Décès un 23 septembre, éphéméride

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Aujourd’hui :

 C’est la journée de la bisexualité.

Défunts du jour :

1994 Madeleine Renaud (94 ans) était une comédienne, compagne inséparable de Jean-Louis Barrault depuis les années 30, avec qui elle a créé une compagnie, après ses années à la Comédie française (elle y a tenu 127 rôles !). Elle crée Le soulier de Satin (Paul Claudel), puis Oh les beaux jours (Samuel Beckett vingt ans plus tard en 1963), joue aussi du Jean Genet, Marguerite Duras. Elle triomphe pendant des années dans le rôle de Maude, dans Harold et Maude. Au cinéma, elle est au casting d’une trentaine de films, tourne dans une dizaine de téléfilms, et a été récompensé pour son travail à la fois au théâtre et au cinéma.

Robert-Bloch-227x300 Décès un 23 septembre, éphéméride1994 : Robert Bloch, écrivain américain. C’est en voyant Lon Chaney dans Le Fantôme de l’Opéra à l’âge de 8 ans, qu’il se passionne pour le fantastique. À l’âge de dix ans le jeune Bloch découvre le magazine Weird Tales, des auteurs publiés ce sont surtout les histoires de H. P. Lovecraft qui l’impressionnent le plus. À l’âge de 15 ans il est ami avec Lovecraft et entretient une correspondance régulière avec celui-ci. Par ailleurs, il a écrit plusieurs histoires autour de Jack l’Éventreur : Votre dévoué Jack l’éventreur, l’une de ses plus célèbres nouvelles, le roman La nuit de l’éventreur… En 1957, il entend parler à la radio du « Boucher de Plainfield », Ed Gein, qui vient d’être arrêté pour le meurtre de Bernice Worden et chez qui l’on a découvert quelques dizaines d’objets fabriqués à partir de cadavres déterrés dans les cimetières avoisinants. Bloch, qui n’habite pas très loin, se demande ce qui peut pousser un homme à de telles extrémités, l’imagination du romancier se met en marche, et cela donne Psychose dont Alfred Hitchcock tira ce qui peut sans doute être considéré comme son meilleur film, très fidèle au roman original.

Bourvil-234x300 Décès un 23 septembre, éphéméride1970 : Bourvil, (de son vrai nom André Robert Raimbourg) acteur, chanteur et humoriste français. Après un apprentissage de boulanger, il partit en région parisienne pour tenter une carrière musicale, qu’il commença par des radio-crochets. Jeune artiste en quête de succès, il s’installe avec son épouse, à Vincennes dans un minuscule appartement de la rue des Laitières, au septième étage, sous les toits où il restera jusqu’en 1947. Il enchaîna ensuite avec des numéros de « comique-paysan » (dérivé du comique troupier), mais c’est avec la chanson Les Crayons que sa carrière débuta vraiment en 1945. C’est d’ailleurs avec cette chanson qu’il fit sa première apparition au cinéma, en 1945 dans La Ferme du pendu, de Jean Dréville. Le jeu comique de Bourvil a reposé principalement sur des rôles de gentil, parfois un peu bête ou naïf, comme les rôles qu’il a tenus face à l’énergique Louis de Funès : le personnage incarné par Bourvil parvient toujours, par sa gentillesse, non seulement à faire rire, mais aussi à échapper aux manipulations des personnages machiavéliques interprétés par de Funès. Bourvil a cependant tenu des rôles plus dramatiques, comme l’homme à tout faire dans L’Arbre de Noël, dans lequel il aide un petit garçon atteint d’une leucémie à assouvir sa passion pour les loups. Bourvil était un homme très cultivé. Dans les années cinquante, aimant le calme de la campagne, il choisit le petit village de Montainville, car bien relié à Paris par l’autoroute de l’Ouest. Son ami Georges Brassens, qui habitait non loin de là, à Crespières au Moulin de La Bonde, confiait qu’il était le parfait honnête homme, façon XVIIe siècle et lui suggérait des lectures.

Prosper_Mérimée-220x300 Décès un 23 septembre, éphéméride1870 : Prosper Mérimée, écrivain, historien et archéologue français. Issu d’un milieu bourgeois et artiste, Prosper Mérimée fait des études de droit avant de s’intéresser à la littérature et de publier dès 1825 des textes, en particulier des nouvelles, qui le font connaître et lui vaudront d’être élu à l’Académie française en 1844. En 1831, il entre dans les bureaux ministériels et devient en 1834 inspecteur général des Monuments historiques. Il effectue alors de nombreux voyages d’inspection à travers la France et confie à l’architecte Eugène Viollet-le-Duc la restauration d’édifices en péril comme la basilique de Vézelay en 1840, la Cathédrale Notre-Dame de Paris en 1843 ou la Cité de Carcassonne, à partir de 1853. Proche de l’impératrice Eugénie, il est fait sénateur en 1853 et anime les salons de la cour, par exemple avec sa fameuse dictée en 1857. Il publie alors moins de textes littéraires, pour se consacrer à des travaux d’historien et d’archéologue et initiant, à partir de 1842, un classement des monuments historiques auquel la Base Mérimée créée en 1978 rend hommage. L’œuvre littéraire de Prosper Mérimée relève d’« une esthétique du peu » et son écriture se caractérise par la rapidité et l’absence de développements qui créent une narration efficace et un réalisme fonctionnel adaptés au genre de la nouvelle, mais ce style a parfois disqualifié les œuvres de Mérimée auxquelles on a reproché leur manque de relief, ainsi Victor Hugo qui écrit : « Le paysage était plat comme Mérimée ». Si le Théâtre de Clara Gazul n’a pas marqué l’époque, il n’en va pas de même pour ses nouvelles qui jouent sur l’exotisme (la Corse dans Mateo Falcone et Colomba ou l’Andalousie dans Carmen, que popularisera l’opéra de Georges Bizet en 1875), sur le fantastique (Vision de Charles XI, La Vénus d’Ille, Lokis) ou sur la reconstitution historique (L’Enlèvement de la redoute, Tamango). L’Histoire est d’ailleurs au centre de son seul roman : Chronique du règne de Charles IX (1829).

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