bruyant bien sûr, qui réveille le bébé, et je me casse la figure. Dans mon élan je me rattrape à la première chose qui me passe par la main… la mère… qui tombe sur le défunt. La fin de ma vie. »

Frédéric, porteur, maître de cérémonie.

Ah comme je vous adore, même lorsqu’ils vous arrivent pleins d’aventures comme ça, surtout d’ailleurs !

D’autres anecdotes du funéraire ? Faîtes un tour sur les tranches de vie ou plongez-vous dans la lectures de quelques ouvrages.

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