Canicule : trois fois plus d’appels aux médecins

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Voiture d'intervention SOS Médecin à Paris (capture site SOS Médecins)

Selon le réseau SOS Médecins, les fortes chaleurs de ces derniers jours ont entrainé trois à cinq fois plus de consultations d’urgence qu’à l’accoutumé, en fonction des régions. Pour autant, le nombre d’enterrements enregistré n’a quasiment pas varié.

Cela ne surprendra personne : selon cet état des lieux dévoilé par le journal Le Figaro, les personnes fragiles. Celles âgées de plus de 75 ans ont le plus souffert de la canicule. Elles ont eu fortement recours au praticien (+339%), notamment pour une déshydratation. Plus rarement, il s’agissait d’un affaiblissement général, ce qui est plus inquiétant. Ceci a représenté un surcroît d’activité des soins de 9% pour SOS Médecins.

Les enfants aussi ont eu un moment pénible à passer (+380% de visites en plus en moyenne directement dues à la chaleur). Pendant cette canicule, toutes tranches d’âges confondues, on a noté également une hausse de 22 % des fièvres.

Evidemment, la réalité statistique doit être modulée en fonction des régions, pas toutes frappées par la chaleur avec la même intensité, ni la même durée. Il n’y a eu qu’une journée critique à Dieppe, et cinq dans l’Est. La baisse des interventions est arrivée en fin de semaine dernière, sauf dans l’Est et en région Rhône-Alpes.

La mortalité n’a en tous cas pas connu de hausse spectaculaire. Le syndrome 2003 n’est pas d’actualité. Dans Le Figaro, François Michaud-Nérard (directeur général des services funéraires de Paris) a une explication : « Le début de cette année a été marqué par un surcroît des décès avec 18.000 morts supplémentaires à cause de  la grippe. Le départ prématuré  des plus fragiles peut aussi expliquer ce faible impact de la canicule.» Il faut dire aussi, comme le fait remarquer le réseau SOS Médecins, que la durée de ce dernier épisode de chaleur a duré moins longtemps qu’en 2003, et qu’il intervient alors que les personnels soignants et les proches des personnes âgées sont plus disponibles, et pas encore forcément partis en congés.

Selon le directeur général de la santé Benoît Vallet, l’épisode avait été bien anticipé par les personnels médicaux, qui se sont fortement mobilisés. La population a été préalablement informée, même si certains centres du Samu ont connu une hausse du nombre d’appels, réclamant des consignes contre la chaleur.

 

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