Crématorium : La Balme peut continuer son activité

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Un plan de continuation validé fin novembre par le tribunal de commerce d’Annecy, des investissements à la clé : en difficultés financières, le crématorium de La Balme de Sillingy (Haute-Savoie) est peut-être désormais sauvé. Mais le vent du boulet est passé tout près.

« Nous nous battons depuis mai 2014 », rappelle Ghislaine Mas, la directrice générale déléguée de l’établissement. Depuis le placement en redressement judiciaire de la société qui l’exploite en délégation de service public. « Aujourd’hui, avec ce plan, les créanciers ont accepté un remboursement sur dix ans, et des augmentations de capital sont prévues. Le personnel lui aussi est sollicité, puisqu’il consent à abandonner temporairement son 13e mois dès janvier ». 14 emplois sont en jeu. Une dizaine a déjà disparu ces derniers mois.

Créé en 1987 par des associations crématistes de Savoie, de Haute-Savoie et de l’Ain, ce premier crématorium de la région a vu naître peu à peu des concurrents. A Annecy (1999), d’abord, à Bonneville (2014) ensuite. Le chiffre d’affaires de La Balme a baissé de 30% après la mise en service de l’établissement de Bonneville.

Mauvaise opération pour un crématorium déjà en difficulté financière après une rénovation mal dimensionnée. Avec des remboursements d’emprunts à la clé. Ajoutons une remise aux normes environnementales 2018 à prévoir dans les deux ans. Coût estimé à 500.000 euros pour une zone de filtration double. Difficile d’y faire face pour la nouvelle équipe de direction, en place depuis 2013.

Toutefois, assure Ghislaine Mas, le chiffre d’affaires a eu un sursaut depuis l’été dernier, avec une fréquentation accrue du complexe funéraire (5 salons de cérémonies, 5 columbariums, deux jardins du souvenir). Un motif d’espoir pour la directrice générale déléguée, qui a aussi vu la délégation de service public reconduite jusqu’en 2032. Le plan de continuation accepté par le tribunal d’Annecy prévoit que les associations crématistes injectent un peu plus de 36.000 euros dans l’entreprise. Le personnel a consenti un gros effort, une cotisation qui s’élève à 64.000 euros. Enfin, le capital s’ouvre à des partenaires privés, pour 40.000 euros. L’établissement savoyard a dix ans pour remonter la pente.

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