De la perte du vilebrequin au moment de la fermeture du cercueil, historiette en tournevis majeur

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L’anecdote qui suit est initialement parue sur mon blog, dans une première version. Je vous la propose ici légèrement remaniée, mais là n’est pas le sujet.

Le sujet, c’est que j’ai toujours dit que tout ce qui était écrit dans mon blog était vrai sauf mention contraire et explicite, et que j’ai toujours mis un point d’honneur à faire ce que je disais. Pourtant, pourtant, certains lecteurs ont remis en cause l’authenticité de l’histoire ci-dessous, sous prétexte qu’elle est parue un premier avril. Ce à quoi j’ai répondu que je n’avais pas fait attention à la date, et que, comme il n’était pas stipulé que cette histoire était fausse, alors, selon le règlement du blog, elle était vraie.

Néanmoins, autant par mansuétude que par plaisir de semer le doute, je vous laisse décider vous-même si vous croyez que l’anecdote qui suit est vraie ou non.

Ah, et ne cherchez pas d’explication rationnelle. SI cette histoire est inventée, alors je suis seul maître à bord et j’ai décrété qu’il n’y en aurait pas. Et SI cette histoire est vraie, alors les gars qui composaient l’équipe ce jour là la cherchent toujours, et eux ont tous les éléments en main.

Bonne lecture.

9c-3mors-gd-300x300 De la perte du vilebrequin au moment de la fermeture du cercueil, historiette en tournevis majeurC’était pendant la fermeture du cercueil. La famille avait pris les devants, et était déjà parti vers l’église : il était compliqué de se garer, dans le quartier. Les Croque-Morts avaient donc recouvert le défunt de son linceul, posé le couvercle, inséré les vis, la boîte était donc désormais close, et tout était prêt à partir.

Sauf que les gars, désespérés, cherchaient partout leur vilebrequin.

« ‘Tain, il est ou ? »

« Mais c’est toi qui l’avait ! »

« Pas question qu’on parte sans, je vais encore prendre une soufflante » ajoutait le maître de cérémonies. La semaine précédente, il avait oublié des tréteaux au cimetière, et la semaine d’avant, il avait égaré un bénitier.

L’un dit : « Bon, reconstituons les faits : qui a fait quoi ? »

« Ben moi, je l’ai amené. »

« Oui, et ? »

« Ben y’avait des fleurs partout, alors je l’ai posé dans le cercueil. »

Palabres, palabres, il fut décidé d’aller chercher dans le corbillard le tournevis de secours, qu’on eut du mal à trouver, dans une vieille boîte sous le siège, et d’ouvrir le cercueil afin de voir si le vil’ y était. Les vis, bien serrées, résistèrent un peu, mais finirent par se dégager.On souleva le couvercle.

Il y gisait, en effet, de tout son long.

Les gars se congratulèrent, mais dignement, on était en présence d’un mort, tout de même, refermèrent la boîte, et s’apprêtaient à partir, lorsqu’ils s’avisèrent de l’un d’entre eux, pâle et l’air soucieux dans un coin. Ils s’enquirent de ce qui le préoccupait ainsi. Il demanda qui avait fermé le cercueil la première fois. Personne ne s’en rappelait avec exactitude. Ils lui demandèrent pourquoi.

« Pourquoi ? Ben, tout simplement, parce que J’AIMERAI SAVOIR COMMENT IL A FAIT POUR SERRER LES VIS SANS CE PUTAIN DE VILEBREQUIN !?! »

1 commentaire

  1. Cela ma bien fait rire; je suis sur d’une chose, c’est que cela m’arrivera pas ! …

    Pour une raison bien simple; c’est que je ne m’occupe pas, d’équiper les cercueils.

    Par contre je n’ai malheureusement pas retrouvé ce fameux tournevis de secours,

    mais par chance le dcd était menuisier.

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