Crash de l’Airbus : 150 morts, des noms, des vies

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Des bougies, des fleurs, des larmes et de l’incompréhension : au lycée allemand Joseph-König de Haltern-am-See, sécurisé par des voitures de police, entouré de caméras, élèves et enseignant se sont retrouvés ce mercredi matin avec un vide. L’absence de 18 des leurs, tués hier dans les Alpes dans le crash en France de l’Airbus de Germanwings.

Tout le monde se connaît ici, a résumé le maire de cette cité thermale de 38.000 habitants, au nord de Düsseldorf, dans la vallée du Rhin. Alors on fait les comptes. Des 144 passagers éparpillés dans la montagne, 16 adolescents de 15 et 16 ans (14 filles et deux garçons) étaient élèves de seconde ici.  Leah, Paula, Ann-Kristin, Fabio, Gina…

Avec deux de leurs enseignants, ils revenaient d’un séjour linguistique près de Barcelone, dans la petite ville de Llinars del Vallès. Ils y avaient été hébergés en familles d’accueil. En décembre, de jeunes Catalans étaient venus. Ce partenariat existe depuis 2008.

Oleg-Bryjak-150x150 Crash de l'Airbus : 150 morts, des noms, des viesMaria-Radner-150x150 Crash de l'Airbus : 150 morts, des noms, des viesDes 72 Allemands disparus dans ce crash aérien, on compte aussi deux grandes voix de l’opéra de Düsseldorf. Le baryton-basse Oleg Bryjak (54 ans) et la contralto Maria Radner (34 ans) rentraient, après leur représentation de « Siegfried », de Richard Wagner, donnée au Gran Teatre del Liceu de Barcelone. Maria Radner voyageait avec son mari et leur nourrisson. L’un des deux bébés allemands décédés dans l’accident.

Les autorités espagnoles ont dénombré pour leur part 49 passagers au nom de famille hispanique. Parmi eux, ce couple catalan, expatrié à Düsseldorf. La jeune femme, 23 ans, et son compagnon étaient revenus à Barcelone pour s’y marier samedi. Il y avait aussi cette jeune maman de 37 ans, originaire de la province d’Aragon, qui rentrait travailler en Allemagne, voyageant avec son bébé de sept mois. Ou encore cette enseignante de Valence qui rendait visite à son fils, étudiant près de Düsseldorf.

Outre les deux pilotes et les quatre membres d’équipage, l’Airbus transportait encore des hommes et des femmes de nombreuses nationalités. Le décompte est encore incertain. On relèverait deux Australiens, une mère et son fils. Une famille de trois Kazakhs (deux quadragénaires et leur fils de 25 ans). Un homme d’affaires israélien de 39 ans. Il vivait à Barcelone et se rendait en Allemagne pour son travail. Un Belge, un Danois, deux Colombiens, un Américain, deux Mexicains, deux Japonais, deux Argentins, au moins trois Britanniques, un couple de Marocains, peut-être des Turcs. La liste attend d’être affinée.

D’autres ont eu plus de chance : l’équipe de football suédoise de 3e division Dalkurd FF de Boränge. Les joueurs de la communauté kurde de Suède étaient venus en stage en Catalogne. Ils devaient monter à bord de cet Airbus A320. Mais, arrivés à l’aéroport de Barcelone, joueurs et encadrement ont renoncé, la correspondance à Düsseldorf leur paraissant trop longue. Ils ont alors décidé d’emprunter d’autres vols, achetant les dernières places disponibles.

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