Décès un 3 mars, éphéméride

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Défunts du 3 mars

Leo-Malet-150x150 Décès un 3 mars, éphéméride1996 : Léo Malet, écrivain français. Il a écrit sous différents pseudonymes : Frank Harding, Léo Latimer, Lionel Doucet, Jean de Selneuves, Noël Letam, Omer Refreger, Louis Refreger et, en association avec les écrivains Serge Arcouët et Pierre Ayraud sous le pseudonyme collectif de John-Silver Lee. Léo Malet, autodidacte, commence sa carrière comme chansonnier à Montmartre en 1925. La même année, il se rend à Montpellier où André Colomer est présent pour traiter du thème : « Deux monstres, Dieu et la Patrie, ravagent l’humanité ». C’est là que Colomer va inciter Malet, bouleversé par son tempérament fiévreux, à s’engager sur la voie libertaire.Lié au groupe surréaliste de 1930 à 1949, il écrit de la poésie. De nombreux surréalistes étant alors proches du trotskisme, il milite brièvement avec Benjamin Péret au parti trotskyste POI (parti ouvrier internationaliste) de 1936 à 1939. Léo Malet tenait, avant-guerre, le magasin de journaux à l’angle des rues Sainte-Anne et des Petits-Champs à Paris. Ce fut pour lui une expérience de vie enrichissante sur le plan social. Il en parlait souvent dans ses interviews. Son personnage de fiction, le détective privé Nestor Burma, a installé ses bureaux, ceux de l’agence Fiat Lux, au-dessus de ce magasin de journaux (qui existe toujours en 2012). Le bâtiment où ils sont sis est un immeuble à cariatides restitué par Tardi dans ses bandes-dessinées consacrées à Nestor Burma. C’est en 1942 que Léo Malet se lance dans le roman policier avec 120, rue de la Gare, mettant en scène son célèbre détective Nestor Burma. En 1954, utilisant toujours ce personnage, il commence la série des Nouveaux mystères de Paris, dont chaque énigme a pour décor un arrondissement de la capitale.

Duras-150x150 Décès un 3 mars, éphéméride1996 : Marguerite Duras, écrivaine, dramaturge, scénariste et réalisatrice française. Par la diversité de son œuvre, qui « bouscule les conventions » selon certains, elle est considérée par une minorité comme un auteur important de la seconde moitié du XXe siècle, quelles que soient les critiques largement justifiées qui aient pu être adressées à son œuvre. En 1950, elle est révélée par un roman d’inspiration autobiographique, Un barrage contre le Pacifique. Associée, dans un premier temps, au mouvement du  »Nouveau Roman », elle publie ensuite régulièrement des romans qui font connaître sa voix particulière avec sa conception approximative de la grammaire, des personnages, de l’action et du temps, et ses thèmes comme l’attente, l’amour, la sensualité féminine ou l’alcool : Moderato cantabile (1958), Le Ravissement de Lol V. Stein (1964), Le Vice-Consul (1966), La Maladie de la mort (1982), Yann Andréa Steiner (1992), dédié à son dernier compagnon Yann Andréa, écrivain, qui après sa mort deviendra son exécuteur littéraire, ou encore Écrire (1993). Elle rencontre un immense succès public avec L’Amant, Prix Goncourt en 1984, autofiction sur les expériences sexuelles et amoureuses de son adolescence dans l’Indochine des années 1930, qu’elle réécrira en 1991 sous le titre de L’Amant de la Chine du Nord. Elle écrit aussi pour le théâtre, souvent des adaptations de ses romans comme Le Square paru en 1955 et représenté en 1957, ainsi que de nouvelles pièces, telle Savannah Bay en 1982, et pour le cinéma : elle écrit en 1959 le scénario et les dialogues du film Hiroshima mon amour d’Alain Resnais dont elle publie la transcription en 1960. Elle réalise elle-même des films originaux comme India Song, en 1975, ou Le Camion en 1977 avec l’acteur Gérard Depardieu.

Perec-150x150 Décès un 3 mars, éphéméride1982 : George Perec, écrivain et verbicruciste français. Membre de l’Oulipo à partir de 19671, Perec fonde ses œuvres sur l’utilisation de contraintes formelles, littéraires ou mathématiques, qui marquent son style. Georges Perec se fait connaître dès son premier roman, Les Choses : Une histoire des années soixante (Prix Renaudot 1965) qui restitue l’air du temps à l’aube de la société de consommation. Suivent, entre autres, Un homme qui dort, portrait d’une solitude urbaine, puis La Disparition, où il reprend son obsession de l’absence douloureuse. Ce premier roman oulipien de Perec est aussi un roman lipogrammatique (il ne comporte aucun « e »). Paraît ensuite, en 1975, W ou le Souvenir d’enfance, qui alterne fiction olympique fascisante et écriture autobiographique fragmentaire. En 2012 paraît le roman Le Condottière dont il avait égaré le manuscrit en 1966 pendant un déménagement et qui ne fut retrouvé qu’en 1992, dix ans après sa mort. La Vie mode d’emploi (prix Médicis 1978), dans lequel Georges Perec explore de façon méthodique et contrainte la vie des différents habitants d’un immeuble, lui apporte la consécration.

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