Devoir de mémoire : Cérémonie d’hommage aux victimes des attentats

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C’est dans la cour des Invalides que s’est tenue ce matin la cérémonie d’hommage aux victimes du terrorisme. En marge de la politique du gouvernement, impossible de passer à côté l’impact politique de cet hommage à seulement quelques mois de la présidentielle. Membres du gouvernement et membres de l’opposition, en pleine course dans la primaire, se tenaient côte à côté pour rendre hommage à toutes les victimes emportées par le fanatisme. Retour sur les temps forts de cette cérémonie organisée par les associations et ce depuis dix huit années.

La Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs, l’Association française des victimes du terrorisme et l’Association 13 novembre : Fraternité et Vérité, organisaient ce matin la cérémonie d’hommage aux victimes du terrorisme. L’occasion pour le chef de l’État d’insister sur le devoir de mémoire que la France doit à ses victimes ainsi que les explications sur la réforme sur les ressources du Fonds de garanti.

Devoir de mémoire

C’est « le devoir de l’État de répondre à toutes les questions sur chaque attentat ». Il doit « être exemplaire ». Conscient des responsabilités des politiques tout bord confondus, le Chef de l’État annonce une refonte du fonds d’indemnisation qu’il veut « juste » et « transparent ». Quelques minutes avant que se joue l’hymne international aux victimes du terrorisme – composée après l’attentat de Madrid en 2004 – il est également revenu sur sa décision de créer un secrétariat d’État afin de mieux entourer les victimes sans passer par des barrières administratives longues et pénibles. C’est également un propos tenu par le président du Modem François Bayrou qui a côté de diverses personnalités de droite comme de gauche, a renouvelé son soutien aux familles en expliquant qu’il était important que tous soient là aujourd’hui. Juliette Méadel, secrétaire d’État chargée de l’aide aux victimes avait annoncé quelques heures auparavant que les victimes psychologiques seraient désormais également indemnisées, suite à l’attentat de Nice.

En revanche, pour que cette commémoration soit utile et qu’elle n’entre pas seulement dans un système de mémoire collective, elle a aussi rappelé qu’aucun attentat ne se ressemble et ainsi que chaque victime avait son histoire.

En marge de la politique

Indépendant de la politique, de nombreuses personnes étaient attendues ce matin, parmi elles, famille de victimes et rescapés. 230, c’est le nombre de victimes ayant perdu la vie cette année dans un attentat, chacun des noms sont cités par les proches des victimes. Huit victimes auront pris la parole ce matin dont Guillaume Denoix de Saint-Marc qui a perdu son père dans l’attentat du DC10 d’UTA en 1989, précisément le 19 Septembre, et permet ainsi de rappeler pourquoi c’est cette date qui a été choisi pour la cérémonie d’hommage.

Le papa de Lola , tuée au Bataclan, qui s’était exprimé dans la presse il y a peu, prend la parole en premier à quelques semaines du sombre anniversaire des attentats de Paris. Très attendue également, Yasmine Bouzergan-Marzouk a perdu plusieurs membres de sa famille dans l’attentat de Nice. Musulmane de confession, c’est empreint d’émotion qu’elle a rappelé que derrière son chagrin il ne fallait pas tomber dans les amalgames en faisant la distinction entre les musulmans et « ces barbares (qui) n’ont ni loi, ni foi, ni religion ».

 

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