Edith Piaf : centenaire et encore bien vivante

0
572

Femme du peuple, idole de la chanson, incarnation d’une certaine France : Edith Piaf était un peu tout cela. Pour le centenaire de sa naissance, une riche exposition s’ouvre à Paris. Au menu : plus de 400 pièces (parfois inédites), des documents rares, des extraits de films, de vidéos et une cinquantaine de chanson en écoute.

Piaf-expo Edith Piaf : centenaire et encore bien vivanteElle était une « rockstar » à sa façon, personnage dont on ne peut séparer vie personnelle et carrière, dont on reprend sans cesse encore les chansons. La Bibliothèque nationale de France a puisé dans ses fonds pour construire un parcours multimédias autour de quatre thèmes, qui retracent ses origines familiales et sociales, le développement de sa carrière jusqu’à sa mort en 1963, son entourage et la légende née autour de la chanteuse.

Au fil des collections exposées, on y croise sa célèbre robe de scène noire, la valise où elle enfermait les photos de ses amis et des statuettes pieuses pendant ses voyages, les gants de boxe de Marcel Cerdan. Beaucoup de lettres, aussi, signées Charles Aznavour, Charles Dumont, Bruno Coquatrix, Michel Simon, ou des admirateurs anonymes. On y trouve encore son tout premier disque (« Les Mômes de la cloche », 1936), des affiches de spectacles, de nombreuses photos, des petites antisèches en carton bristol, avec des présentations en anglais, en espagnol, que Piaf utilisait sur scène à l’étranger pour introduire ses chansons.

L’actrice Marion Cotillard a apporté sa contribution, en prêtant son César et son Oscar, tous deux reçus en 2008 pour son rôle dans « La Môme », le film d’Olivier Dahan.

On ne peut déambuler dans cette exposition sans un audiophone sur les oreilles, qui explique, raconte et livre des extraits d’émissions de radio et de télé. Ecouter, enfin, c’est aussi redécouvrir d’immortelles chansons (« L’hymne à l’amour », « Milord », « La vie en rose », « Mon manège à moi », « L’accordéoniste »…) interprétées par Piaf, mais aussi une vingtaine de versions chantées par d’autres (Bashung, Ferré, Montand, Aznavour, Louis Armstrong, Catherine Ringer, Etienne Daho, Serge Gainsbourg, Fréhel…).

Exposition à la Bibliothèque nationale de France François Mitterrand, Paris 13e, jusqu’au 23 août. Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 19h (à partir de 13h le dimanche). Tarif : 9 euros. Infos ici.

A noter également que France Culture vient de rediffuser fin avril des souvenirs de Charles Aznavour sur Edith Piaf :

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.