Emploi : l’Arabie Saoudite recrute des bourreaux

0
429

L’Arabie Saoudite au secours des chômeurs français ? Le Royaume propose en tout cas d’embaucher huit bourreaux sans expérience particulière en la matière, chargés de décapiter à tout-va. Le tout pour un petit salaire de fonctionnaire. Et la mutuelle et les RTT?

L’annonce est parue hier mardi sur le site internet du ministère du Service public. D’après l’annonce, couper des têtes ne sera pas une occupation à plein temps pour ces fonctionnaires religieux rémunérés en bas de la grille des salaires : il sera aussi possible d’amputer des membres, pour des crimes moins graves, comme le vol. La question essentielle de la formation professionnelle n’apparaît pas.

Il faut dire que le pays ne sait plus où donner de la tête. Avec 85 personnes déjà condamnées à mort cette année, la charge de travail a augmenté, et l’Arabie Saoudite se voit contrainte d’embaucher. Y a-t-il eu une réunion du personnel pour quantifier les besoins ? On l’ignore. On sait simplement que 87 à 90 personnes (selon les associations humanitaires) ont reçu pareille condamnation pour l’ensemble de l’année dernière. Généralement décapitées au sabre, et en public. Au point qu’Amnesty International, notamment, s’est vivement inquiété en avril dernier de la tournure prise.

Dans cette monarchie absolue où ceux qui énoncent une opinion divergente risquent leur vie (avec le viol, le meurtre, le braquage et le trafic de drogue), la moitié des condamnés sont des Saoudiens, l’autre des ressortissants de pays d’Afrique et d’Asie. Difficile d’interpréter cette recrudescence des exécutions. Certains penchent pour un effet mécanique du à l’augmentation du nombre des magistrats. D’autre estiment qu’il pourrait s’agir d’un durcissement du régime. Un nouveau roi, frère du précédent, règne depuis janvier dernier.

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.