Côtes d’Armor, le communiqué que nous aurions aimé recevoir

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communiqué de presse
communiqué de presse

L’affaire n’est pas terminée : l’histoire de cet entrepreneur de pompes funèbres costarmoricain accusé d’escroquerie ne fait plus le buzz, mais s’installe dans la durée, dans l’indifférence de façade de la profession. Dans l’attente d’un communiqué, nous avons fait le nôtre.

Vendredi noir

Ca avait été un vendredi noir pour la profession, lorsque l’historie de cet entrepreneur des Côtes d’Armor, sortie quelques jours auparavant, avait atteint le point de buzz dans les médias. Depuis, même si l’histoire ne fait plus la une, elle se retrouve néanmoins traitée régulièrement dans diverses parutions régionales ou nationales, dans des articles assez longs et détaillés.

Ce genre d’articles a une signification : un ou plusieurs journalistes suivent l’affaire, ils se sont bien documentés, suivent les rebondissements, en un mot : l’affaire ne va pas se tasser. Il n’y a d’ailleurs aucune raison, le cas étant étonnant, mais ce qui nous étonnes, à Funéraire info, c’est le mutisme de la profession.

C’est ainsi en vain que nous avons guetté les communiqués de presse de représentants de la profession. Nous relevons nos mails toutes les cinq minutes, avons établi un tour de garde devant la messagerie Facebook, celle de Twitter, nous avons appelé un technicien pour faire la révision du Fax, ressorti du placard pour l’occasion, et on a même surpris Eric, le directeur de Funéraire Info, debout devant la fenêtre, une paire de jumelle à la main, surveiller les pigeons voyageurs.

Mais rien.

En désespoir de cause, nous avons réfléchi et sommes arrivés à écrire le communiqué que nous aurions aimé recevoir. Puis nous nous le sommes envoyés les uns aux autres, en guise de consolation.

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Le communiqué que nous aurions aimé recevoir

Récemment, une enquête judiciaire a été ouverte contre un professionnel du funéraire. Les faits dont il est accusé sont graves. Les familles, dores et déjà, manifestent auprès des professionnels du funéraire une inquiétude légitime.

Nous regrettons vivement l’oubli de la notion de « présomption d’innocence » dont font preuve certains médias. Sans prendre parti ni dans un sens, ni dans l’autre, nous rappelons simplement que, jusqu’à présent, les éléments portés à notre connaissance pour le moment peuvent s’expliquer autant par la négligence que par la malveillance.

Plus encore, nous regrettons la généralisation dont font preuve certains, succombant à une certaine facilité sur une profession mal connue.

Les pompes funèbres et marbrerie, en France, ce sont 25000 professionnels. Tous, quelle que soit leur métier au sein de notre corporation, sont formés à leur fonction, dans le cadre d’un programme établi par la législation. Chaque établissement, chaque véhicule, est doté d’un numéro d’habilitation obtenu en respectant un cahier des charges et un suivi stricts.

Chaque année, 550 000 familles en France nous confient les obsèques de leur défunt, un moment crucial pour leur deuil, et une mission d’hygiène publique à responsabilité.

Les agissements supposés de ce professionnel ne seraient en aucun cas, s’ils étaient avérés, représentatifs d’une manière ou d’une autre de la profession.

Nous tenons à rappeler que si les familles sont inquiètes, c’est légitime, elles sont en droit d’exiger la transparence de leur opérateur funéraire. Les professionnels se tiendront, comme toujours, à leur disposition pour les aider et les guider au mieux.

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Chaque membre de la profession a été touché par cette affaire, qui rejaillis injustement sur tous.

Tous ensemble, nous réaffirmons les valeurs de respect et d’honnêtetés de notre profession, et la passion avec laquelle nous l’exerçons.

Funéraire Info

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