Célébrités : la mort rôde dans les médias

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Sale temps pour les pipoles. La mort rôde. Et comme les célébrités ne sont pas comme nous, elles nous font tout partager publiquement dans les médias, sans sourcilier et sans retenue. Après tout, l’important, c’est qu’on parle d’elles, paraît-il.

Que dire, tout d’abord de la Disney girl américaine Miley Cyrus, alias Hannah Montana. Son compte bancaire est déjà largement pourvu, ses spectacles font salle comble, et ses dernières provocations font déjà jaser. Comme le ridicule ne tue pas, contrairement à la grippe hivernale,  la voici qui se met à fondre en larmes cette semaine sur Facebook. La raison ? Son poisson globe, Pablow, est mort voici déjà des mois. Il faut imaginer la scène. La nymphette est déguisée en licorne, et chante à son piano, devant des peluches. « Il m’a apporté tant de joie, il me manque chaque jour », confie-t-elle, très émue. Reste à rédiger l’annonce nécrologique : « Miley Cyrus, sa mère de tous les instants, a la douleur d’annoncer le décès de son cher Pablow, dans le bocal où il coulait des jours heureux… »

Plus tragique est la scène que livre au public, qui n’a rien demandé, le critique gastronomique Jean-Pierre Coffe (qui a un livre à vendre). Ayant épousé voici quelques années une comédienne, la voici enceinte et, raconte t-il, pas si heureuse de l’être. Rentrant du travail, il la trouve assise sur le bidet de la salle de bain en sang, « avec mon petit garçon qui était là, mais qui était mort ». Fausse couche ? Avortement ? Il n’en dit pas plus. Et tant mieux.

Passons sur la comédienne Ingrid Chauvin, anéantie en 2014 par la mort Jade, sa fille de cinq mois. Elle en a beaucoup parlé, puis en a reparlé dans un livre, puis en reparle à nouveau ces jours-ci, détails à l’appui, évoquant aussi l’adoption possible d’un enfant. Passons également sur Brigitte Bardot, qui a pris la peine de publier un communiqué public pour dire combien la mort d’un ami lui « arrachait le cœur ».

On n’en demande pas tant. Grégoire, chanteur de son état, publie ces jours-ci un disque où il met en musique des poésies d’enfance. Dans le journal « Gala », le voici soudain qui quitte La Fontaine pour s’engager dans un récit plus sombre qui n’a rien d’une fable. Celui qui le replonge dans la mort de deux de ses frères. Un accident d’auto. Un suicide. Dans ce dernier cas, confie t-il, c’est lui qui a découvert le corps en décomposition, qui l’a ensuite identifié à la morgue pour épargner la besogne à ses parents. « Je me suis dit qu’en affrontant ça, je pourrais tout affronter ». Le magazine le dit « marqué à vie ». On le croit.

Mardi dernier, c’était son collègue Dave (71 ans) qui s’épanchait déjà sur France 3 sur son rapport à la mort. Sa fin de vie ? Même pas peur. De la curiosité, plutôt. Il estime avoir déjà frôlé la ligne jaune quand il a du être opéré du cœur, en 2011 à Paris. La mort fait partie de sa vie depuis longtemps. Depuis les années sida. Puis il y a eu l’euthanasie de sa mère malade d’un cancer incurable, en 1990, entouré de ses proches. Pour autant, il ne plaidera pas en faveur d’une loi, estimant qu’on est là dans le cas par cas.

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