De plus en plus, l’hôpital comme destination finale

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Ils aimeraient bien mourir chez eux, les Français. Mais cela n’arrive pas. Après d’autres études, c’est ce qu’établit à son tour le bulletin mensuel « Population et sociétés » de l’Institut de la démographie (Ined), dans sa livraison de juillet-août, publiée ce mercredi.

Etudiant des statistiques sur la fin de vie le mois précédent la mort, sept chercheurs font le constat que le maintien à domicile devient plus rare. Evidemment, l’étude ne concerne que les décès non-soudains.

Seul un quart de cette population meurt chez elle (ici 26 %, et 25 % dans une étude similaire publiée il y a deux mois). C’est pourtant un souhait largement exprimé. Mais souvent la complexité des soins oblige en pratique d’autres solutions. C’est à peu près autant qu’aux Etats-Unis, et, finalement, bien plus qu’au Royaume-Unis (20%) et en Norvège (18%). A suivre les parcours résidentiel et médical des défunts français, 45% d’entre eux vivaient chez eux un mois avant leur mort. Le jour du décès, ils ne sont plus que 18%.

Alors, quel est le parcours le plus fréquent ? La médicalisation à l’hôpital. Pas réellement une surprise, mais la tendance progresse encore. En quelque sorte, comme une fin de vie  qui devait nous échapper et être confiée à des professionnels. Ainsi, à un mois de leur mort, un tiers des défunts de cette étude ont fait le chemin domicile-établissement de soin à un mois de leur mort. Seuls 2% reviendront chez eux.

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