Décès un 4 août, éphéméride

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Hanz Christian Andersen
Aujourd’hui :

C’est la quatrième journée internationale de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel

Défunts du jour :

1997 : Jeanne Calment (122 ans), originaire d’Arles (Bouches-du-Rhône), était la personne ayant vécu le plus longtemps au monde, dont la naissance a pu être établie de manière certaine. Elle a été doyenne des Français à partir du et doyenne de l’humanité du jusqu’à sa mort.

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Maurice Tourneur (à gauche)

1961 : Maurice Tourneur, cinéaste français. Fils d’un bijoutier de Belleville, il débute comme graphiste et illustrateur de magazines dans sa jeunesse. Après s’être engagé dans une unité d’artillerie française en Afrique du Nord, il devient, à son retour, assistant du sculpteur Auguste Rodin, puis celui du peintre Puvis de Chavannes. Attiré par le théâtre, plusieurs personnes de sa famille font partie d’une troupe, il devient acteur, croise la route de la tragédienne Réjane et la suit dans sa tournée en Amérique du Sud. Il intègre ensuite la compagnie d’André Antoine. En 1904, il épouse Fernande Petit, dont il aura un fils, le futur Jacques Tourneur. Jusqu’en 1911, il met en scène près de 400 pièces de théâtre. Dès 1912 il s’intéresse au cinéma, devient l’assistant de son ami Émile Chautard puis passe à la réalisation. Pour la Société Française des Films et Cinématographes Éclair il tourne Figures de cire, Les Gaîtés de l’escadron, Fille de pirates. Maniant bien la langue anglaise, il est envoyé en 1914 par Eclair aux États-Unis. À cette époque la World Pictures, considère Tourneur comme le meilleur cinéaste du moment. En 1918, il fonde sa propre maison de production. Il divorce de sa première femme en 1923 et épouse l’actrice Louise Lagrange. Revenu en France à l’avènement du parlant, après plusieurs déconvenues sur ses derniers films américains, il tourne jusqu’en 1948. Victime d’un accident d’auto, devenu paraplégique, il se met à l’écriture de romans policiers. À sa mort en 1961 à l’âge de 85 ans, il est enterré au cimetière du Père-Lachaise. Il fait partie des très rares artistes français à avoir été honorés par une étoile au Hollywood Walk of Fame à Los Angeles.

Hanz-Christian-Andersen-196x300 Décès un 4 août, éphéméride1875 : Hans Christian Andersen, romancier, dramaturge, conteur et poète danois, célèbre pour ses nouvelles et ses « contes de fées ». Longtemps ignoré ou tourné en dérision dans son pays, où l’on a raillé son égocentrisme, il n’est reconnu tout d’abord qu’à l’étranger : en Angleterre où il rencontre Charles Dickens, en Allemagne où il se lie avec Chamisso, en France où il se lie avec Heinrich Heine, Honoré de Balzac et Alphonse de Lamartine. Ses nombreux voyages (Constantinople, Rome, Suisse, Espagne) lui inspirent des récits qui constituent la meilleure partie de son œuvre, après les contes. Mais ses compatriotes lui reprochent justement de parcourir le monde uniquement pour y trouver la célébrité, et ses récits sont mieux accueillis en Allemagne où le roi lui décerne l’ordre de l’Aigle rouge en 1846 et dans tous les autres pays d’Europe. Andersen a un talent particulier pour se faire des amis à l’étranger, ce qu’aucun autre écrivain scandinave ne réussit à faire. Alexandre Dumas l’appelle « le bon, l’aimable poète danois ». Bien que ses romans et pièces de théâtres n’aient pas connu le succès qu’il souhaitait, Andersen a tout de même été fêté de son vivant et reconnu dans son pays. Ceci surtout grâce à ses contes traduits et appréciés dans le monde entier, mais aussi grâce à sa personnalité étrange et attachante. En décembre 1860, il est reçu par le roi Christian IX de Danemark à Copenhague comme un membre de la famille et devient le conteur de ses enfants. Il est alors le plus célèbre de tous les Danois vivants. Andersen goûte avec délectation cette revanche sur sa vie d’enfant pauvre et méprisé. « Ma vie est un beau conte de fées, riche et heureux », ainsi commence sa dernière autobiographie (Mit Livs Eventyr) destinée à être lue du monde entier et dans laquelle il déclare voir sa vie sous un angle romanesque. Tout comme certains de ses contes où le comportement anthropomorphique des animaux ramène à une parabole autobiographique tel Le Vilain Petit Canard où l’on reconnaît les tribulations d’Andersen avant sa transformation en cygne. La première publication complète de ses œuvres à Leipzig en 1848 comprend trente cinq volumes, à laquelle se sont rajoutés les 34 volumes de celle de 1868.

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