CONVOI N°6 collectif et Antoine Mercier

1
344
Photo de déportés derrière les barbelés prise en 1945 au moment de la libération du camp de concentration d'Auschwitz en Pologne où des millions de juifs furent exterminés par les nazis durant la deuxième guerre mondiale. // A picture of inmates behind barbed wire taken in 1945 when the concentration camp of Auschwitz was liberated in Poland where millions of Jewish deportees were exterminated by nazis during World War II.
Là je ne vais pas causer d’un polar, ou thriller, non, parce que tu sais, l’homme est tellement salaud, qu’il est bien capable de faire pire que l’imagination de n’importe quel écrivain…

Si, si il l’a déjà prouvé au court de l’histoire de l’humanité, il le prouve encore, et le prouvera toujours, ne t’en fais pas pour cela, notre pire prédateur, c’est nous même.

convoi-N°-6-191x300 CONVOI N°6 collectif et Antoine MercierLe 17 juillet 1942 en gare de Pithiviers, 928 hommes, femmes et enfants juifs étaient embarqués dans des wagons à bestiaux du convoi N°6 à destination d’Auschwitz.

63 ans après, ce livre raconte de l’intérieur, on a donné la parole aux rescapés, survivants, ou à leur famille.

Là ce n’est pas un auteur, un journaliste qui raconte l’horreur, non, c’est ceux qui l’ont vécu la plupart du temps, avec des mots simples, des mots qui font mal.

Plus de 60 ans vous direz que c’est long, peut-être, mais je ne pense pas, c’est déjà parfois le temps qu’il faut pour digérer, et parfois pouvoir en parler, puis surtout ça permet de ne pas oublier, de ne jamais oublier ce qui c’est passé, c’était pas loin, c’était hier.

Certains hommes sûrs de leur suprématie ont décidé que d’autres ne méritaient pas de vivre, ils les ont parqué comme du bétail, les ont torturés, battus, violés, et toutes autres sortes d’horreurs, jusqu’à les exécuter.

C’est un sujet qui me touche, me parle, je lis beaucoup de témoignage, d’essai, de roman sur la déportation, les camps, l’hégémonie nazie, non pas par voyeurisme mais simplement parce que parfois, j’ai encore du mal à y croire, et que d’autre j’ai peur que cela revienne.

Lire aussi :  Confidences d'un embaumeur Olivier Emphoux - Les Editions de Monseny

Ce livre est touchant, richement illustré, puis la deuxième partie le regard d’une famille sur un revenant, un survivant des camps de la mort.

Ce n’est pas du polar, je l’ai déjà dit, c’est du noir, mais du vrai, cela se lit sans aucune difficulté, en mémoire de ces pauvres gens…

J’ai mis en départ de chronique que 928 personnes prirent place dans ce convoi N°6, 928, seules 91 revinrent, marquées à jamais de l’enfer… c’était ce que l’on nommait les convois de la mort. 80 de ces trains sont partis de notre beau pays.

Cette période me touche, surtout en cette période, encore plus, je sais, mais comment te dire, moi je te dirai bien fais gaffe, on risque de reprendre ça sur la gueule un jour ou l’autre..

Tu sais parquer les gens, c’est jamais bon, rejeter la faute sur d’autre non plus, mais bon, j’dis ça, j’dis rien…

Sébastien Mousse
L’atelier Mosesu

Sébastien-MOUSSE-235x300 CONVOI N°6 collectif et Antoine Mercier
Sébastien MOUSSE (Photo : Benjamin Berdeaux)

1 commentaire

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here