Centenaire : un million de victimes lors de la bataille de la Somme

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C’est donc dans le contexte du Brexit britannique que la France et le Royaume-Uni vont célébrer ensemble vendredi à Thiepval (Somme) le centenaire de la bataille du même nom, une boucherie où les deux pays ont combattu côte à côte contre les Allemands. Un million de morts, disparus et blessés. Vive l’Europe.

François Hollande mènera la commémoration aux côtés des princes Charles et William et leurs épouses. On attend des milliers de visiteurs sur place, dans un contexte sécuritaire. Plusieurs hommages seront rendus tout au long de ce premier juillet en divers endroits symboliques (mémoriaux, cimetières). France 3 régional la retransmettra. Des écrans géants seront installés à Amiens, Arras, Péronne, Albert. Bien d’autres cérémonies se tiendront jusqu’à l’automne, ce moment fort de la Première guerre mondiale ayant pris fin le 18 novembre 1916.

Outre-manche, cette bataille de titans sur le plateau picard, contre-offensive franco-britannique dans le Nord de la France au travers des lignes fortifiées allemandes, est le symbole de cette guerre meurtrière. Le premier juillet est le jour le plus sanglant de leur histoire, comme l’apprennent les jeunes Britanniques. 20.000 soldats venus de tous les coins de l’empire sont morts ce jour-là. 58.000 soldats britanniques mis hors de combat d’un coup avec les blessés.

Le bilan des tués (et disparus) uniquement jusqu’en novembre additionne 206.000 Britanniques, 67 Français et 170.000 Allemands. Avec les blessés, plus d’un million de vies atteintes rien que sur la Somme. En France, la mémoire collective a davantage retenu les images d’une autre boucherie, celle de Verdun.

C’est lors de cette percée, au résultat territorial modeste (douze kilomètres), que des chars d’assaut ont été utilisés pour la première fois en septembre 1916. La bataille a été précédée de nombreux tirs d’artillerie. Le premier juillet au coup de sifflet, les soldats sont sortis des tranchées baïonnettes au canon, fonçant droit sur les mitrailleuses allemandes. Un échec. La stratégie sera revue, faite d’attaques et de contre-attaques, souvent dans la pluie, la boue, le brouillard et la neige du début d’hiver. Les conditions météo auront raison de cette bataille, finalement enlisée.

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