Climat chaud : la Sibérie libère des virus géants

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Le Mollivirus sibericum (capture CNRS)

C’est un bon scénario de film hollywoodien. Sauf que c’est vrai. Le réchauffement climatique dégèle des terres nordiques qui enfermaient depuis des milliers d’années des virus géants, plus virulents. Sur le pied de guerre, les scientifiques s’inquiètent.

Une équipe franco-russe a publié lundi dernier dans une revue de l’Académie des sciences américaine une étude décrivant l’un de ces virus d’un autre genre. Un corps mou et vieux de 30.000 ans que les chercheurs du CNRS/université d’Aix-Marseille ont réussi à réveiller l’an dernier en laboratoire. Il dormait dans le permafrost, ce sol gelé de Sibérie. Son petit nom : « Mollivirus sibericum ».

C’est en tout cas la quatrième famille de virus géants que cette équipe met au jour depuis 2003. La deuxième en Sibérie, où les scientifiques pensent encore en trouver d’autres variétés.

Est-ce une bonne nouvelles pour les pompes funèbres ? Trop top encore pour se prononcer sur sa dangerosité. On sait qu’il est plus gros, plus vif, qu’il possède un génome plus riche. Difficile de dire ce qu’il adviendrait s’il contaminait humains ou animaux. Pourtant, les conséquences du réchauffement climatique sont propices à toutes les dérives.

Car en rendant désormais (ou à court terme) plus facile d’accès des terres jusque là protégées, celui-ci favorise l’exploitation notamment minière et pétrolière de ces étendues en dégel. A supposer que ce type de virus réveillé soit agressif, comment s’en protéger dès lors que l’on remuerait la terre arctique en profondeur, et que la transmission est dépendante d’un simple voyage aérien ?

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