Concerto en lingots d’os, le nouvel Embaumeur

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Et de trois ! Voici « Concerto en lingo d’Os », le nouvel embaumeur, un polar rafraîchissant pile-poil à l’arrivée des beaux jours…

Un bon mousse

couv-1-182x300 Concerto en lingots d'os, le nouvel EmbaumeurIl faut le confesser, l’aventure Mosésu, mené par le Capitaine Mousse a suscité un certain doute chez certains. Qu’allait faire un thanato dans cette histoire, il n’est pas éditeur, et patati, et patata. Nous avions misé à Funéraire Info sur sa réussite, et les mêmes esprits chagrins se sont élevés : mais qu’est ce que ça a à voir avec le funéraire, scrogneugneu, scrogneugneu ?

Eh bien, n’en déplaise à certains, un thanatopracteur qui se lance dans l’aventure de l’édition, draine dans son sillages des signatures du polar, pour proposer une série de romans qui narrent les aventures d’un autre thanatopracteur, pardon, mais ça aussi, ça fait partie de la vie du funéraire. Et le Moussaillon Sébastien s’est avéré être bien plus qu’un capitaine de pédalo.

Dorénavant, d’ailleurs, les embaumeurs seront présentés lors de leur sortie, sur Funéraire Info dans un format spécifique, mais c’est une surprise…

Bon, de quoi qu’il cause, celui-là ?

« Qui ne se souvient pas des dégâts occasionnés par la canicule de 2003 et l’augmentation vertigineuse du nombre des décès (15 000) ?

Luc Mandoline a officié durant cette canicule. Surplus de travail pour notre embaumeur, il travaille dans un entrepôt de chevillard réquisitionné pour l’occasion ! Seulement, toutes les morts ne sont pas naturelles, encore moins celle du légiste…

Entre des gendarmes un peu trop tatillons avec Luc, des vieillards priapiques ou nymphomanes, une mafia venue de l’Est et des secrets bien gardés qui resurgissent du passé, Claude Vasseur nous emmène dans un polar argotique bourré d’humour. » explique l’éditeur. Bon, la canicule, ça, c’est fait. Un bon sujet, d’ailleurs, puisqu’il a mis en avant le travail des pompes funèbres, et parce que la chaleur fait transpirer, ce qui rend d’autant plus sexy les chemisiers des accortes gendarmettes… Vous comprendrez en le lisant.

Mais, il est bien ?

Le filtre de qualité, de la série, c’est Sébastien Mousse lui-même, qui, si il ne met pas directement la main à la pâte sur l’écriture, a une idée précise du cahier des charges des aventures de Luc Mandoline. Et le Seb n’a pas du tout l’intention de laisser passer tout et n’importe quoi sur son thanato préféré. Alors, oui, il est bien, tout en étant complètement différent de ses deux prédécesseurs. Il se rapproche peut être plus du deuxième, avec son traitement humoristique, mais se situe un poil plus en dessous de la ceinture les métaphore légères n’y manquent pas.

Quelques références à Nougaro ici et là, entre autres, feront plaisir aux admirateurs du poète Toulousain, une admiration pour San Antonio, qui tient plus de l’hommage que de l’imitation servile, heureusement, rendra l’écriture sympathique, bref, une bonne histoire bien racontée, parce que oui, l’histoire est bonne, aussi.

Et au fait, tiens, c’est le troisième…

Ca y est, bien rangés sur l’étagère qui leur est dédiée dans la bibliothèque, les trois embaumeurs commencent à ressembler à une vraie bonne collection. Bon, en plus de faire joli sur l’étagère, on va pouvoir commencer à causer, aussi, maintenant, de la série. Des groupes de lecteurs fidèles vont pouvoir se constituer, des débats avoir lieu, avec des sujets comme « Quel est votre Mandoline préféré ? » sur ce coup-là, je me garderai bien de vous donner mon opinion (mais j’en ai une), mais je vous pose la question, à vous : alors, tu vas parler oui ?

« Concerto en lingo d’os » Claude Vasseur, éditions de l’Atelier Mosésu, et vous pouvez le commander ICI

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