Chronique FUNEXPO : Le salon dans tous ses états

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Les souvenirs c’est intéressant, c’est ce qui nous fait recommencer quelque chose. On les tord, les détériore, les sublime et puis on finit par s’en éloigner. Mes souvenirs de salon sont bien plus sentimentaux que ceux d’Éric et Guillaume.

Les veilles de salon me font penser à mon enfance, et de la manière dont mon père – fleuriste –  abordait chaque fête importante de l’année. Il ne fallait pas lui parler pendant plusieurs jours tant l’enjeu était important. Le souci du travail bien fait. Et puis le jour même tout fonctionnait, c’était intense, mais c’était familial.

C’est ça qui me plaît dans les salons, une ambiance un rien familiale. Bien sur il y a de la concurrence pour chaque profession, les inconnus, les gens de passage et pourtant il y a cette impression d’appartenir à quelque chose. Ça nous ferait presque oublier qu’on a mal aux pieds.

Si j’en veux plein les yeux, je file au stand Hygeco, rien que de voir leurs urnes impeccablement mises en valeur par un joli dégradé, je suis conquise.

Et puis je m’extasie devant les limousines me rendant compte que la pompe funèbre gravée dessus, elle vient de chez moi. Un tout petit vent de fierté se lève alors. Eh oui, un peu chauvine.

Si je veux philosopher tout en ayant l’assurance de passer un agréablement moment je vais directement au SPTIS et j’y retrouve non seulement tout mon sérieux, mais aussi mon ami.

Quand je suis fatiguée de m’être perdue quinze fois de suite, je vais voir FunéMarket leur éternel sourire me redonne assez d’énergie pour repartir dans les allées.

On se rend compte que derrière les stands, on n’a pas vu des personnes depuis des années, que les choses ne changent pas tellement, elles évoluent c’est tout.

On retrouve aussi ceux qui n’exposent pas, qui sont de passage, qui viennent de chez nous ou de très loin. Ceux qu’on ne voit qu’au salon rendant le moment encore plus intimiste dans cet endroit si vaste.

On change d’univers à chaque stand et puis on met aussi des visages sur des personnes avec lesquelles on communique régulièrement.

Et puis avant je courrais derrière Funéraire-Info, parce que courir derrière Éric c’est sportif, jamais à sa place, toujours en vadrouille. Les pieds ici mais la tête sur la toile et c’est tant mieux c’est comme ça qu’il travaille efficacement.

Travailler avec Éric c’est avoir la chance d’avoir un mentor, c’est savoir qu’il voit le meilleur en nous et qu’il fera tout pour que nous le voyons nous aussi. Il nous donne envie de produire le meilleur, tout simplement parce qu’il est le meilleur. Et avoir Guillaume comme collègue, c’est avoir la chance d’avoir tout l’inverse de soi. Géographiquement éloigné, politiquement opposé on s’en fiche pas mal parce qu’on se retrouve sur la chose essentielle pour nous, écrire. Et pour ça on parle le même langage. On fait du sérieux sans se prendre au sérieux.

Cette année c’est derrière le stand de Funéraire-Info que vous me retrouverez. Je pourrais échanger tout un tas de choses dans ma vie, mais une chose est certaine, je n’échangerai jamais ni Guillaume, ni Éric.

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