Cercueil hermétique muni d’un filtre épurateur : les pièges à éviter

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Le rapatriement d’un corps à l’étranger. Vaste sujet, dont un élément est souvent évacué en une ligne : le cercueil métallique. Pourtant, ce dernier doit faire l’objet d’un soin tout particulier. Petite revue de détail de cet élément essentiel.

Le cercueil de rapatriement

Lorsqu’une personne décédée en France doit être rapatriée à l’étranger, le cercueil en zinc est obligatoire. Il convient de préciser : beaucoup d’articles sur le sujet précisent que certains pays exigent le cercueil hermétique, sous entendu que d’autres, non. Dans l’absolu, c’est vrai. Néanmoins, le cercueil hermétique est exigé par l’immense majorité des compagnies aériennes, par exemple. Il est également obligatoire pour le transport de corps intra-communautaire en Europe (dispositions de l’accord du Conseil de l’Europe du 26 octobre 1973 sur le transfert des corps des personnes décédées entrées en vigueur en juin 2010).

Le cercueil hermétique muni d’un filtre épurateur fait donc, à partir de ce constat, figure de norme et non d’exception.

Le capiton

Il convient de bien connaître le modèle des cercueils de rapatriement que votre société propose, et surtout de leur descriptif technique. En effet, certains modèles spécifiques au rapatriement proposent le cercueil bois, le cercueil zingué, et le capiton pré-positionné.

Les assistants et conseillers funéraires peuvent tout simplement ignorer cette spécificité, parce que, habitués aux descriptifs standards, ils ne se donnent pas forcément la peine de lire la fiche du cercueil en détail. Ils peuvent alors vendre un capiton à la famille, ignorant que ce dernier fera double emploi. C’est au désavantage de tout le monde, la famille, qui se verra facturer dans les faits deux capitons, et le préparateur, qui devra enlever le capiton de base pour fixer le nouveau.

Étonnant ? Pas tant que ça. J’ai travaillé dans une agence comptant sept conseillers, et, en discutant un jour avec le préparateur de cercueil, je me suis rendu compte que j’étais le seul à ne pas vendre un capiton pour les cercueils de rapatriement, parce que j’étais le seul conseiller qui avait auparavant été porteur, et avait donc été amené à préparer moi-même ces cercueils.

Le filtre

Pour placer le filtre, pas de surprise. On le fixe dans le petit trou prévu à cet effet dans le couvercle du cercueil métallique, on décolle l’étiquette que l’on colle au pied du cercueil en bois, afin que les services aéroportuaires et consulaires puissent vérifier sa présence et sa conformité.

Rien, donc, dans cette procédure rodée, qui puisse donner lieu à une erreur. Rien ? Vraiment ? La procédure est tellement codifiée, on fait tellement attention à ne rien oublier, qu’on en néglige parfois l’essentiel : la date de péremption du filtre. Ces derniers ont en effet une date limite d’utilisation qui les rend caduques une fois ce délai passé.

Et, pour un agent consulaire vigilant, un filtre périmé ou pas de filtre, c’est pareil. Vigilance, donc, sur les dates de péremption des filtres au charbon.

Bref, vous l’aurez compris : le diable se niche dans les détails, et les détails se nichent dans le cercueil.

Merci à Olivier Bernier des cercueils Bernier pour son aide : www.bernierprobis.fr

Pour vos rapatriements, Funéraire Info Vous conseille IFAssistance : www.ifassistance.fr

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