Crémation : la Fédération française en congrès

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FFC, le mot de bienvenue

Demain jeudi s’ouvre à Blainville-sur-Mer (Manche) le Congrès de la Fédération française de crémation (FFC), qui durera jusqu’à samedi. Trois jours pour fixer des priorités du mouvement et des associations qui le composent, alors que cette pratique concerne aujourd’hui en France un tiers des cérémonies. Cette évolution en forte hausse est-elle suffisamment prise en compte ? « On peut faire mieux », nous explique Jo Le Lamer, le président de la FFC.

 

Funéraire-Info. Quels sont les enjeux de ce congrès qui s’ouvre en fin de semaine ?

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Jo Le Lamer

Jo Le Lamer. Le Congrès de la Fédération Française de Crémation est un rendez-vous triennal pour discuter du positionnement du Mouvement crématiste. Il prend en compte la progression de ce mode d’obsèques dans notre société. Il va aussi adopter une motion d’orientation fixant les priorités d’action en externe et en interne pour les trois prochaines années. Enfin, nous allons assurer le renouvellement partiel des instances (Conseil d’Administration, Bureau Fédéral).

 La Fédération parle beaucoup d’éthique. Quels sont vos vœux en la matière ?

J.L.L. L’éthique est une réflexion sur ce qu’est le sens de l’action. Elle est animée par des valeurs, celles du respect, de la réciprocité, de la sollicitude pour autrui, ce qui met l’Homme au centre des relations et de l’action.

Ainsi, concernant la crémation, il ne faut pas que le « business » prenne le pas sur la dimension éthique. Les obsèques doivent avoir du sens, de la décence, de la dignité, dans le respect des volontés du défunt et dans le respect de sa famille. Cela passe par un accueil, un accompagnement attentionné, une cérémonie (civile ou religieuse) bien préparée et conduite. Sans oublier aussi une destination des cendres respectueuse et digne. Que ce soit dans un cimetière ou par une dispersion des cendres en pleine nature.

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Estimez-vous que la crémation, pratique en forte hausse, soit suffisamment prise en compte par les pouvoir publics ?

 J.L.L. Compte tenu de l’évolution des mentalités, et du fait qu’une crémation sur deux  aujourd’hui n’est pas précédée d’une cérémonie religieuse, c’est un vrai défi pour notre société que d’être en mesure de rendre un hommage digne à tout être humain qui décède, quelle que soit sa condition sociale. La plupart des professionnels du funéraire et le monde associatif notamment, en mesurent toute l’importance.

Les pouvoirs publics en ont pris conscience à travers les exigences de professionnalisation des opérateurs funéraires. Mais il reste encore beaucoup à faire pour qu’une cérémonie d’obsèques non religieuse soit partout possible, au niveau des collectivités, pour que les règlements des cimetières tiennent compte de la progression de la crémation, aussi bien dans les aménagements spatiaux que pour les sites cinéraires. On peut faire mieux, pour  l’éthique, que les puits de dispersion des cendres !

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