Dépression, anxiété les troubles mentaux banalisés

0
387

On entend souvent que c’est LA maladie du siècle. L’agence de santé publique estime à environ 2 à 3 millions le nombre de personnes qui seraient concernées chaque année par un épisode dépressif.  Quels sont les symptômes, quels en sont les conséquences, quel regard la société porte-t-elle sur une maladie banalisée qui fait pourtant un millions de suicides dans le monde ?

La dépression est une véritable maladie caractérisée par des troubles de l’humeur. Il s’agit du trouble psychique le plus important en France qui touche environ 3 millions de personnes en France selon l’INPES (Institut National de Prévention et de l’Education pour la Santé), soit environ 8 % de la population.

Les causes peuvent être diverses, biologiques ou environnementales et contextuelles. Loin d’être égaux devant la maladie, les femmes sont deux fois plus susceptibles d’être atteintes de dépression. Les facteurs de déclenchement sont nombreux, et il convient de mieux les comprendre pour mieux s’en prémunir.

Symptômes et caractéristiques
La dépression est caractérisée par un ensemble de symptômes. Ces derniers sont répertoriés dans le DSM-IV (Diagnostic and Stastitical Manual of Mental Discorders) qui est l’ouvrage médical du diagnostic des maladies mentales. La depression concerne non seulement l’humeur mais aussi le fonctionnent corporel et cognitif. Il existe à ce jour neuf symptômes majeurs dans la dépression décrits par le DSM-IV.
L’humeur depressive 

C’est le symptôme le plus connu. C’est un grand sentiment de tristesse qui se ressent à chaque instant. Des pleurs sans raison apparente aucune peuvent survenir. Il s’agit d’un désintérêt marqué pour la quasi-totalité des activités et en conséquence une absence de plaisir pour des activités qui étaient agréables pour la personne avant l’épisode dépressif.

D’autres symptômes tel que l’évolution du poidsperte ou prise par manque d’appétit ou pour venir combler un vide – , les troubles du sommeil, – insomnie ou hypersomnie par angoisse ou par fuite de la souffrance , la fatigue d’une énergie dépensée en permanence, ou la perte du capacité de concentration ou de réflexion sont autant de signes qui marquent le début potentiel d’un épisode dépressif.

Traduction de la maladie 

On note le plus souvent un ralentissement des capacités cognitives. Ils sont plus apathiques, plus lents dans leurs gestes mais aussi dans leurs réactions et dans leurs paroles. A l’inverse, le comportement d’une personne dépressive peut se traduire par une excitation et une agitation extrême.

Le plus difficile a vivre pour une personne dépressive, est le lourd sentiment de dévalorisation à son égard. Elle peut se sentir coupable et s’entraîne alors dans un cercle vicieux qui est le plus souvent en dehors de toute réalité.

A l’instar des autres troubles mentaux, la dépression touche presque autant le patient que sa  famille et ses proches.

Les facteurs de risques 

Comme pour les autres troubles mentaux, le diagnostic n’est pas toujours simple, combien sont aujourd’hui en ‘dépression’ par ordonnance du médecin ? A l’inverse combien de burn-out ne sont pas détectés ? Les études montrent qu’une personne souffrant d’un épisode ont 80 % de risques d’en avoir à nouveau. Par ailleurs, la durée d’une dépression est estimée à environ vingt-trois semaines. Les causes sont tout autant biologiques, qu’environnementales, ou sociales. Un divorce, un accident, une maladie peut déclencher à tout moment une dépression. Si l’on prend l’exemple des Etats-Unis, la première cause de dépression est le chômage.

Traitements

Contrairement aux autres maladies mentales, la dépression a, d’après les études, beaucoup plus de chance de se résoudre si les patients ne sont pas hospitalisés. En revanche, une personne dépressive hospitalisée à davantage de mal à s’en sortir, et surtout les risques de rechutes sont supérieurs aux patients non hospitalisés. Les traitements les plus connus à ce jour restent les anti-dépresseurs et les consultations psychiatriques.

Tous dépressifs, tous suicidaires ?

3 millions, ces chiffres donnent le vertige, s’ils ont agitent le burn-out, l’anxiété, nous sommes presque tous concernés, et nous sommes surtout tous potentiellement susceptibles de développer cette maladie. Le risque majeur de la dépression reste le suicide. La dépression s’ajoute parfois à une maladie chronique, à une autre maladie des troubles mentaux comme l’anorexie par exemple, ou à une douleur physique. Pour l’Organisation Mondiale de la Santé, la dépression sera, en 2030 la deuxième cause de mortalité dans le monde après le SIDA.

Sources : INPES, OMS

Jeudi : L’anorexie et la boulimie, un trouble physique, un trouble mental. 

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.