La CSNAF et l’étude du CREDOC: Dominique Vigin répond à nos questions

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Le CSNAF est sans doute l’un des acteurs les plus influents du monde funéraire, pour une bonne raison : il couvre l’ensemble des professions du secteur. Nous avons interviewé Dominique Vigin, son président.

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Dominique Vigin, président de la Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire

Étude CREDOC, nouveau chapitre

La grosse actualité du CSNAF cette année sera sans doute l’étude lancée en partenariat avec le CREDOC, quatrième du genre, et plus espacée que les autres « Nous avons réalisé les premières études à deux ans d’intervalle » explique Dominique Vigin, « Mais vous n’êtes pas sans savoir que le temps du funéraire est très long : les changements d’attitudes des familles coïncide également avec une forme d’évolution sociétale, qui met du temps à se mettre en place. Lorsque nous réalisions cette étude tous les deux ans, il y avait quelques changements, bien entendu, mais rien d’absolument significatif. » la CSNAF a donc décidé d’espacer ce sondage « L’étude aura lieu tous les quatre ans. Les résultats que nous obtiendrons ainsi seront plus parlant et permettront mieux de déceler les grandes tendances. »

Dominique Vigin ajoute « L’objet de cet étude n’est pas d’obtenir un instantané, une photo de la situation, mais, sur le long terme, un film qui permettra d’analyser le changement d’habitude des clients, leur ressenti du monde funéraire, leurs habitudes rituelles et d’achat. Une étude trop rapprochée de la précédente montrant peu de changements était ainsi superfétatoire ».

La technique d’étude

Depuis 2005, l’étude n’a pas été modifiée en profondeur « Nous avons mis au point ce questionnaire avec le CREDOC, dont c’est le métier, et qui nous a apporté ces lumières. Entre la première et la nouvelle étude, il y a un tronc commun. Il faut qu’il y ait une base fixe sur laquelle travailler pour l’analyse » il est vrai que deux réponses différentes à deux questions différentes seront moins parlantes. Mais il y a des évolutions « Nous avons par exemple élargi la partie internet. Le Web monte en puissance, et c’est une donnée que nous ne pouvons absolument pas ignorer. ».

Sur qui porte l’étude ? « L’étude porte sur les personnes de plus de quarante ans. En dessous de cet âge, on a une idée en général trop lointaine de la mort. A partir de quarante ans, on commence à y être confronté directement, et à penser la ritualisation ».

Quelle part a le CREDOC dans cette étude ? « Ils nous apportent leur savoir-faire en nous conseillant plus sur la forme du questionnaire, la façon dont les questions doivent être formulées, la longueur aussi. Si nous voulons que le sondé y réponde au mieux, nous ne devons pas le lasser. »

L’objet de l’étude

« Comme je vous l’ai expliqué, l’objet de cette étude est de réaliser un déroulé afin de voir les évolutions des tendances. Ce déroulé est utile pour comprendre les évolutions de la demande et adapter l’offre en fonction. » sans autre objectif « L’objet n’est nullement d’essayer d’influer ces tendances. Nous avons peu de prise en ce domaine, et ce n’est clairement pas le but, nous ne sommes pas un lobby. » L’exemple simple est internet : il y a de plus en plus de recherches sur le web, les adhérents de la Chambre Syndicale savent donc qu’il faut y renforcer leur présence et y étoffer leur offre.

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Et tout cela sera accessible quand ? « Nous avons commencé à y travailler au mois de décembre, avec le CREDOC, et les résultats en seront connu fin mai. C’est un travail de longue haleine. »

Les nouvelles de la Chambre Syndicale

Mais la CSNAF ne se contente pas, loin de là, d’une seule activité. La Chambre Syndicale se veut un pivot du funéraire français. « Nos adhérents sont des fabricants et fournisseurs d’art funéraire, 80 % des industriels sont adhérents, tous les secteurs y sont représentés, ce dont nous sommes très fiers. C’est un immense avantage que d’avoir ainsi un panel totalement représentatif du marché dans notre pays. Pas tous d’accords, évidemment, mais représentatifs. »

Sur le salon de Paris, Dominique Vigin ne pratique pas la langue de bois « Avant le salon, nous avions peur. La pratique des salons est en baisse, tant sur la fréquentation que sur les affaires. Mais, comme l’a dit un collègue, qui a trouvé la bonne formule, nous avons été déçus en bien. Le nombre d’exposants était identique, le visitorat stable, et les affaires traitées stabilisées ». Il y aura donc un salon du Bourget en 2015 « Oui. C’est un grand rendez-vous, ou toute la profession se rencontre et se retrouve, il est important qu’il ait lieu. »

Autre actualité, le site internet Décès-info, que nous avions un peu taquiné à sa mise en ligne « et nous vous en remercions, comme les autres utilisateurs qui nous ont fait des retours. Grâce à cela, nous avons corrigé ses petits défauts de jeunesse, et aujourd’hui, il a atteint sa vitesse de croisière. C’est un site qui a pour but de répondre aux questions du grand public, qui n’est absolument pas mercantile, et qui a pour vocation de servir à la profession toute entière. »

Nous prenons provisoirement congé, donc, de Dominique Vigin et de la Chambre Syndicale Nationale de l’Art Funéraire, puisqu’il semblerait qu nous aurons l’occasion de parler d’eux très bientôt.

Le site de la CSNAF est ici

Le site Décès-Info.fr est ici

2 COMMENTAIRES

  1. bonsoir.Je me permet de vous écrire , voilà j’ai passer ma formation de 96 en septembre 2011, et actuellement je travaille dans une société de pompes funèbres mais chauffeur porteur , car ma société ne veux pas reconaître ma formation DE 96 heures je ne sais pas comment pour qui la reconnaisse pouvez-vous me renseigner merci Patrick

  2. Vous avez passé votre formation avec un centre de formation ou un formateur indépendant, vous devez avoir une attestation de formation qui vous a été délivrée par cet organisme.
    Si vous avez travaillé plus de 6 mois comme Assistant / conseiller funéraire avant le 1er janvier 2013, votre formation et cette période de travail vous dispense l’application des textes qui vous oblige depuis le 1er janvier 2013 de passer un diplôme.
    Cependant si vous travaillez dans une entreprise qui vous a embauché comme Chauffeur porteur et ne vous reconnait pas comme conseiller funéraire elle est dans son droit. Ce n’est pas parce que vous avez la formation qu’elle doit vous embaucher comme tel si elle n’a pas de poste pour vous.
    Si vous avez passé votre formation sous couvert de la foemation inter entreprise alors que vous étiez déjà dans cette entreprise et qu’elle ne vous offre pas de poste correspondant, c’est que peut être ne vous jugent t-ils pas apte à tenir cette fonction.
    A vous d’avoir un entretien direct et sans détour pour avoir la raison ecxate de leur position.
    Courage et bonne chance.

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