Déclaré mort de froid, Justin ressuscite à l’hôpital

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(capture Facebook)

Un an après les faits, Justin Smith (26 ans) a bien récupéré. Lors d’une conférence de presse, rapporte le Washington Post, l’étudiant en psychologie vient de remercier l’hôpital américain qui lui a sauvé la vie. Parce qu’après une nuit passé inconscient dans la neige, déclaré mort, ces médecins se sont battus pour le réanimer.

Quand des urgentistes le découvrent mort de froid sur le bord d’une route de Pennsylvanie, en février 2015, la campagne alentour affiche -20 degrés. Justin Smith est inconscient dans la neige, sans pouls, lèvres bleues, doigts et orteil gelés. Il vient d’y passer douze heures. C’est son père inquiet qui l’a découvert et qui a donné l’alerte. La raison de sa chute est obscure. On sait juste qu’il rentrait d’une soirée chez un ami.

Tout porte à croire qu’il est décédé. Un policier se déplace même pour en avertir sa mère. Les ambulanciers dépêchés le ramènent à l’hôpital pour qu’il y soit officiellement déclaré mort.

Là, le miracle s’accomplit. Car le médecin urgentiste de garde (Gerald Coleman) est consciencieux. Tous les critères théoriques d’un décès n’y sont pas. Même si les chances sont maigres, il tente le coup. Une quinzaine de médecins s’affairent quand il ordonne une réanimation. Elle va durer deux heures. On transfuse le patient. Et chose incroyable : la respiration repart. Justin Smith va toutefois demeurer quinze jours dans le coma. Quand il s’éveille, les médecins du Lehigh Valley Hospital sont formels : il ne garde pas de séquelles cérébrales. Certains de ses doigts et orteils ont toutefois du être amputé.

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Pour l’urgentiste qui l’a soigné, le jeune homme est le malade en hypothermie le plus froid qu’il n’a jamais sauvé. Et ce cas intéresse vivement son équipe. Car ce grand froid a paradoxalement préservé la vie. En effet, chaque degré en moins ralentit le métabolisme et les besoins en oxygène. Le cœur freine, la respiration s’arrête, la perte de connaissance intervient sous les 28 degrés. Dangereux mais pas mortel, selon le Washington Post, qui cite un autre médecin. Un sorte de mort entre-deux, visible mais pas réelle.

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