Cagnes : quand le diable poursuit une mère en deuil

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Cela n’aurait pu n’être qu’une coïncidence, elle y voit un maléfice regrettable, une peine renouvelée qui lui rappelle son enfant mort. Une habitante de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) réclame qu’une pompe funèbre locale change l’immatriculation « 666 » d’un corbillard.

Sa fille de 25 ans est morte l’année dernière, raconte le journal « Nice Matin ». Pour organiser les obsèques, elle contacte la société Roblot (une cinquantaine d’agences dans le sud et à Paris). Le jour de l’enterrement au cimetière de Cagnes, son esprit s’affole : le corbillard qui transporte le cercueil de sa fille est immatriculé « 666 », chiffre du diable dans l’Apocalypse. Cette femme, croyante, fait le rapprochement et s’interroge. Comment peut-on n’avoir rien vu ? « Outrée », elle le signale à l’entreprise de pompes funèbres après la cérémonie.

Elle aurait pu tenter de reprendre vaille que vaille le cours d’une vie déjà bousculée. Surmonter au mieux le deuil de son enfant. C’était sans compter sur ce corbillard jugé maléfique, couleur bordeaux, qu’elle croise sur sa route à plusieurs reprises, à l’église, au cimetière. Et qui ravive sa douleur.

Elle reprend sa plume, écrit à la maison de pompes funèbres, réclame que l’on change la plaque du véhicule. Interrogé par le journal, le responsable de l’agence tombe des nues. Personne n’avait jamais commenté l’immatriculation du corbillard. Est-ce même sérieux ? Se rapprochant néanmoins de la préfecture, il expose le cas. Il se voit opposer un refus. Impossible. Une immatriculation ne se change plus comme ça. Elle suit à vie le véhicule. Circulez. En attendant qu’une solution administrative soit trouvée, il tente de limiter au mieux les déplacements du corbillard.

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