Conseiller funéraire, emploi : comment méchamment se vautrer en public

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Facebook groupes funéraire

C’est la remise des diplômes d’assistant, pardon, de conseiller funéraire qui m’a mis la puce à l’oreille l’autre jour. Alors, quitte à mettre les pieds dans le plat : dites, il n’y aurait pas un problème avec les écoles de formation ? Ou plutôt avec leurs élèves… Article qui fera crier dans les chaumières, mais qui, espérons-le, suscitera un débat constructif.

Réponds au monsieur

C’est un post sur Facebook, sur un groupe funéraire, qui m’a fait transpirer sur mon fauteuil, songeur sur l’avenir. Un échange tout simple. Une jeune femme qui se félicitait d’avoir obtenu son diplôme de conseiller funéraire. D’ailleurs, là dessus, aussi, je vais revenir, mais pour l’instant, concentrons-nous.

Sous ce post, un homme, thanatopracteur connu et respecté, demande gentiment combien il y a eu de diplômés.

Réponse de la demoiselle : « Il y a eu 100 % de réussite »

L’homme insiste, faisant poliment remarquer que ce n’est pas la question qu’il avait posée, et redemandant combien il y avait eu de diplômés.

Réponse de la demoiselle : « Deux ont raté l’oral ».

Alors, déjà, première remarque : si deux ont raté l’oral, ça ne fait pas 100 % de réussite. Ensuite, si déjà, sur quelque chose d’aussi simple qu’une conversation sur Facebook, cette personne est incapable de répondre simplement et précisément à une questions simple et précise, sachant que « Je ne sais pas » est une réponse tout à fait acceptable, on n’ose imaginer devant une famille en deuil, pleine d’angoisse et de doutes, qui attends d’avoir face à elle une conseillère funéraire qui les rassure en donnant, déjà, l’impression qu’elle les comprend, les écoutes et sait ce qu’elle fait.

Interlude à visée ludiquement moqueuse

Imaginons cette même scène en agence.

La famille « Comment ça se passe pour la crémation ? Il souhaitait une crémation »

Le conseiller funéraire « Un cercueil, oui ».

La famille « Oui, mais ça se passe comment, au juste ? »

Le conseiller funéraire « Des fleurs jaunes ».

Normalement, à ce stade, une famille normalement constituée s’est déjà barrée en courant.

Mais tu vas répondre, oui ?

Je ne voudrais pas casser le moral de cette jeune femme, mais, techniquement, son diplôme ne vaut rien en lui-même. Oh, bien entendu, elle ne pourrait pas travailler dans le funéraire sans lui, mais il y en a des centaines, comme elle, qui se promènent sur le marché du travail avec un diplôme dans la poche, et qui convoitent un poste. La différence se fait sur la personne.

Un employeur n’a pas besoin d’un gars ou d’une fille avec un diplôme : il a besoin de quelqu’un d’efficace et de digne de confiance. Quelqu’un qu’il peut laisser seul dans un bureau avec une famille en sachant que la réputation de sa société n’en souffrira pas.

Bref, pas de quelqu’un totalement incapable de répondre à une question simple.

Cette demoiselle a oublié deux éléments importants. Le premier, c’est que, même si ils n’interviennent pas, de nombreux employeurs potentiels sont présents sur les groupes Facebook et lisent les posts. Ceux qui ont lu le sien l’ont d’emblée blacklisté sans qu’elle en aie conscience. Ensuite, même si un futur employeur putatif n’a pas lu ce post, le funéraire, c’est un petit monde, ou les réputations se font vite… Surtout quand on se ramasse sur une question basique posée par une des sommités de la thanatopraxie en France.

Donc, le conseil du jour, il est simple et bête : faites attention à ce que vous écrivez sur les groupes funéraires de Facebook. Et avant d’envoyer promener quelqu’un, faites une recherche sur Google sur son nom, on ne sait jamais.

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