Champlan, vers une nouvelle affaire Leonarda ?

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Le maire divers droite de Champlan, Christian Leclerc, a refusé mercredi que Maria Francesca née le 14 octobre 2014 et décédée le 26 décembre dans un hôpital de Corbeil-Essonnes soit enterré dans le cimetière de Champlan. Les réactions déferlent …

Manuel Valls a, dénoncé dimanche le refus d’inhumation du bébé rom dans le cimetière de Champlan sur son compte Twitter, « Refuser la sépulture à un enfant en raison de son origine : une injure à sa mémoire, une injure à ce qu’est la France. #Champlan#Essonne« .

Nathalie Kosciusko-Morizet, la députée UMP de la 4e circonscription de l’Essonne dont fait partie Champlan, considère le refus de la mairie d’inhumer un bébé rom est « pitoyable, indéfendable, injustifiable ».

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, s’est dit «bouleversé» dimanche par l’affaire du nourrisson rom que le maire de Champlan refuse d’inhumer dans le cimetière de sa ville et a indiqué qu’il pourrait se saisir de ce dossier. «Sur un plan humain je suis bouleversé, stupéfait par cette nouvelle».

Rétropédalage, dimanche, le maire, Christian Leclerc, a indiqué à l’AFP qu’à « aucun moment », il ne s’est  opposé à cette inhumation » et que sa réponse été mal interprétée par les services d’états civils de la ville.

Dimanche, sur le site du Parisien, «Je ne comprends pas. On ne demande rien pour nous, on ne demande même pas à la mairie de nous accepter. On veut seulement faire enterrer notre petite fille qui va monter au ciel», a expliqué la femme à l’aide d’un interprète. Le père ajoutant, à propos du maire : «Il n’a pas de cœur».

Lire aussi :  La tombe en kit, les agents de cimetières en grève...au menu du réveil funéraire du mercredi 14 mars 2018

Il ne reste plus qu’une brève intervention télévisée depuis l’Elysée, de François Hollande s’exprimant sur cette affaire comme son intervention concernant l’expulsion au Kosovo le 9 octobre de Leonarda, 15 ans, interpellée lors d’une sortie scolaire pour boucler la boucle.

Pour en savoir plus, suivre ce lien.

Que dit la loi ?

Article L2223-3 du CGCT, Code Général des Collectivités Territoriales.

La sépulture dans un cimetière d’une commune est due :

1° Aux personnes décédées sur son territoire, quel que soit leur domicile ;

2° Aux personnes domiciliées sur son territoire, alors même qu’elles seraient décédées dans une autre commune ;

3° Aux personnes non domiciliées dans la commune mais qui y ont droit à une sépulture de famille ;

4° Aux Français établis hors de France n’ayant pas une sépulture de famille dans la commune et qui sont inscrits sur la liste électorale de celle-ci.

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