Crématoriums : norme 2018, après la mise à niveau, le contrôle

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Four de crématorium inspection

Nous vous avions déjà parlé, avec Michel Chazottes de Funéraires de France, du contrôle technique des crématoriums. Le dirigeant de Funéraires de France revient sur les points particulier du contrôle technique après équipement d’un filtre à la norme 2018, alors qu’il ne reste que quelques mois avant son entrée en vigueur.

Mise aux normes

La mise aux normes 2018 sur les émissions de gaz des crématoriums entraîne des travaux importants et nécessitent un contrôle technique avant la remise en service du crématorium. Un contrôle de l’émission des gaz, donc ? « Pas seulement » explique Miche Chazottes. « Les filtres de crémation sont des appareils de taille conséquente. Dans certains cas, des travaux sur le bâti du crématorium sont nécessaires. Le contrôle d’un crématorium après mise aux normes porte donc sur trois points : les émissions de gaz, la sécurité et le contrôle du bâti. »

Pour le bâti, le contrôleur technique se base sur la documentation de l’architecte, appuyée par un contrôle visuel.

La sécurité

La partie sécurité comporte un dispositif de contrôle de température à l’introduction : « elle ne doit pas être inférieure à 350 degrés, ni supérieure à 900 degrés » souligne Michel Chazottes. L’introduction en elle-même ne doit pas durer plus de 20 secondes. Second dispositif, il doit y avoir un contrôle manuel de l’ouverture et la fermeture de la porte du four, et un second dispositif contrôlé manuellement qui permet de finir l’introduction du cercueil. Ces deux systèmes sont destinés à pallier une panne électrique.

Contrôle d’une crémation

« Le contrôle passe par la vérification de présence des équipements obligatoires. On vérifie la présence d’une chambre de combustion à sole plane, et d’au moins une chambre de postcombustion, visuellement et en s’appuyant sur le documentation du constructeur » explique le contrôleur technique.

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Le contrôleur assiste ensuite à une crémation « On choisis un cycle standard, partant du principe que l’opérateur peut augmenter le cycle en fonction de la corpulence du défunt. » le cycle ne doit pas excéder 90 minutes « Nous chronométrons l’opération et nous comparons nos résultats avec ceux de l’indicateur numérique ».

Les émissions de gaz

Pour le contrôle des rejets des crématoriums, qui demandent des installations et des compétences poussées, le contrôleur technique fait appel à un expert. Michel Chazottes, nous avait adressé à Jean-Christophe Auduberteau du laboratoire CERECO, dont l’interview est à lire ici.

On le voit, la mise aux normes 2018 implique une contrôle technique du crématorium poussé. « Nous avons de plus en plus de demandes » explique Michel Chazottes « au fur et à mesure que les crématoriums sont équipés ». Ceux qui sont sur la limite de date pourraient donc se trouver immobilisés en attendant le contrôleur ? « Non » rassure le directeur de Funéraires de France « Nous avons des contrôleurs dans chaque région, nous pouvons répondre à la demande ».

Le site de Funéraires de France : funeraires-de-france.fr

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