Annoncer un décès, pas simple, mais faites un effort !

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annoncer un décès

« Nous apprenons la disparition de … « , « La famille a perdu sa fille », pourquoi tant de haine envers les mots ? Annoncer un décès, personne n’a dit que c’était facile, mais enfin, arrêtez de tourner autour du pot ! Quand le mot « mort » est censuré, humeur du jour.

Annoncer un décès, c’est appeler un décès un décès !

Autant de circonvolutions pour éviter l’inévitable : quelqu’un est mort. Décédé. Lorsqu’une personne meurt, il semble que tout le monde s’attache à ne pas prononcer ce mot en particulier : mort. Pourtant la personne l’est bien, morte.

Je me souviens d’une amie qui n’avait pas compris un texto qu’elle avait reçu, l’informant que son collègue serait absent : il avait « perdu » sa sœur. Et l’amie n’avait pas tout de suite saisi qu’une personne adulte puisse se « perdre » comme ça, où pouvait-elle bien être ? failli t-elle répondre avant que je ne l’arrête. Mais elle n’avait pas tort, dans sa naïveté, de supposer que la personne était bien vivante et ne donnait simplement pas de nouvelles.

De même, lorsque j’entend les présentateurs télé, radio déclarer qu’un tel a « disparu », je me demande parfois où il est : est-ce un enlèvement ? A t-il disparu en montagne ? Voulu partir pour recommencer une nouvelle vie ailleurs sans prévenir ?

Ou bien qu’un tel « nous a quitté ». Un mari quitte sa femme, un mort non. Il meurt, et ce n’est pas pareil.

C’est un constat que l’on peut noter tant dans les médias que dans la vie de tous les jours avec les proches de défunts pour annoncer un décès.

ALC-Telephone-300x200 Annoncer un décès, pas simple, mais faites un effort !

Contribuer au bon déroulement du deuil

Le vocabulaire pourtant, ne manque pas pour annoncer un décès, et si le mot « mort » ne devait pas convenir à celui qui va l’employer : décédé, ou plus poétique « s’est éteint à l’âge de… » (bien que ça suppose que la personne était allumée ?) ; ou bien encore « nous apprenons le décès de… ».

Les médecins sont formés à l’annonce d’un décès. Et que penserions nous d’un médecin qui annoncerait à une famille « il est parti » ? Celle-ci paniquée, ne comprendrait sûrement pas comment Pépé, 5 minutes auparavant dans le coma, ait pu prendre ses jambes à cou !

Tout comme l’on annonce pas à un enfant que quelqu’un est parti, car il pourrait attendre son retour, l’emploi de certains termes est absurde autant qu’inapproprié. D’autant que le mot ne semble déranger personne lorsque l’on parle d’un nombre précis de morts. Est-ce le fait que les morts en masse nous soient tellement familières ?

De même, dans le funéraire, nous employons ce mot tous les jours, comme le mot défunt, corps, obsèques… et de mémoire, personne ne nous en veut pour ça.

Quoiqu’il en soit, le mot « mort » n’est pas insultant, pas dégradant. Non, quand quelqu’un meurt, il meurt, point ! Ce n’est ni plus ni moins que le cours de la vie, et quelques soient les circonstances du décès ou l’âge de la personne : la douleur des proches ne sera pas moins vive si l’on se censure d’utiliser ces mots précis.

C’est même, si l’on peut dire, notre contribution au bon déroulement du deuil : aider la famille à faire face au fait. Et si vous y contribuiez  également ?

Annoncer un décès, un peu d’humour avec le Palmashow

Les humoristes du Palmashow ont eu l’idée de se mettre dans la peau des médecins pour cet exercice délicat :


Voir aussi Faire-part, définition

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